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malgré cela, Loiseleur-Delongchamps, ennemi juré des idées d’hybridation dans le genre Rosa, affirme que des R. Noisette ont été obtenus par semis de simples À. sempervirens ou Moschata; alors une même Rose pourrait provenir de semis de deux types bien différents, à moins d'admettre l'identité absolue de ces deux espèces, ce qui est complétement impossible, malgré quelques caractères intermédiaires qui ont fait classer telle ou telle forme dans le À. sempervirens ou dans le À. moschala.
Le À. Moschala, en y faisant rentrer ses variétés possède une aire de dispersion considérable : on le trouve en effet dans les Pyrénées-Orientales, en Sicile, en Espagne, en Algérie, dans les montagnes de l'Inde, en Abyssinie, en Chine.
Sur des échantillons secs, 1l est quelquefois difficile de se prononcer sur l'identité d’une espèce : Voici quelques remarques qui pourront aider à séparer dans ce cas les À. sempervirens et Moschata. Dans le premier les feuilles sont 5 foliolées, glabres, l’inflorescence pauciflore, les bractées secondaires étroitement lancéolées, persistant pendant la floraison, les boutons ovoïdes-atténués ; les sépales ovaleslancéolés terminés en mucron ou pointe courte, les extérieurs entiers ou munis de deux très petites pinnules ; les pétales largement obovales se recouvrant par leurs bords. Dans l’autre, les feuilles des rameaux florifères sont à 7 folioles pubescentes ; l’inflorescence multiflore; les bractées secondaires très
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étroites, linéaires, caduques pendant la floraison ; les pédicelles souvent velus, les boutons lancéolés, les sépales lancéolés, allongés, se terminant insensiblement en une longue pointe, les extérieurs souvent munis de 2-4 pinnules très apparentes; les pétales étroitement ovales se recouvrant peu par leurs bords les stipules sont plus étroites, à oreillettes plus divergentes que dans le À. sempervirens.
Dans le Rosa sempervirens doivent rentrer les R. Scandens (Mäll.) et Prostrata (D. G.) M. Deséglise rapproche de cette dernière espèce le Rosa Ayreshirea (Lindl.) fréquemment cultivé en Angleterre, 1l est habituellement regardé comme une forme à fleurs doubles du À. Arvensis, R. Arvensis, v. Ayreshirea (Seringe in Prod :). Walroth y voit un « lusus ramulis scandentibus » du R. Rubifolia espèce américaine : Desportes l'indique comme hybride du À. Arvensis : M. Lavallée dans l’Arborelum Segreziänum identifie avec cette espèce le 2. Manetti (Hort) qui nous semble bien différent : c’est une plante peu étudiée, introduite depuis une trentaine d’années et qui s'emploie comme sujet pour la greffe des Rosiers. Regel le classe dans les Indicæ (R. Semper-- [lorens v. Manelti) : ce rapprochement nous paraît impossible; on l’a aussi considéré comme hybride du À. Frasinifolia ce qui nous semble tout aussi improbable. Le R. Manelli à fleurs simples, ou à peine semi-pleines, devra vraisemblablement rentrer dans le groupe des Gallicanæ.
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La sous-section des Sempervirentes comprend dans le Calalogue de M. Deséglise, 14 espèces de l’ancien continent que l’on peut réduire à 5 en y comprenant R. Luciæ (Franchet et Roch :) et R. Phœænicea (Boissier) excellentes espèces bien caractérisées. Ces 5 espèces sont :
R. Multiflora(Thunb.) comprend. — R. Intermedia (Carr.). — R. Thyrsiflora (Leroy) — R. Wichuræ (Koch.) ?
R. Luciæ (Franchet et Roch).
Rosa Moschata (Mill -:) — R. Leschenaultiana (Red.).
— R. Longicuspis (Bert.).
— R. Abyssinica (R. Br.).
— KR. Brownii (Tratt :)
Rosa Phœnicea (Bois). — R. Ruscinonensis (Gr. Des).
Rosa Sempervirens, L. —. R. Scandens (Mill :) — KR. Prostrata (D. C.)
La seconde sous-section des Synstylæ est constituée par les arvenses dont les caractères ont été indiqués plus haut. Entre les mains de M. Gandoger, Les arvenses ont été partagés en pseudo-sempervirentes et eu-arvenses.
