DE L’ART AU TEMPS PRÉSENT
Nous voici arrivés au Temps Présent : c’est en France, encore à Paris, capitale depuis long-temps influente sous tant de rapports, que nous prenons nos Exemples en petite quantité, il est vrai , mais que nous croyons Techniques, parce qu’ils indiquent, de suite, comme chez les peuples dont nous avons parlé, et la Direction de l’Art et la Situation présente de la Nation. Le premier des exemples que nous avons choisis est un Arc-de-Triomphe ; les deux autres sont des Monuments tout physiques, mais également d’utilité publique : l’un, Édifice de salubrité et de sûreté, est un des cinq Abattoirs de la ville; l’autre est un des quatre Marchés, couverts et commodes, que réclamaient aussi depuis long-temps l’ordre et la propreté, nous ajouterons même, l’humanité.
Ce n’est pas que parmi les travaux ostensibles de cette Époque toute particulière, nous ne pussions nommer un grand nombre de productions qui, généralement, se divisent en trois Classes bien distinctes ; les unes cpii sont le résultat de systèmes abstraits et de formules ; les autres qui tiennent des précédentes et de l’Art; les dernières, enfin, où l’Art se montre tout entier. Sont compris dans la première classe, ces innombrables travaux, tels que Chemins, Ponts, Canaux, Murs de Quais, Casernçs , Fortifications, etc. ; dans la seconde, les Edifices de composition mixte, comme les Abattoirs, les Marchés, les Halles, les Greniers d’abondance , les Maisons de détention, les Fontaines publiques, les Restaurations d Eglises , etc. ; enfin dans la troisième sont : les Monuments finis ou commencés, tels que 1 Arcde-Triomphe du Carrousel, l’Eglise de la Magdeleine, la Fontaine de la bastille et la Bourse; puis les grandes restaurations ou achève-
ments de Palais , tels que : la restauration du Palais-Bourbon , converti en Salle d’ Assemblée-Nationale; les achèvements des Palais des Tuileries, du Luxembourg, de Versailles, de Fontainebleau, et surtout l’achèvement des beaux intérieurs du Louvre, qui sont à l’usage des Musées de Peinture et de Sculpture; enfin, sont encore comprises dans cette classe les autres Habitations, importantes, également augmentées ou restaurées , telles que : l’Elysée-Bourbon , les Hôtels d’Aremberg, d’Eckmulh , du prince Eugène, etc., etc.; Mais, continuant à nous renfermer dans les bornes que nous nous sommes prescrites, nous allons simplement chercher à faire ressortir les trois Edifices que nous avons choisis.
Arc-de-Triomphe du Carrousel, à Paris. Son plan, comme tous ceux de ces sortes de monuments, est simple; il est de la forme d’un parallélogramme percé, sur ses grands côtés, d’abord d’une large baie cintrée en berceaux; puis, à droite et à gauche, de deux autres ouvertures de moindres largeur et hauteur, lesquelles, faisant pénétration avec des baies semblables , qui percent les côtés et les traversent dans toute leur largeur, donnent des voûtes-d’arête et des arcades sous le passage du milieu transversal. Au devant des piedsdroits , et sur les deux faces principales, sont quatre piédestaux inhérents à la masse , portant des pilastres engagés , et , au devant de ces derniers, des colonnes isolées, d’ordre Corinthien.
En élévation, les deux Façades (de proportion en hauteur, d’environ cinq sixièmes de leur ligne de base ) sont percées de baies cintrées, ornées d’impostes, d’archivoltes et de leurs clefs en forme de consoles , décorées, sous les voûtes, de rinceaux et de riches caissons , et surmontées d’un entablement complet et d’un attique avec sa corniche. En saillie sur le fond, se profilent, à partir du bas, les piédestaux, de forme élevée, supportant les colonnes avec leur entablement que surmontent des socles sur lesquels sont des figures de ronde-bosse, représentant des guerriers de différentes armes, qui semblent accompagner un quadrige conduit par des Victoires ailées, et porté comme en triomphe sur le Monument.
