TITRE EST UNE DES IMPORTANTES MANIFESTATIONS DE CE PRINCIPE ETHERE
qu’il faut voir commencer avec la première pensée morale jointe aux autres conséquences du principe, qui sont, les facultés intellectuelles et , en général, le développement de l’homme, les découvertes qu’il a faites et fait encore , des propriétés de la nature et enfin, sa reconnaissance envers une force bienfaitrice quil a sentie régner sur lui-même et universellement : tout l’a conduit, tout 1 a excité, et le même sentiment qui lui a inspiré des hymnes, lui a fait adopter des symboles , et se créer des lieux parlants et dignes pour , en commun , se consulter, s’instruire , épancher son cœur et prouver ostensiblement et solennellement son amour.
Ainsi, le besoin d’un bonheur expansif, essentiellement moral, dont la divinité a été le premier et le suprême objet; la nécessité de relater les progrès des lumières , de concourir à l’établissement des lois, en élevant la pensée des peuples; telles ont été les causes générales, sublimes, originelles, le but toujours subsistant du beau idéal de notre art, lequel va se faire connaître visiblement , jusques dans ses moindres parties, selon les temps, les lieux et les produits naturels du sol de chacun; de plus, selon le caractère que toute nation imprime à ses propres ouvrages, même à ceux qu elle reçoit au moyen de communications réciproques; ce qui a donné en dernier résultat les formes distinctes ou les genres variés que l’on remarque encore dans les diverses contrées du globe, comme par exemple, chez les Indous, les Égyptiens et les Grecs. De ces derniers nous tenons les trois sortes de modes, appelés Dorique, Ionique et Corinthien. Les Étrusques ou Italiens, nous ont donné les deux types, Toscan et Composite ou Romain. Puis, sous des formes généralement sveltes , nous sont parvenus les types des Assyriens, des Chinois, des Japonais, des Arabes, des Mores , des Goths et d’autres nations , créatrices ou imitatrices de l’ancien et du nouveau monde.
Parmi tant de genres et de caractères différents, nous ne chercherons pas pourquoi les types Grecs et Romains ont prévalu et sont devenus classiques; on le sentira par les exemples : et, malgré tout l’intérêt que présente l’histoire des membres architectoniques, comme de les voir se former selon les idées de cosmogonie des peuples, et déjà dans les premiers objets consacrés, comme la pierre du serment, la pierre votive ou de sacrifice, les dieux ronds des anciens; (ces premiers prismes chargés d’exprimer symboliquement l’unité ,
! immuabilité, 1 incompréhensibilité de la nature, la divinité même), et dans tant d’autres signes, formant entre eux, des corps de temples pour instruire, de la statistique, de l’astronomie , de l’agriculture, des arts et des sciences en général; ce sera, surtout, comme parues physiquement nécessaires , stables et ornées, et devant con-
courir à des effets généraux, que nous considérerons ces caractères: notre but principal , d’ailleurs, étant de faire ressortir les beautés constantes de V Architecture , indépendantes des temps et des lieux, des genres et des styles, et enfin de la métaphysique de ses éléments. Mais, avant de nous engager ainsi clans l’exposition des produits de l’Architecture, comme œuvres de génie, nous allons premièrement nommer les travaux qu’il faut regarder comme des lumières cpii ont contribué spécialement à faire connaître l’art, et à le propager; propagation que nous sentons avoir eu lieu, non-seulement par l’effet des besoins naturels, toujours renaissants, par la vue directe des exemples, et par la connaissance des motifs qui les ont fait ériger ; mais encore par des descriptions , des réflexions trans mises, figurées ou écrites; enfin, par le moyen de recueils de diverses matières, combinées ensemble en corps de doctrine, et présentées à la méditation, au génie, comme règles approximatives, comme point de départ le plus élevé sous toutes sortes de rapports.
