CHAPITRE I
Le droit de régale était le droit en vertu duquel le souverain, pendant la vacance des évêchés et jusqu’à ce que l’évêque successeur eût prêté le serment de fidélité, percevait les fruits de ces évêchés et conférait les bénéfices vacants.
L'origine de cette institution a donné lieu à une délicate controverse, et ce point est resté si obscur que plusieurs auteurs ayant écrit sur la régale ne se sont pas pronon- . cés, vu lincertitude qu'ils trouvaient dans la décision à prendre.
Papon proclame, en effet, que « la question de régale n’est pas tant écrite qu'elle est reçue par les anciennes traditions et annonciations de nos pères qui les ont ouïes, et nous après eux de main en main, laquelle forme est de tel effet et non moindre que l’Écriture, suivant ce qui est en pareil écrit en l'Ancien Testament où les Juifs, outre