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Cet édifice est, en outre , couvert de nombreuses sculptures, savoir: de rosaces dans les caissons des voûtes ; d’un sujet principal sous le berceau du milieu ; de figures allégoriques , accompagnées de trophées d'armes , et assises sur les petits arcs ; de larges bas-reliefs placés audessus des six baies de cote,, et figurant des sujets historiques, tels que redditions de villes et traités de paix , avec les inscriptions y relatives; de Renommées aux deux côtés des grands arcs; dans la hauteur des chapiteaux, de Génies tenant des guirlandes; enfin, aux deux côtés de l’attique, d’armoiries accompagnées de figures allégoriques aux vertus des héros; et au milieu, d’une grande table recevant l’inscription de dédicace.
La médaille et le tableau de la planche 55 donnent le plan géométral et la vue perspective de ce Monument.
Tel est l’ensemble tout à la fois étudié, symétrique et harmonieux de l’Arc qui se voit au-cîevant du palais des Tuileries, à Paris; et nous dirons , de plus , qu’il s’accorde parfaitement en proportion et en délicatesse de détails avec le palais dont il présente un bel accessoire.
Nota. Nous remarquerons ici que, si notre édifice est, pour ainsi dire, une reproduction des Arcs antiques à trois ouvertures, on n’y trouve pas moins un Arc nouveau dans la physionomie que le talent a su lui donner : remarque que nous faisons dans un but général : car autant nous en pourrions dire de beaucoup d’autres monuments qui, bien que semblables sons le rapport du type , de la destination et de la disposition principale, n’en ont pas moins un Caractère qui leur est propre, et qui est la Marque distinctive des œuvres du (dénie.
Abattoir de Menil-Montant , à Paris. Le besoin de pourvoir à la salubrité de Paris et à la sûreté de ses habitants a donné l’idée de former des Abattoirs généraux pour la boucherie, et de les faire ériger aux extrémités de la ville. On en a établi cinq ; celui de Ménil- Montant, que nous choisissons pour exemple, est pour desservir le côté du nord : il est situé entre quatre rues dont une forme espla-
nade, et sur un terrain incliné du côté de son entrée qui regarde la Cité. Sa ligne principale de façade est d’environ deux cent quinze mètres ou cent dix toises de longueur. C’est au milieu, et par trois portes pratiquées dans une grille , que l’on y entre ; et c’est de là que nous partons pour remarquer les distributions générales suivantes, savoir : à droite et à gauche deux Pavillons pour ï Administration > lesquels sont avec un rez-de-chaussée , un étage au-dessus , et des combles ; ce sont les logements des agents de police , des employés de l’octroi, du concierge, des portiers, un chauffoir pour les bouchers et un corps-de-garde : ensuite un grand Espace ou grande Cour, d’où l’œil aperçoit jusqu’au dernier plan de l’enceinte qui est entourée de chemins et traversée , dans son milieu , par une large voie qui permet d’apprécier toute l’étendue du local ; de chaque côté , et disposés parallèlement, sont quatre corps de Bâtiments -Doubles , liés par le" moyen d’une cour dallée et fermée par des grilles.
Ces bâtiments, qui forment les Abattoirs proprement dits, se composent de seize Cases dallées servant à un pareil nombre de bouchers , et d’environ , chacune, cinq mètres sur dix. Là s’abattent les animaux, et l’on y trouve tous les agrès nécessaires, tels qu’arrivée d'eau, fontaine, auge dans le pavé pour recevoir le sang, et treuil pour monter les charges sur les travées en charpente appelées Pentes. Chaque bâtiment, en particulier, est traversé, dans son milieu, par un passage dans lequel est pratiqué un grand escalier, à double rampe par le bas, destiné à desservir les greniers au-dessus, qui sont très-ouverts et servent de Séchoirs pour les peaux et les suifs bruts, dits en branche. Ces Abattoirs, qui sont séparés par des chemins, sont aussi circonscrits par les Bouveries ou Bergeries, formant ensemble quatre corps de bâtiments de chaque côté de l’établissement .* chacune de ces Etables présente, en distribution , des travées formées par de grands arcs en pierre qui articulent la case de chaque boucher, sans interrompre le passage commun, lequel, ainsi que la division des cases, est établi par des cloisons à claire-voie : au mi-
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lieu se trouve un passage transversal au droit duquel répondent une auge avec une fontaine, et l’escalier qui conduit au grenier au-dessus; celui-ci est également séparé pour la provision des fourrages de chacun des locataires, et contient, en outre, le logement du bouvier.