Quant à ces dernières instructions répandues sur le matériel de l’art , à notre su , elles ne remontent qu’au temps d’Auguste ; le savoir des autres peuples, ne nous étant connu que par leurs édifices mêmes. Notre premier hommage s’adresse alors à Vitruve, architecte Romain , qui fit un ouvrage de l’importance duquel on peut juger par le simple extrait qui suit, des dix livres dont il se compose. Le Ier traite d’abord des qualités que doit avoir un architecte; puis, de la disposition générale des villes , et des lieux propres pour les édifices publics. Le IIe, de la manière de vivre des premiers hommes, et de leur début dans la formation des mortiers. Les IIIe et IVe, de l’ordonnance des temples Doriques, Ioniques et Corinthiens, et de ceux à la manière Toscane, de leurs proportions en forme de règles, et des détails de la disposition des autels. Le Ve, des places publiques, des basiliques, des théâtres Grecs etRomains, des promenoirs, bains, palestres, et de la manière de former des jetées en mer. Le VIe, des maisons de ville et de campagne; de leur
disposition à l’égard du ciel ; des distributions de celles Grecques et Romaines, et, de plus, de quelques parties de construction y relatives. Le VIIe , des enduits dans tous les sens , en stuc , et de quelques parties de construction. Le VIIIe traite des eaux , de leur recherche, et des moyens de les conduire. Le IXe, de la gnoinonie et de la construction des horloges d’eau. Le Xe, et dernier livre traite des machines de transport de fardeaux, des grues, des machines hydrauliques et de guerre.
Notre auteur ne dissimule pas les obligations qu’il a eues auxécri vains qui Font précédé; il nomme d’abord Agatharcus qui avait donné un livre sur Fart de faire des décorations de théâtre pour les tragédies; Démocrite et Anaxagore, qui ont écrit également sur ce sujet; Silène, qui lit un livre des proportions de l’ordre Dorique; Théodorus, qui écrivit sur le temple de Junon qui est à Samos, d’ordre Dorique; Ctésiphon et Métagène, sur celui de Diane, qui est àÉphèse, d’ordre Ionique; Philéos sur celui de Minerve, qui est à Priéne , d’ordre Ionique ; Ictinus et Carpion, sur un autre temple de Minerve, d’ordre Ionique , qui est à Athènes, dans le château ; Théodorus Phocéen, sur le Thôle qui est à Delphes; Philon, sur les proportions des temples et de l’arsenal qui étaient au port du Pirée; Hermogénès, sur le temple de Diane, qui est d’ordre Ionique, en la Magnésie, et sur un autre à Bacchus , dans File de Théos; Argelius, sur les proportions de l’ordre Corinthien, et sur le temple d’Esculape, qui est d’ordre Ionique, au pays des Tralliens, et que l’on dit avoir été fait de ses propres mains. Enfin, Satyrus et Phiîeus, qui traitent du mausolée, auquel ils ont travaillé avec tant de succès, que cet ouvrage a mérité l’approbation de tous les siècles. Il dit qu’il est encore d’autres ouvriers , qui ont écrit sur les proportions; savoir : Méxaris, Théocidès, Démophilos, Poclis, Leonidès , Silanion , Mélampus, Sarnacus, Euphranor. Ceux qui ont écrit des machines, sont : Diadès , Architas, Archimède, Ctésibius, Nymphodorus, Philon Bysantin , Diphilos , Charidas, Polidos, Piros et Agésistrates.
En remarquant que les auteurs de son pays avaient peu écrit, il cite cependant Fussitius, comme le premier qui a fait un excellent volume; Terentius Varro, qui a aussi écrit neuf livres des sciences, dont un traite de l’Architecture ; Publius Septimius qui eu a écrit deux; mais il observe que l’Italie n’a pas eu d’autres écrivains sur cette matière , quoiqu’il y ait eu des citoyens Romains qui auraient pu , dit-il , en écrire fort pertinemment ; car les architectes, Antistatès, Calleschros , Antimachidès et Perinos, ayant commencé à Athènes , les fondements du temple que Pysistrate faisait bâtir à Jupiter Olympien, l’édifice fut continué, deux cents ans après, aux frais du roi Antiochus, par Cossutius citoyen Romain, lequel s’est acquis, en cette occasion, beaucoup d’honneur , ainsi que Peonius et Daphnis Milésien, qui bâtirent le temple d’Apollon dans la ville de Milet, et qu’ils firent aussi selon les proportions de l’ordre Ionique. Ictinus bâtit le temple de Cérès et de Proserpine à Eleusis, le fit d’ordre Dorique, auquel Philon ajouta le portique. Enfin, G. Mutius bâtit le temple de l’Honneur et de la Vertu, sous Marius. etc. Cet ouvrage de Vitruve , comme on peut le voir, est rempli de notions positives, auxquelles il manque cependant les figures des choses décrites, que beaucoup de traducteurs ont interprétées de leur mieux.