Le À. Arvensis type est caractérisé par ses pédoncules glanduleux, ses pétioles plus ou moins chargés de glandes, ses fruits arrondis ; maiscescaractères sont extrêmement sujets à varier : quand le Rosa Arvensis est églanduleux, il devient le À. Erronea (Rip :) la forme indiquée par Thuillier sous le nom de À. Arvensis; si au contraire ce sont les organes de la fructification qui se sont modifiés, si le fruit
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est devenu ovoïde, c'est alors le À. ovala (Lej.) pris par Mérat pour le Rosa Stylosa : entre ces formes à peine distinctes chevauchent tous les intermédiaires imaginables ; si les aiguillons sont entremêlés de soies glanduleuses, on obtient alors le À. Grallicoïdes (Desg.) dans lequel le système glandulaire est poussé à l’exagération.
Si ces végétaux poussent dans un terrain ombragé, dans un jardin à sol fertile, les rameaux se redressent, la plante devient luxuriante et prend les noms de X. Conspicua (Bor.), R. Bibracteata (Bast :), formes qui constituent la division des pseudo-sempervirentes de M. Gandoger.
Ces quelques observations montrent bien sur quels minces caractères sont basées ces prétendues espèces : la suite de notre travail ne fera que corroborer l’opinion que nous avons depuis longtemps à ce sujet.
Les Roses de ce groupe sont rares dans le nord de l’Europe, et dans la région méditerranéenne ; ce sont avant tout des végétaux appartenant aux régions tempérées.
Stylosæ (Crépin).
Les espèces appartenant à ce groupe ont été d’abord étudiées par Bastard et Desvaux. Deséglise les réunit comme sous-section aux Synstylæ; Grenier les confond avec les Caninæ (Suppl. à la Hate du Jura, p. 65).
Crépin (en 1869) démontra qu'elles étaient bien ca-
ractérisées par leurs styles réunis en colonne mais beaucoup moins développés que dans les Synstylæ : le disque est analogue ainsi que le port aux Caninæ dont elles ménagent la transition aux Arvenses.
Dans un ouvrage récent (1880), Borbas les fait rentrer dans les Synstylæ dans la subdivision des Deciduæ (Arvenses et Stylosæ) :
Sépales pinnatifides, styles plus ou moins allongés, imparfaitementcoalescents, mais cohérents, quelquefois libres ; rameaux ascendants.
Dans les Stylosæ existent, admirablement marquées, des variations parallèles à celles du groupe des Caninæ, suivant que les feuilles ont les dents simples et les pédicelles lisses (Nudæ); les dents doubles (Biserralæ), les pédicelles hispides-glanduleux, les folioles glabres à dents simples (hispidæ); les pédicelles lisses, les folioles uniserrées, pubescentes (pubescentes), les pédicelles lisses ou hispides-glanduleux, à folioles pubescentes, surdentées (Tomentellæ); les pédicelles hispides-glanduleux, les folioles pubescentes à dents simples (Collinæ).
Ce parallélisme remarquable permet de classer facilementles formes de cette section, formes reliées entre elles par de nombreux liens.
Dans notre région, nous ne possédons avec certitude que le Rosa Virginea (Rip.) des environs de Provins qui doit rentrer dans les Stylosæ nudæ et une
autre forme de la même provenance appartenant aux | 13
biserralæ (R. anceps Bouteiller), Bull. Soc. Bol., (1880, p. 298).
C’est dans la tribu des Collinæ que doivent être rangées les formes les plus anciennement connues : R. Stylosa, Leucochroa, Systyla. Le R. Stylosa à ses folioles un peu velues en dessous; les fleurs sont blanches dans le R. Leucochroa, roses dans le À. Syslyla. Au sujet de ces espèces Crépin dit avec beaucoup de justesse : « Je suis convaincu que ces créations spécifiques sont tout à fait artificielles et ne représentent que des formes individuelles qu'on peut grouper de différentes façons. Selon moi, la section n’est composée que d’un seul type spécifique. » Il y a loin de là aux 7 espèces indiquées par M. Deséglise et aux.20 de M. Gandoger.
Certaines formes de ce groupe sont confondues soit avec des Synslylæ qui s’en différencient assez nettement, soit avec des Caninæ dont certains individus desséchés ont l'aspect : le R. Rusticana placé par Deséglise dans les Synstylæ, le R. Mandoni classé dans les Caninæ doivent prendre rang parmi les Stylosæ.
L’aire de dispersion de ce type (A. Stylosa) et de ses nombreuses variations est purement occidentale : il manque dans le nord de l’Europe, se rencontre fréquemment dans le midi et l’ouest de la France et s'avance Jusque dans le département de Seïine-et- Marne. 1