Pour dépendances, et en partant toujours à droite et à gauche de notre ligne d’axe, sont d’autres rues qui achèvent d’isoler les beuveries : elles conduisent aux dépôts des immondices ou T oiries, surfaces dallées, en tête desquelles est une arrivée d’eau qui coule dans un canal en pierre et va se décharger dans un Aqueduc souterrain. Cette dernière et essentielle partie est établie sous la première rue transversale, pour recevoir toutes les chutes d’eau de l’établissement, par dix Cheminées ou ouvertures inaccessibles à l’air souterrain au moyen de cuvettes en pierre toujours remplies d’eau. Cet aqueduc se poursuit en dehors , et va rejoindre l’aquecluc de ceinture de la ville , non sans être ouvert par de fréquents regards, pour en faciliter le curage, et surtout pour la sûreté des hommes chargés de ce travail.
La partie supérieure de la cour, qui n’en est que la moitié, est distribuée en quatre allées d’arbres , formant trois espaces : celui du milieu est disposé pour un Abreuvoir; ceux des côtés sont des Parcs fermés de barrières pour recevoir d’abord les troupeaux de bestiaux, et mettre à même de les répartir ensuite dans les écuries de chaque propriétaire.
Pour complément de l’établissement, au milieu et sur l’avant-dernier plan sont, disposés parallèlement, deux corps de bâtiments servant de fondoirs pour les suifs. On y monte, au milieu, par un perron de sept marches, puis, aux deux extrémités transversales , par des perrons en pente douce ; ces issues donnent entrée dans un passage voûté et commun à quatre Fondoirs, lesquels sont avec leurs Cheminées et ouvertures d’évaporation, avec leurs Fourneaux, et leurs Chaudières appelées Poeles ; puis au moyen d’un étage- soupente , auquel on monte par un petit escalier , on trouve le dépôt journalier des suifs,
et le Hachoir qui domine la poêle et facilite ainsi le travail. Dans une même vue d utilité , un Etage voûté , souterrain , mais bien éclairé , est distribué selon le plan du rez-de-chaussée, et, de cette manière, donne des Berceaux de caves répondant aux Fondoirs; alors, par le moyen de communications , le suif fondu descend et est reçu dans ces lieux appelés Rafraîchis soirs .
Entré ces deux édifices, et toujours dans la ligne d’axe générale, est une Fontaine avec vasque pour le service particulier des Fondoirs ; puis de ce côté, symétrisant a vec les Bouveries, sont des bâtiments qui servent, l’un de magasin des suifs fondus, l’autre d échaudoir de débris.
Nous n’avons plus à parler que du Bâtiment des Réservoirs d’où partent les eaux qui arrivent dans les soixante quatre Cases d’abat , dans les huit Bouveries, en tête des Voiries, à l’Abreuvoir et à la Fontaine au-dessus. Cette partie intéressante de l’établissement , formant le dernier plan de notre vaste édifice, comprend en longueur environ 72 mètres. Au milieu et en avant corps est l’entrée à un lieu au centre duquel est un grand puits dont plusieurs corps de pompe (une est à vapeur) enlèvent les eaux jusque dans deux grands Bassins de la capacité d’environ chacun 2Ôo mètres cubes. Ces Bassins sont construits en maçonnerie , avec fortes chapes de meulière, et enduits en mortier de chaux de Senonges et sable à plusieurs couches très-rapprochées. Ils sont dans un lieu fermé , mais éclairé par des arcs aux deux extrémités puis par des barbacannes sur les deux côtés.
