RAIN
L'infection s’unit le plus souvent à l’intoxication. J'ai cherché les modifications que pouvait apporter l’intoxication à l'infection. J'ai été frappé de ce fait que chez les cobayes
l'infection comme l’intoxication provoquait des capillarites.
GasrTou. 29
L'intoxication crée surtout les phlébites, expérimentalement elle s'accompagne de thromboses et surtout de phlébite d'endo-phléhites et péri-phlébites, centres de production scléreuse.
Il s’y joint également des altérations parenchymateuses rapides dont la principale est la transformation graisseuse.
Si l'infection évolue seule la sclérose capillaire prédomine, si l’intoxication s’y joint la cérrhose veineuse s’y ajoute. Dans les deux cas les altérations cellulaires se rencontreront : embryonnaires dans le premier cas, graisseuses dans le second.
Et c’est ainsi que : une cirrhose infectieuse, à son point de départ, peut être toxique à son point d'arrivée, et inversement.
La prédominance de la toxicité ou de l'infection pourra servir
à établir une classification ayant pour base la pathogénie.
Hépatites infectieuses, toxi-infectieuses, toxiques.
L'étiologie, l’évolution aiguë ou chronique, la prédominance du siège des altérations (vasculaire, parenchymateuse, biliaire), les symptômes (ascite ou ictère) : formant les caractères des genres et variétés d’hépatites. Les formes de passage étant données par les hépatites et cirrhoses alcooliques et tu-
berculeuses.