‹ Du Droit de RégaleChapitre 68 sur 76 · Rexaupor, Mélanges, IX · texte numérisé non relu

Rexaupor, Mélanges, IX

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Souverain Pontife, qui se décida enfin à intervenir : mais, épuisé par les privations et le chagrin, le vénérable prélat mourait le T août 1680.

À sa mort, un schisme éclatait : deux chapitres étaient en présence : l’un composé des-chanoines unis à Caulet, l’autre formé des régalistes; le premier nommait pour vicaire capitulaire l’archidiacre Michel d’Aubarède; mais celui-ci, refusant de souscrire aux volontés du roi, fut enfermé au château de Caen!. Son successeur, le Père Rech, qui prit sa place sans sourciller, eut le même sort que lui; lintendant Foucault se rendit en effet à Pamiers, fit emprisonner le Père Rech, ct présenta au chapitre de la part du roi un nouveau vicaire général. Cependant l'arrestation de Rech avait été suivie de l'élection du Père Jean Gerles, disposé comme ses prédécesseurs à sacrifier sa vie pour la défense des libertés de son église : l'archevêque de Toulouse ayant procédé lui-même sur l’ordre du Parlement à la nomination d’un autre titulaire, Cerles déféra sa cause au Saint-Siège, qui confirma ses pouvoirs et proclama la nullité des procédures métropolitaines.

La persécution sévit alors sur tout le diocèse : au mois d'octobre 1680, de tout le chapitre légitime, il ne restait plus à Pamiers que deux chanoines ; on les exila. En outre, Foucault réclamait instamment des poursuites contre « ce perturbateur du repos public » ; il écrivait au president de la cour de Toulouse : «Il faut condamner le Père Cerles à la plus grave et à la plus sévère peine qu'il se pourra et ordonner que ses écrits soient brûlés par la main du bour-

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