‹ Du droit ecclésiastique dans ses principes générauxChapitre 52 sur 85 · I. le · texte numérisé non relu

I. le

278 DU DllOlT ECCLÉSIASTIQUE.

Le principe reçu était que les réguliers devaieut se munir d'une permission de leurs abbés et s'adresser àFévéquedans le diocèse duquel était situé le monastère, sauf le cas où, cet évéque étant absent ou ne faisant pas d'ordination dans le moment, ils avaient le droit de se faire ordonner par un autre. Hais l'on avait tellement abusé, dans les cloîtres, de ce seccmd cas d'exception pour se soustr^re à la compétence de Tévéque diocésain , que le pape Benoît XIV, sans perdre le temps à rechercher et à punir les contraventioas antérieures à sa décrétale, statua, pour l'avenir, que les permissions délivrées par les abbés des monastères seraient nulles et de nul effet, tout autant qu'il n'y serait pas joint une attestation formelle du vicaire général faisant foi que Tévéque était absent ou qu'il ne devait pas faire d'ordination avant la prochaine époque légale. — La même bulle dispose, sur le privilège conféré à certains ordres (1 ) de faire ordcmner leurs membres par l'évéque de leur choix, qu'il ne subsiste qu'autant qu'il aurait été accordé postérieurement au concile de Trente, ou renouvelé dqmis dans les termes les plus précis, ce qui montre que l'intenticm des papes n'est de les accorder que dans le cas d'une vraie nécessité.

Il nous reste encore à examiner la question de compétence, dans le cas où un évéque latin a pour sujets des cathdiques grecs, et réciproquement (2). Le titre même de compétence ne saurait être mis en discussion , et le droit d'ordination de l'évéque m paraît douteux qu'au point de vue seulement de la diversité du rite (3), que l'on sait n'être pas le même dans les deux É^ses. Or, supposant d'ailleurs bien fondée la compétence de Tévéque, on admet, dans ce cas, que le Grec sujet d'un évéque latin ne peut se faire ordonner par un évéque de son rite (4), sans l'autorisation de sou diocésain, et, d'autre part, qu'un évéque latin ne peut autoriser un clerc latin, son subordonné, à recevoir l'ordination des mains d'un évéque grec , et qu'il doit ordonner luimême ses sujets grecs dans les formes du rit grec ; le moyen le

(1) Entre autres à la Goqipagme de Jésus, par Grégoire XIII.

(2) Bien entendu qu'il ne saurait être question ici que des Grecs unis.

(3) Cap. Secundum, 9, X, de Temp. ordin. (I, H).

(4) Gap. Qitod tramlationmy 11, X, 1. 1.

m SACERDOCE. 379

{rfas coavenaMe, H toême le seul .posstUe^ c est cpe Tévéque compétent se fasse remplacer poui^ la collation des ordres par un évéque du rit de l'ordinand en qualité de vicarius in pontifi'

cdibus (i).

§ XLIU.

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