MAL
le mur. C'était là sans doute une épreuve faite pour s'assurer de ma sincérité.
Une main se posa sur mon épaule et me conduisit à une chaise.
‘* Maintenant, monsieur, poursuivit celui qui m'avait déjà adressé la parole, dites-nous, aussi brièvement que possible, qui vous êtes, comment et pourquoi vous êtes venu ici. Dépêchez-vous, nous n’avons pas de temps à perdre.”
Je le savais bien qu'ils n'avaient pas de temps à perdre. Ils avaient beaucoup à faire, beaucoup à cacher.
Simplement, je leur racontai comment j'avais été jeté dans cette épouvantable situatiain. La seule chose que je cachai fut mon nom. Pourquoi l'aurais-je révélé à ces assassins ? Ils pouvaient me faire épier et, si leur sécurité l’exigeait, m'inîliger le sort de celui qui gisait sanglant, à quelques pas de moi. Je leur donnai un faux nom, mais, sauf sur ce point, je leur dis la vérité.
Pendant que je parlais, j'entendais résonner à l’autre bout de la chambre la même plainte. Cela me rendit presque fou. Je crois que, si J'avais été sûr d'atteindre dans mes ténèbres l’un de ces hommes et de le saisir à la gorge, je l’aurais étranglé, un tel acte eût-il dû me coûter la vie.
Quand mon récit fut terminé, une autre consultation eut lieu à voix basse. Alors celui qui portait la parole me demanda cette clef qui avait été sur le point de causer ma perte. Je suppose qu'ils en firent l'essai et qu'ils constatèrent, qu'elle onvrait la porte, comme je l'avais dit. On ne me la rendit pas et la même voix reprit :
“ Heureusement pour vous, nous ajoutons foi à votre histoire. Levez-vous.”’
Je le fis ; on me conduisit dans une autre par-tie de la chambre et je fus assis de nouveau sur
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