‹ Du froid en thérapeutique (volume 2)Chapitre 2 sur 41 · GENÈVE · texte numérisé non relu

GENÈVE

ABRAHAM CHERBULIEZ , i.I&RAIRS.

Plein d'estime pour la personne eJt le beau talent d'un de nos confrères , nous venons le combattre dans un de ses écrits , parce qu'il est des occasions où se taire est impossible.

Bien des agressions de tout genre ont dû passer devant nous comme inaperçues , le soir même en avait ordinairement fait justice. Mais nous ne saurions aujourd'hui nous dispenser de répondre à une éclatante provocation qui , protégée par un nom très avantageuserpent connu , se rattache à de graves événements et fait corps avec un ouvrage historique , auquel elle imprime sans doute une tache déplorable, mais dont elle ne partagera pas moins la Ion gue destinée. <

L'auteur de cette ofTensîve publication y rappelle d'ailleurs , et y représente assez fidèlement la classe entière de nos adversaires, à cette différence près , fort honorable pour lui, que ses raisonnements sont en général plus spécieux , ses procédés moins inconvenants que les leurs.

C'est donc véritablement entrer, une foispour toutes, en explication avec tous nos agresseurs, et de la seule manière possible , que de répondre à celui d'entr'eux qui les résume tous avec avantage, et s'éloigne le moins à notre égard, des règles de la bienséance et de l'urbanité.

L'Académie elle-même aurait à gagner sans doute , à se voir ainsi représentée , mais la question spéciale , qui la concerne, doit nous rester étrangère , puisque déjà traitée avec chaleur et talent par Peschîer , Des Guidi , Crépu ,. avec étendue et profondeur par Mabit , elle vient d'être complètement épuisée dans le beau travail de Léon Simon.

Bien décidé à poursuivre de toute Ténei^ie du bon droit les préjugés du savant, les illusions de rhomme de bien , nous respecterons religieusement tout le reste.

Dans une question où des hommes graves se jouent, avec tant de légèreté, de ce que nous avons de plus cher , nos doctrines et nos consciences, dans une question où les plus grands intérêts de l'humanité demandent justice, et en présence du choléra et de ses vingt millions de victimes , il est bien des sentiments que nous avons dû contenir. On nous saura quelque gré de nous être renfermé à cet égard dans le cercle d'une discussion médicale froide et

sévère.

Mais 1*4 défense la plus indispensable et la plus modérée a toujours quelque chose d'offensif et d'amer qu'il nous a été dur d'avoir à subir: aussi avons-nous quitté, dès que nous l'avons pu, la carrière ingrate des récriminations pour nous reposer un instamt, sur des questions plus générales et d'un intérêt absolu. Abordant alors un sujet bien au dessus de nos forces, nous avons tâché de mettre en présence les deux écoles , et de signaler surtout les précieuses richesses qu'elles possèdent en commun.

Sur cette large base d'harmonie et de concorde , nous avons trouvé de la place pour les

travaux de tous , et des routes ouvertes pour tous à toutes les vérités.

Celte dernière partie de notre travail, pressé que nous sommes de répondre aux agressions , n'a pu recevoir les soins qu'elle eût exigés, et il nous en coûte sans doute de la livrer dans l'état d'imperfection où elle se trouve; mais nous avons mieux aimé encourir un pareil reproche, que celui d'avoir, par de chétives considérations personnelles, négligé l'occasion d'appeler les sentiments qui rallient et qui fécondent sur un théâtre où, jusqu'ici, ont seules et assez longtenips parlé contre nous, les passions qui ne savent que dissocier et détruire.

L'HOMŒOPATHIE

SES AGRESSEURS

LES AUiOPATHES ET LES HOMŒOPATHES

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