Cet étage auquel on monte par un escalier commode, situé au droit des deux bassins, est porté par vingt-deux berceaux de voûte, ayant, à leurs extrémités, de forts murs pour les soutenir : ces divisions servent aussi ôî Ecuries et de Remises particulières , concurremment avec d’autres constructions légères appliquées sur les murs de l’enceinte générale, lesquels reçoivent aussi deux Pavillons pour les Latrines.
Enfin l’intérieur de l’enceinte est assaini et orné par un rang d’arbres plantés sur ses deux grands côtés , ainsi que par un autre
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rang planté dans l’espace entre les fondoirs et les bouveries; déplus, l’esplanade extérieure est également plantée de doubles allées. Voyez le plan. (pl. 56).
Par cette simple description , l’on a pu reconnaître , non-seulement le but d’utilité et la situation respective de chaque partie de l’édifice, mais encore comment les bâtiments et chaque chose, en général , sont ordonnés et disposés , soit en masse soit en détails , pour produire des effets d’optique, et, nous ajouterons, pour présenter un caractère convenable dans les élévations, dont les aspects sont variés et pittoresques , la construction et la matière contribuant également à l’effet.
A l’extérieur, la Façade principale présente les deux Pavillons d’entrée , élevés sur un soubassement et couronnés d’un fronton. A droite et à gauche de ces pavillons, mais séparés par un espace, sont les corps de Bâtiments-bouveries qui présentent un soubassement élevé , un étage rez-de-chaussée et un grenier au-dessus. f
A l’intérieur, les corps de Bâtiments-abattoirs, qui bordent les côtés du grand espace ,• s’élèvent d’un étage rez-de-chaussée percé par de grandes ouvertures en arcades avec imposte et bandeau, et archivolte simple, ayant de plus un autre bandeau de couronnement , le tout, en pierre, servant de base à un système de toiture , ordonné en charpente , qui forme grenier très-ouvert et est soutenu par de forts poteaux recevant les fermes et les pièces de bois disposées en consoles et portant la couverture saillante d’environ trois mètres ; celle-ci abrite tout le périmètre ainsi que les divers accès de ces bâtiments , et en atténuant l’action du soleil , laisse circuler l’air qui se trouve alors intermédiaire entre la couverture et le plancher haut des abattoirs ; ce qui en été procure de la fraîcheur aux cases d’abat; lesquelles, par la rareté de leurs ouvertures et leur bonne construction , sont peu froides en hiver.
Le tableau supérieur de la planche offre en perspective les deux Pavillons d’entrée liés par la grille, les deux Bâtiments-abattoirs de
gauche; sur le second plan et au milieu de la cour, les allées d'arbres qui abritent les Parcs ainsi que l’Abreuvoir, et qui font cadre aux Fondoirs; puis , toujours en s’enfonçant, l’espace orné d’une fontaine, et à travers lequel on aperçoit, comme par un autre cadre, le bâtiment des Réservoirs formant le dernier plan du tableau.
C’est ainsi que le terrible de ces lieux de destruction a été heureusement dissimulé sous les formes les plus convenables; autant on en peut dire des quatre autres Établissements du même genre, qui , bien que se composant de bâtiments semblables , n’en portent pas moins , chacun, une physionomie particulière, non-seulement par l’effet des localités qui ont exigé des combinaisons expresses, mais encore par celui des détails qui sont empreints de cette couleur que nous ne cessons de remarquer dans toutes les œuvres du génie, quels que soient le programme et son plus ou moins d’importance.
