Petit Lraité de la Régale de l’évèque de Pamiers, p
servit-il du crédit que lui donnait sa qualité de président pour exercer sa vengeance contre Innocent XI.
Le 10 juillet, il convoqua plusieurs évêques au Château- Vieux, et s’éleva contre les brefs du Souverain Pontife, qu'il représenta comme des pièces suspectes dans lesquelles « les prélats de France étaient traités comme des personnes qui abandonnent la cause de l'Eglise, et qui détiennent la vérité captive dans l'injustice, lorsque, sous le prince le plus chrétien qui ait régné, ces prélats s'appliquent avee le plus de force à la faire connaitre et à défendre les intérêts religieux », et le roi, « comme un prince qui envahit les droits et les biens de l'Eglise, alors que Sa Majesté travaille avec le plus de zèle à la destruction de lhérésie et qu'elle protège le clergé ie plus puissamment! ». Il exprima ses regrets que l’assemblée n’eûùt pas le temps de s'appliquer à l'examen des brefs et des moyens de prévenir les suites fâächeuses de cette contestation, puis 1l ajouta que, du moins, si la compagnie le trouvait bon, on pourrait faire connaître au roi la douleur ressentie par le clergé de France en raison de la procédure extraordinaire contenue dans ces brefs. L'assemblée applaudit et chargea le président d'écrire à Louis XIV.
Cette lettre, œuvre d’un courtisan, était ainsi conçue : « Nous avons appris avec un extrême déplaisir que Notre Saint-Père à écrit un bref à Votre Majesté par lequel, non seulement il l’exhorte de ne pas assujettir quelques-unes de nos églises au droit de régale, mais encore lui déclare qu’il se servira de son autorité si elle ne se soumet aux remon-