‹ Du droit ecclésiastique dans ses sourcesChapitre 3 sur 114 · PRÉFACE. VIT · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VIT

vre, peut-être; y aura contribué, et cette traduction, accéléré le bien qu’il était appelé à faire. C’est la pensée qui préoccupait le modeste et savant canoniste allemand, quand il a cru devoir féli- . citer le traducteur français de son humble coopération. C'est le vœu qu'ont exprimé, en daignant nous adresser les plus bienveillants encouragements, nos Éminentissimes Seigneurs, le cardinal Gousset et le cardinal Fornari, et Nosseigneurs les évêques d’Arras, d’Autun, de Moulins, etc. Nous désirons que ce nouveau volume ne soit point trouvé indigne d'aussi hauts suffrages, et que Dieu daigne bénir encore nos faibles travaux et les faire fruetitier pour l’honneur et l’exaltation de la sainte Église romaine, colonne et fondement du droit comme de la vérité.

C’est en vue de ce double but, objet unique de nos vœux, que nous avons redoublé d'efforts pour donner à notre travail le seul mérite que l’œuvre de l’illustre canoniste put attendre de notre collaboration, celui d’une fidélité serupuleuse. Ce mérite est en même temps notre devoir. Désireux de le remplir dans toute Ja mesure de nos forces, nous sommes revenu avec une attention plus sévère sur. quelques notes auxquelles il nous avait semblé, dans l'intérêt de Ja brièveté et sans préjudice pour la science, pouvoir faire subir une certaine réduction. Nous nous sommes reproché ces petites licences. On trouvera, à la fin de l’ouvrage, une petite annexe quirestitue aux notes mutilées leur teneur intégrale, Nous avons profité de cette reprise en sous-œuvre pour faire quelques annotations rectificatives tant sur la traduction que sur l’original même, et reproduire quelques notes supplémentaires, ajoutées après coup par l’auteur lui-même. Parmi ces dernières, il en est une qui, par son étendue et son importance bibliographique, méritait d'appeler l'attention d’une manière particulière. Nous l’avons insérée hors rang. Enfin nous avons entremélé ces diverses notes additionnelles ou complémentaires, dans l’ordre de la pagination, des errata assez nombreux qui devaient inévitablement résulter de la nature d’un livre où les chiffres et les noms propres jouent nécessairement un rôle essentiel. Ges errata ayant, pour la plupart, une certaine gravité, nous prions le lecteur d’en faire le préliminaire de sa lecture.

Nous terminerons par un mot sur l’Essai de, bibliographie consigné à la fin de ce volume. L'idée nous en a été inspirée par les petites listes de livres à consulter que l’auteur a mises en tête des

Vu PRÉFACE,

principales divisions de son ouvrage, Si le mérite d’une œuvre se mesurait sur le labeur qu'il a coûté, l'accessoire, ici, nous pouvons le dire, l’emporterait de beaucoup, comme titre à la reconnaissance , sur le principal. Ce n’est pas, du reste, que nous ne soyons les premiers à reconnaître d'avance tout ce que ce catalogue présente de défectueux et dincomplet. Pour y mettre tout ce qu'il serait à désirer qu’on y trouvat, il aurait fallu infiniment plus de temps et de savoir qu’il ne nous était donné d’y en consacrer. Quoi qu'il en soit, si cette imparfaite esquisse peut éveiller dans quelque homme de science et de labeur l’idée de reprendre en sous-œuvre ce travail intéressant, nous croirons avoir droit de nous applaudir de notre essai, et nous nous croirons largement récompensé de notre peine.

En attendant mieux, ce travail ne sera peut-être pas sans quelque utilité. On y trouvera la nomenclature de près de cinq mille ouvrages, productions de plus de quinze cents auteurs. Ne pouvant, sans tomber dans une répétition fastidieuse de formules nécessairement très-limitées dans leur nombre, porter un jugement explicite sur chacun des ouvrages contenus dans une aussi vaste nomenclature, nous avons dû borner à un très-petit nombre les notes appréciatives. Pour les autres’, nous avons eu Yecours à deux signes de convention : l’astérisque etla croix. Le premier indique les ouvrages d’un mérite scientifique remarquable, en dehors de toute appréciation doctrinale. Le second caractérise les œuvres hors ligne, tout à la fois par l'ampleur du sujet; par le mode d’exéeution, et par une doctrine parfaitement irréprochable. Les ouvrages qui ne sont affectés ni de l’un ni de l’autre de ces deux signes sont, par là même, rangés parmi ceux qui, sans être dénués d’une certaine valeur scientifique, n’ont rien d’assez saillant pour être signalés comme œuvres d’un mérite plus qu'ordinaire. Malheureusement, nous avons été obligé de confondre dans cette catégorie bon nombre de livres recommandables, peut-être, sur lesquels il nous a été impossible de nous procurer des éléments suffisants d'appréciation. Cet aveu, de notre part, est de toute justice, et, bien qu'assez ‘ peu flatteur pour nous, il nous coûterait peu ‘de le faire, s’il n’y avait ici en cause que notre amour-propre.

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