Après une grande lacune, vers i4bo, la Grèce étant dépouillée de son ancienne splendeur, les plus savants et les plus illustres personnages de ce pays vinrent se réfugier en Italie, y apportèrent les débris de diverses bibliothèques fameuses, dont celles de Rome, de Florence et de Venise ont été enrichies. Alors , l’Architecture profitant de ces nouveaux avantages, la lecture des livres de Vitruve, devenue plus familière, et jointe aux anciens exemples locaux, fit revivre les principes, les types délaissés, depuis ladécadencede l’empire Romain.
Dans ce temps, parut aussi un livre auquel on attribue une partie de la bonne influence; il est intitulé le songe de Polïphile. L’auteur, sous une forme mystique, amoureuse, philosophique, fait des récits, des descriptions détaillées de restes d’anciens chefs-d’œuvre qu’i!
montre gissants sur la terre, et, à ce sujet, reproche à son siècle sa barbarie, et à ses contemporains d’être des gâte - pierres ; puis, comme transporté dans des lieux de délices , son imagination s’y représente une île enchantée renfermant des édifices superbes, allégoriques, à effets merveilleux : là, sont des amphitéâtres , des cirques, des bains, des monuments astronomiques, puis, entr’autres , une habitation enchanteresse, qu’il nous fait voir composée de cours gracieuses , rafraîchies par des fontaines jaillissantes, ingénieusement dessinées; un beau palais orné de peintures et de sculptures d’un bon goût; des jardins animés par le mouvement des eaux; des pavillons symboliques; des bocages ombragés par une végétation variée, odorante, parsemée de fleurs et de fruits; enfin, jusqu’aux rites religieux , aux cérémonies civiles , à la toilette des dames et aux bijoux, tout y est décrit avec la plus grande recherche, et reporte véritablement bien à l’origine de cette charmante époque pour les arts, appelée la renaissance, dont il nous reste encore des souvenirs assez précieux en France et surtout en Italie.
A ces deux auteurs ", en succédèrent d’autres sans interruption, à venir jusqu a nous; les uns, comme Vitruve , se sont occupés de principes généraux; d’autres ont publié ce qu’ils avaient acquis par leur propre expérience , et ils nous ont transmis les produits ostensibles et spéculatifs de leur génie; d’autres, enfin, ont publié des recueils d’exemples et d’ouvrages complets des grands maîtres : les noms et ouvrages de ces continuateurs , de ces propagateurs utiles , ont paru à peu près dans l’ordre suivant , savoir : Julien de Mayano , un des premiers restaurateurs du style romain à Venise et à Rome, dans le Palais de la république ; Bruneleschi , également restaurateur, dans Florence, sa patrie ; Bramante, à Rome, dont les œuvres sont, entr’autres, le Palais de la Chancellerie et le petit temple de Saint-Pierre in Montorio ; Balthasar de Pérouse; ses œuvres, particulièrement son palais Massimi , ouvrage d’une belle disposition de goût et de style , quoique dans un espace fort circonscrit ; Léon
DE i/aRCIIITECTURE. O
Alberti , de Florence, son Traité d’Architecture , et sa restauration de l’église de Rimini ; Pirro-Ligorio , ses ouvrages, comme, par exemple, le Casin dans les jardins du Vatican, puis son plan publié de Rome antique ; Sansovino, l’application des beautés de l’art aux travaux de la défense des places ; Michel-Angelo , ses oeuvres sans nombre; également Palladio, ses œuvres, tant celles ostensibles , et surtout à Vicence, que ses restaurations spéculatives des édifices antiques de Rome; Barozzi de Vignole,ses œuvres ; puis également les Serlio, Scamozzi , Rusconi , Philibert cleLorme, (de France): ce dernier est auteur, en sus, d’un système de charpente en planches , fort ingénieux ; Bullant et Debrosse : ces deux derniers auteurs ont chacun formé un Traité des cinq ordonnances d’architecture dont il sera parlé en son temps; puis viennent Pierre Lescaut, ses œuvres , entr’autres le commencement de la belle cour du Louvre , à Paris ; Felibien , ses descriptions traduites des maisons de Pline, ses Réflexions sur l’architecture romaine, et son Dictionnaire des arts; Lepautre, ses œuvres spéculatives, et sa belle cascade de Saint-Cloud; Libéral Bruant, l’Hôtel , et particulièrement la belle cour des Invalides à Paris; Mansard , continuateur du dôme de ce monument, et auteur d’autres productions; Pierre le muet , éditeur des Œuvres de Vignole et de Palladio, ses Œuvres et réflexions sur l’art de bâtir; Levaux, son édifice appelé les Quatre - Nations à Paris, et le Château de Valveaux ; Lemercier , ses œuvres , entr’autres l’Eglise de la Sorbonne à Paris , l’achèvement de la forme générale de la cour du Louvre à Paris, le Palais de Bicètre, etc.; Androuet du Cerceau, sa publication des plus excellents bâtiments de France ; Jean Marot, son Architecture française , particulièrement du château de Richelieu ; Perrault, ses œuvres au Louvre , entr’autres la célèbre colonnade extérieure de ce palais; puis son excellente Traduction des dix livres de Vitruve, laquelle traduction a été suivie ou précédée de celles de Jocundus, Daniels Barbaro, Jean Martin, (de Paris); de D. Augustino Gallo de Berardo , Galiani ; don Jos. Ortiz y Sanz, de Madrid:
JO
François Blondel, ses oeuvres, entr’autres, la porte Saint Denis, à Paris, son cours en trois volumes, à l’Academie, comprenant: le premier , l’art depuis les premiers siècles , et un traité de l’Architecture, de la Sculpture, de la Peinture, de la distribution en général des jardins en quinconces, terrasses, fontaines, etc., de la décoration extérieure et intérieure des bâtiments , de la construction, des marbres, des grès, du plâtre, des sables et ciments, de la charpente, des combles et du pavage; le deuxième l’histoire de Paris , des principaux édifices du faubourg Saint- Germain, des amphithéâtres des anciens et des statues; le troisième également l’histoire des monuments de Paris, entr’autres de la fontaine des Innocents, de la Porte Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin, des grandes habitations des Tuileries, du Louvre et du château de Versailles; Jacques-François Blondel, aussi son Cours d’architecture, et Recueil de plans, élévations, coupes et profils des églises et maisons rovalesde France; Dumont, la publication de l’architecture de Saint- Pierre de Pvome, un Parallèle des plus belles salles de spectacle des modernes, avec ses Mémoires sur les plus importants objets de l’Architecture ; Desgodets, son excellent Relevé mesuré des édifices antiques de Rome ; Buîet, ses oeuvres, entr’autres la Porte Saint-Martin à Paris , son Architecture pratique ; Cochin etBellieard, leurs Observations sur les antiquités d’Herculanum ; Norden, les premières publications sur l’Architecture des Egyptiens ; Delaloubert, son voyage deSiam; Chambert, son Voyage en Chine, ses observations sur l’architecture de ce pays ; Amiot et Helmann, un autre ouvrage sur le même pays , intitulé Vie de Confucius ; Grelot , la Publication et description des mosquées de Constantinople ; Thomas Daniel , la Publication des édifices antiques et modernes de l’Inde ; François Pyranesi , ses nombreux ouvrages publiés d’après les antiquités romaines , et particulièrement ce qui a trait aux détails et ornements ; Nolli , son Plan de Rome , ouvrage exact où ressort la
DE LA RC HI TEC TITRE. [j
