‹ Du Foie InfectieuxChapitre 17 sur 69 · B. INFECTIONS COMPLIQUÉES · texte numérisé non relu

B. INFECTIONS COMPLIQUÉES

a. Cachexies : cancer, sénilité, faiblesse congénitale,

b. Troubles de nutrition : sclérodermie, leucocythémie, diabète,

c. Troubles mécaniques : cardio-vasculaires, cardiopathies, pneumopathies, néphrites.

Je n'ai pas la prétention d’avoir étudié toutes les maladies

infectieuses, je ne voudrais pas non plus qu'on püt croire que

l'ictère fasse absolument défaut dans telle maladie classée comme étant sans ictère ou au contraire ne puissemanquer dans une de celles décrites avec ictère. Cette division ne vise que la

généralité des cas et n'a aucune prétention à la classification.

Tecunique. — Les procédés employés dans ce travail pour l'étude des foies ont été les procédés classiques :

Le foie était recueilli : un fragment mis dans l'alcool, l’autre dans le liquide de Müller. Le durcissement se faisait généralement par l'alcool, ou l'alcool et la gomme. Pour les coupes qui ont servi à l'étude des microbes il n’a été employé que l'alcoolet la paraffine. La coloration était faite simultanément par le pacro-carmin de Ranvier, le carmin aluné, l’hématoxyline simple, ou éosinée, l'acide osmique combiné au carmin, l'iode et l'acide sulfurique, le violet de méthyle.

Tandis que le picro-carmin donne des renseignements utiles sur l'état des cellules, la solution d'hématoxyline est des plus précieuses pour l'étude des noyaux et des capillaires hépatiques.

Pour rechercher les microbes : la fuchsine, le violer de méthyle et de gentiane, les procédés de Kuehne, de Weigert, Gram, Ehrlich, ont été employés pour chaque cas. Le procédé de Kuehne est celui qui semble déceler le plus facilement et le plus clairement les micro-organismes. L’étendue de ce travail m'a empêché de rechercher des procédés de technique nouveaux pour essayer de colorer des microbes dans les coupes où les procédés habituels n’en montraient point. La méthode de Nicolle par le tannin, servant de fixateur, m'est tombée sous les yeux trop tard. J’ai recherché les figures £aryokynétiques à l'aide des procédés classiques. N'ayant pas une très

erande habitude de ce genre de recherches je n’ai mentionné D

la présence des figures karyokynétiques que tant qu’elles m'ont paru évidentes, et encore la nécessité de les voir sur des pièces fraîches me fait faire de très grandes réserves.

Je n'ai signalé les micro-organismes dans mes coupes que dans les où ils étaient nets. J'ai rejeté toute granulation suspecte due : soit à de fins granules de matière colorante ou biliaire, soit à des altérations cadavériques.

Ces altérations cadavériques donnent quelquefois à la cellule un aspect spécial, elle se colore mal, devient vitreuse, ou bien se charge de granulations; dans d’autres cas la coupe parait comme craquelée et les cellules sont séparées par des bandes épaisses, opaques, simulant la sclérose. Il faut se tenir en garde contre ces aspects. Du reste rien n'est plus délicat que l'étude des altérations cellulaires dans le foie en vingt-quatre heures la cellule hépatique peutse transformer du tout au tout, et l'interprétation de certains aspects cellulaires n’a plus rien à voir avec la maladie.

Les foies qui m'ont fourni les coupes proviennent de malades qui rarementont.présenté des symptômes hépatiques, si ce n’est quelquefois des urines urobilinuriques et des éruptions cutanées.

Chez les enfants plus souvent que chez les adultes, l'épistaxis à été notée. La première partie de ce travail ayant surtout pour but une démonstration anatomique et bactériologique de l'infection hépatique, poursuivie à travers les maladies infectieuses, les observations importantes ont été résumées, celles incomplètes, supprimées. C'est là une lacune qu'il m'a été impossible, à mon grand regret, de combler :

l'anatomie ou la bactériologie sans la clinique n’existant pas.

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