‹ Du Droit de RégaleChapitre 67 sur 76 · V. Gérin, Recherches historiques sur l'assemblée de · texte numérisé non relu

V. Gérin, Recherches historiques sur l'assemblée de

yrvue

lité, à peine de saisie du temporel, Gaulet ne crut pas pouvoir obéir, et il écrivit au roi une lettre dans laquelle 1l exposait que « ses revenus ne consistaient qu’en dimes, et qu'ils étaient employés à rebâtir l’église cathédrale, démolie autrefois par les hérétiques, à nourrir les pauvres dont les besoins étaient infinis, et à pourvoir les paroisses d’ornements ». Pour toute réponse, le monarque ordonna d’exéeuter la saisie, et ses prescriptions furent accomplies avec tant de dureté que le prélat en fut réduit à vivre d’aumônes. Cependant l’évêque de Pamiers ne céda pas, et lorsque, quinze mois après, il rappelait cet indigne traitement dans une nouvelle supplique, il cherchait moins, dit M. Gérin, à exciter la pitié de Louis XIV qu’à éclairer sa conscience sur les injustices commises en son nom. « S'il plaisait à Votre Majesté, disait-il, de peser la solidité de ces raisons. j'ai cette confiance en sa Justice que, loin de condamner ma conduite, elle la considérerait comme une fidélité à mon ministère et l’appuierait même de son autorité royale, puisqu’encore que Je paraisse maintenant presque seul dans cette affaire, J’ose assurer à Votre Majesté qu'il y a très peu de personnes équitables, intelligentes, désintéressées, qui ne reconnaissent que ma cause est très Juste et qu'entre ceux qui se sont soumis à Votre Majesté touchant la régale, les uns y ont déféré pour n'être pas assez instruits des droits de leurs églises, d’autres peut-être de peur de se rendre moins agréables à Votre Majesté, et qu'il y en a même qui s'en repententl. »

N’étant point écouté en France, Caulet recourut alors au

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