Marche du faubourg saint-Germain^ Paris. Aux qualités de l’Edifice ci-dessus, celui-ci joint encore l’unité de son plan, figurant un parallélogramme composé de quatre grandes* et larges nefs qui se communiquent et forment ainsi une cour au centre de laquelle est une fontaine et un puits. Ces galeries sont ouvertes, aux quatre points cardinaux, par des entrées principales, de chacune trois ouvertures, et, à chaque extrémité, par deux baies de dégagement, répondant aux milieu de chaque nef. Ces vingt ouvertures d’entrée comprises, le périmètre extérieur est divisé en soixante seize baies, dont seize, fermées jusqu’à la hauteur des impostes, massent et soutiennent ainsi les angles ; les cpiarante autres reposent sur des appuis et sont fermées par de forts châssis en bois et à demeure. Les baies sont rappelée$ du côté de la cour, au nombre de cinquante-deux , y compris les quatre entrées principales à trois ouvertures : ces entrées sont intérieurement marquées par des rangs de bornes , et tout le surplus de l’aire des nefs est divisé, dans sa longueur, en un double passage aboutissant au carrefour des angles, et donnant accès à trois cent soixante-huit places, disposées sur quatre rangs pour les marchands.
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Au côté gauche et correspondant , dans toute sa longueur , est un autre corps de bâtiments à l’usage des boucheries. Il se compose d’une nef éclairée par des baies ouvertes seulement à la hauteur de l’imposte, et dont le milieu présente un grand vestibule orné, dans le fond , d’une statue figurant l’Abondance et jetant de l’eau dans une cuve : aux deux côtés sont des descentes à des Caves ou Serres pour la conservation des denrées du marché; lesurplus du rez-de-chaussée est divisé en trente-quatre cases fermées par des distributions en cages de fer, grillées et maillées et terminées selon le contour des arcs.
En retour et répondant au plus grand axe de l’édifice, est un Pavillon pour le logement du concierge et autres agents préposés à la police , à la sûreté et à la propreté du marché. A l’angle de la rue à gauche , est placé un Corps-de-Garde également destiné au service de l’établissement.
Le but de l’Edifice et l’ensemble de sa disposition étant connus, il nous reste à dire que sur ce plan s’élèvent , avec retraite , des piedsdroits et leurs impostes, recevant les arcs des baies, lesquelles sont ornées d’archivoltes et portent le mur couronné d’un bandeau. Cette dernière partie sert d’appui à des baies , de même largeur que celles du bas, et à des trumeaux d’une petite hauteur, lesquels, ainsi que les angles et leurs douze contre-forts, portent tout le système de charpente qui présente àes Fermes àe 1 4 mètres, dont les Entrait s sont, à leurs extrémités , renforcés par des pièces de bois appelées Corbeaux ; puis, environ au tiers de la longueur des pièces de traverses, se rencontrent des poteaux accouplés et pendants appelés Moises, à cause de leurs entailles. Ces moises, dont le poids est particulièrement soutenu par de fortes pièces appelées Arbalétriers , dépassent la première partie rampante du comble, et offrent, dans leurs intervalles, autant d’ouvertures peu élevées, terminées par une dernière partie de couverture qui, à l’extérieur et dans tout son pourtour, présente comme le couronnement d’une’ lanterne.
Enfin si nous parcourons les diverses parties de notre exemple,
non comme artiste, mais seulement comme amateur des travaux de 1’intelligence humaine, notre vue est d’abord agréablement frappée de cette simplicité caractéristique, de ces larges effets d’optique obtenus au moyen de la bonne disposition et de la construction franche de l’édifice, dont l’emploi et la nature des matériaux font déjà un des principaux ornements. Mais par-dessus tout, l’humanité est satisfaite, et de la pensée qui a dicté le programme, et de la Commodité du lieu. Nous y voyons en effet les Consommateurs ainsi que les Marchands à l’abri des intempéries de l’air , et ces derniers se reposer entièrement sur la foi d’une inspection rendue facile en tout temps, et sur la sûreté que leur offrent encore les grilles qui ferment les entrées du marche pendant la nuit.
Voyez ( pi. 5y ) le plan du Marché et des divers accessoires qui l’entourent; de plus la vue perspective d’une des quatre nefs et d’une partie de la cour.