disposition des principaux édifices ; Bélidor , son ouvrage sur la science des ingénieurs ; Servandoni , ses travaux , entr autres le portail Saint-Sulpice à Paris ; Leroy , son Cours d’Architecture , ses premières excitations au genre grec, et son voyage en Grèce; Prieur, les premières publications des travaux de l’Académie de France ; Delagardette , ses œuvres , son Relevé exact des temples de Pestum ; Raimond, ses Observations sur la construction du dôme de la Madone délia sainte , comparé avec celui des Invalides, à Paris; Louis, ses œuvres, entr’autres , les deux salles de spectacle de Paris et de Bordeaux; Felda , sa publication des plans, des palais de Rome, des plus célèbres architectes ; Chalgrin, ses œuvres, sa restauration des tours Saint-Sulpice, l'église Saint- Philippe du Roule, et sa restauration du palais du Luxembourg, à Paris; Perronnet, ses Descriptions des projets des ponts de Neuilly, Mantes et Orléans ; Peyre , ses diverses compositions de palais, d’églises , de chapelles sépulcrales, et les relevés des Thermes d’Antonin et de Dioclétien; Gondoin, l’érection et la publication de son Ecole de chirurgie, à Paris ; Peyre, frère du précédent, ses œuvres, et la publication de ses projets ; Viel, la publication de ses œuvres, son Traité de construction ; Stuart et Revelt, leur bel ouvrage sur les antiquités de la Grèce; Viel de Saint-Meaux, ses Lettres sur l’origine de l’Architecture ; Percier et Fontaine , leurs œuvres , entr’autres, leurs belles restaurations intérieures des palais des Tuileries et du Louvre , de plus la publication des palais de Rome et des ville d’Italie; Rondelet, son Cours de construction, ou recueil d’exemples tant antiques que modernes ; Milizia , ses Réflexions et préceptes sur l’Architecture ; Durand , son cours d’Architecture à l’Ecole Polytechnique , son Parallèle donnant un aperçu général d’édifices qui ont existé et qui existent encore sur la terre ; Legrand , ses Réflexions sur l’ouvrage précédent, en forme d’histoire générale de l’art; Quatremère de Quincy, ses Réflexions sur l’Architecture chez les Egyptiens, son Dictionnaire faisant partie de l’Encyclopédie
méthodique; Den on, son ouvrage traitant des premières explorations, de nos jours, de l’Egypte; Landon, la publication d’une édition, ausimple trait, des antiquités grecques de Stuart et de Revelt, avec texte en français, par M. Feuillet; Alexandre delà Borde, son grand ouvrage sur les antiquités d’Espagne; Dubut, ses compositions, ou excitation à former des maisons agréables ; Famin et Granjean, leur publication des édifices de la Toscane ; la Commission française des arts , en Egypte , son bel et vaste ouvrage qui se compose, pour l’architecture , de relevés, exactement mesurés et dessinés, des édifices Egyptiens, et de leurs restaurations spéculatives ; d’Agincourt , son grand ouvrage sur l’état de l’art, depuis l’époque de sa décadence, jusqu’à celle de sa renaissance, le texte revu, en dernier lieu, par feu Dufourny; Langlès, son ouvrage sur l’architecture chez les Indous, avec texte très-instructif sous toutes sortes de rapports; Debret etLebas, leur publication des œuvres complètes de Yignole ; l’académie de Venise, sa publication des édifices de tous les âges de cette cité, ouvrage formé avec autant de soin que d’exactitude; Gaude, sa publication des édifices découverts à Pompéia, et de leurs restaurations spéculatives ; Gauthier, la publication des édifices de Gènes; Baltard, son commencement de publication des monuments de France, bien détaillés et bien dessinés; Ali-bey , ses relations de voyage, entr’autres , une description de la Mecque : Mazois, son ouvrage très-étendu sur Pompéia, ses recueils authentiques de fragments des édifices de cette cité, et ses restaurations des principaux monuments ; Caristie, la publication de sa restauration intéressante du Forum romanum , et des édifices qui composaient ce lieu célèbre, etc. .
Nous n’avons fait qu’effleurer le nombre et les titres des principaux ouvrages publiés; que serait-ce si, en les détaillant, nous ajoutions encore ces milliers d’observations savantes , ces pensées provenant de concours, de combats polémiques, et, surtout, ces incalculables exemples locaux, soit antiques, soit modernes, que chaque artiste a encore multipliés, en en faisant ressortir des règles
DE LARCHITECTÜRE.