‹ Du génie de l'architectureChapitre 4 sur 31 · DE L’ORIGINE · texte numérisé non relu

DE L’ORIGINE

Lorigine de F Architecture, d’un art utile au monde sous tant de rapports, doit se perdre nécessairement dans la nuit des temps, aussi, n’appartient-il qu’à l’imagination et au raisonnement de suppléer à ce qui n’a pu parvenir jusqu’à nous, de supposer que Ion voit les premières peuplades, conduites par un instinct de conservation , se fabriquer des demeures , soit dans les montagnes , soit

sur le bord des étangs , des rivières, ou dans les forêts. Encore que l’on puisse concevoir les premiers travaux des premiers hommes faits avec intelligence , ils ne nous indiquent cependant pas encore la naissance de l’art; comment, en effet, des produits tout matériels, auraient-ils pu inspirer des conceptions grandes, mystérieuses et délicates? Comment, par exemple, la grotte, simplement abri, également la tente du nomade, la cabane du chasseur, ont-elles pu donner lieu à former des temples, des palais, des habitations compliquées? Et seulement le pilier brut, le roseau, le tronc de l’arbre, de simples supports , se changer en des colonnes caractéristicpies , gracieuses et d’aspect stable? On chercherait en vain dans un seul et unique principe, la raison dépareilles métamorphoses ; aussi , voyons nous, d’un côté ces premières habitations composées d’éléments muets , incapables d’expliquer l’existence de la moindre moulure, du plus petit corps caractéristiques; de l’autre, retrouvonsnous ces moulures, ou membres significatifs composant des édifices d’un tout autre ordre, d’une toute autre destination que ces premières productions toutes physiques ; d’où nous avons tiré cette conséquence , que des résultats différents avaient une origine différente : nous n’en sommes pas restés là ; nous avons remonté aux causes , aux sources naturelles qui se sont trouvées être les deux principes d’après lesquels tout se meut, tout s’explique, et que, pour cette fin, nous croyons ne pouvoir nous dispenser de rappeler ici; l’un appartenant tout entier à la matière , ne tendant que vers un but isolé , tournant toujours dans un même cercle, et qui nous est commun avec chaque animal en particulier; c’est, dans notre sujet, le besoin borné de se créer un simple abri ; l’autre, d’une nature tout autrement précieuse, libre, étendu, infini, sans l’existence duquel, nous ne dirons pas seulement l’Architecture, mais encore rien d’humain, de grand, de délicat, de beau enfin, n’aurait eu lieu sur la terre; c’est, ce noble désir qui décèle lame , le besoin de cette faculté de se manifester par des consécrations quelconques. L’Architec-

LE • GENIE » DE « LÂRCHITECTVRE » A» EVTILITE » MORALE

ET* IDEES « PROGRESSIVES » DES » MONUMENTS • AV» TYPE 'A” L'ASPECT • STABLE A » PARTIR » DES » MONTAGNES » D'ELORA • DE » LA” PREMIERE » PIERRE » VOTIVE DES» DIE VX ° RONDS • DES » ANCIENS » AVENIR» AV» PANTHEON » DE» ROME» ET

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