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I. — Synstylæ (D. C.), Cat. de Montp

C’est Lachenal en 1759 qui remarqua le premier la réunion des styles en colonne dans le À. Arvensis qu’on peut prendre comme type de cette section. De Candolle en 1818, créait la dénomination de Synstylæ, admise par tous les botanistes depuis cette époque : Koch, faisait rentrer ces plantes dans les Nobiles. Dumortier, frappé de cette disposition constante des styles proposait dès 1827, le genre Stylorhodon.

On peut ainsi caractériser cette section :

Styles réunis en colonnes, allongés, prolongés audelà du disque : aiguillons uniformes; sépales presque entiers ou pinnatifides, caducs :

Deux subdivisions doivent y être tracées, les roses à feuillage caduc pendant l'hiver (arvenses), celles dont le feuillage persiste (sempervirentes). Les dernières sont caractérisées par cette particularité physiologique de garder leurs feuilles pendant l’hiver : ce caractère bon pour celui qui étudie la nature, ne peut pas malheureusement se retrouver dans l’herbier ; il faut donc chercher d’autres indications qui permettent de séparer les formes issues du Rosa Sempervirens : les feuilles moyennes des ramuseules florifères sont 5, rarement 7 foliolées ; les folioles épaisses et luisantes, presque toujours glabres, très

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rarement pubescentes en dessous, cuspidées, à dents étroites et superficielles. L’inflorescence, quoique peu fournie est rarement uniflore ; les pédoncules et les sépales assez abondamment glanduleux; les styles sont velus, rarement glabres. Dans les R. Arvenses, les ramuscules florifères ont leurs feuilles moyennes ordinairement 7 foliolées à folioles minces, non luisantes, plus ou moins pubescentes sur les faces, à dents profondes, aiguës ou obtuses, rarement cuspidées ; — l’inflorescence est habituellement uniflore ; les pédoncules et les sépales sont peu glanduleux, les styles toujours glabres. Enfin un très bon caractère peut être quelquefois tiré de la direction des bractées primaires, dressées dans les Arvenses, réfractées dans les Sempervirentes. L’inflorescence fournie de certaines formes, du R. Moschala, par exemple, se réunit par l'intermédiaire du À. sempervirens aux Arvenses.

Les formes les plus connues des Sempervirentes sont les 2. Mulhflora et Moschala, cultivées maintenant dans la plupart des jardins. Le Rosa mulliflora (Thunberg) rapporté du Japon en 1784, et introduit dans les premières années de ce siècle, a été pendant longtemps cultivé à fleurs doubles roses ou blanches : le type à fleurs simples paraissait oublié, quand en 1868, une Rose japonaise fut nommée par M. Carrière R. Inlermedia, la même espèce reçut de M. Leroy (d'Angers) le nom de Rosa

Intermedia, et 1 est probable que c’est à la même

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espèce que K. Koch avait appliqué la dénomination de À. Vichuræ : quoi qu'il en soit, ces 3 roses ne sont que le type du À. Multiflora. Enfin, le R. Polyantha (Sieb. Zucc.:) est encore venu embrouiller la synonymie de cette plante : cette espèce complètement inconnue, paraîtrait devoir rentrer dans une des formes d’une autre Rose japonaise, le R. Luciæ (Franchet et Rocheb.:).

Six variétés sont énumérées dans l’Enumeratio pant. in Japonia, etc., de M. Franchet; quelquesunes au rapport de Crépin, pourraient être rapportées à des hybrides ou tout au moins seraient douteuses.

Le Rosa Mulliflora est caractérisé par ses tiges, ses calices, ses pédoncules plus ou moins tomenteux, les rejets très longs, à aiguillons tenus épars; les folioles 5-7 ovales lancéolées molles, légèrement rugueuses, les stipules profondément pectinées, les fleurs en corymbe très fourni; les calices sont ovales globuleux, les styles exserts en colonne velue. Les fruits sont rouges, arrondis, de la grosseur d'un pois.

Depuis quelques années, on en cultive une forme à fleurs doubles (sous le nom de ma Pâquerette), blanches ou roses. La plante que nous avons vue,

quoique l’obtenteur affirme son origine, nous paraît .

assez différente du type. Les feuilles sont glabres, luisantes, l’inflorescence se trouve considérablement réduite, et de plus, la plante est remontante : ces

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caractères paraissent assez distincts pour qu’on puisse en suspecter la véritable origine.

C'est plus certainement au À. Multiflora que l’on doit rapporter les Rosiers Mulliflores des jardiniers, à fleurs toujours pleines : est-ce une plante hybride, est-ce une forme autonome : la présence du À. Mulhiflora s’y fait sentir, par la forme et la dentelure particulière des stipules. les styles n’y sont pas réunis en Colonne, ce qui paraît tenir au développement de la fleur qui est toujours pleine : nous avons remarqué ce fait qui nous semble général dans la plupart des roses à pétales nombreux. On a admis l’hybridité du À. Multiflora et du R. Gallica, comme formant les Rosiers Multiflores : il est bien difficile de se prononcer en cette matière : ces roses sont regardées comme de simples variétés dans le Prodomus, dans les Zcones d'Andrews, dans les Roses de Redouté.

Le Rosier multiflore habite non seulement le Japon, mais encore la Chine, où l’abbé David l’a retrouvé il y a quelques années.

Le À. Moschala, quoique connu depuis très longtemps, est une plante tellement polymorphe, que son histoire est restée incomplète jusqu’à ce jour. Il a, en effet, reçu des noms différents, suivant son lieu de croissance. Au Népaul, il constitue le Rosa Bru-, nonii (Lindl.), qui en est l’exagération glanduleuse : folioles pubescentes, glanduleuses, dents composées. Ce n’est que par ces caractères que le 2. Brunonti

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diffère du À. Moschata, et encore trouve-t-on des intermédiaires qui établissent le passage de l’un à l’autre. Dans le Roussillon, une autre forme, qui n’est pas probablement d’origine spontanée, a servi à former le Rosa Ruscinonensis (Gr. et Des.). — En Afrique, dans l’Yémen (Arabie), le Rosa abassinica (R. Br.).; dans l’Inde (Himalaya), le Rosa longicuspis (Bert.) ; dans les Nilghiri, le Rosa Leschenaulliana (Red.), n’en sont que des modifications, quelquefois assez profondes, mais au fond desquelles on peut toujours revenir au type. En Mongolie, des formes parviflores très curieuses existent également, mais tellement différentes, qu’on avait eru pouvoir les rapporter au À. Luciæ du Japon.

Une autre Rose a encore été rapportée comme variété au À. Moschala, c’est le R. Dupontü (Desg..), R. Moschata, v. nivea (Dup.). C’est dans un hybride des Gallicanes qu’il faut en chercher la véritable place; les styles sont en effet saillants comme dans les Synstylæ, mais libres comme dans les Gallicanæ hybridæ, les feuilles ont la consistance et les dimensions de ces dernières formes.

Par son croisement avec le Rosa indica, la Rose musquée a donné naissance à toute une série de Rosiers sarmenteux, fréquemment plantés dans les Jardins : ce sont les Rosiers Noiïsette (À. Noisettiana, Red.). Le type de ces Rosiers a été obtenu en 1814, aux États-Unis, par le frère du célèbre horticulteur de ce nom. L'origine hybride en paraît certaine;

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