‹ Du Genre RosaChapitre 3 sur 28 · eglanteria (Tab · texte numérisé non relu

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Aucun doute ne saurait s'élever sur la synonymie de ces deux plantes, surtout en ce qui concerne la seconde qui a dû de tout temps frapper par l'odeur de ses

feuilles le botaniste observateur.

En 1762, Hermann dans sa remarquable dissertation de Rosa fixe les caractères du Rosa pomifera et du À. hemisphærica. La même année Hudson

créait le À. arvensis.

En 1769, Crantz (Stirp.aust.) sépare du À. gallica, le R. austriaca, en 1779, Jacquin (fl. austriaca) étudie les roses d'Autriche et y reconnaît comme nouvelle le Rosa collina, devenu depuisle type d’une section tout entière tirée des Caninæ; en 1773 Gouan, dans sa flore de Montpellier, publie des formes du À. alpina sous les noms de À. pyrenaïca et monspeliaca; en 1779, Villars énumère parmi les roses du Dauphiné 4 espèces nouvelles admises encore de nos jours : le À. lagenaria, anomalie du À. alpina, les R. ferruginéa, glauca et montana espèces bien caractérisées. En 1785, Miller, dans son Dictionnaire du jardinier fait connaître 31 espèces de roses, et il est lui-même le créateur des-Rosa moschata, damascena, incarnala, etc. La même année, Allioni, dans le Flora pedemontana décrit 21 espèces, en y rapportant les synonymes de ses devanciers. Nous trouvons dans ces ouvrages une tentative de classification, admise encore pendant un assez long laps de temps par ses successeurs. Les roses y sont séparées en deux sections basées sur la forme du fruit.

Dans les espèces germinibus subglobosis se trouvent compris les R. fœtida (R. lutea); R. cinnamomea, R. spinosissima, R. villosa, R. arvensis.

Dans la seconde série caractérisée par Germinibus ovalis nous trouvons R. gallica ; R. alpina; R. canina ; R. alba (R. arvensis); R. collina; R. püumila qu'il idenüfie avec le R. austriaca (Crantz) et le Rosa rubiginosa.

SUR os

En 1784 Thunberg dans le Flora Japonica. fait connaitre deux types très remarquables spéciaux à l'extrême Asie : les R. multiflora et R. rugosa, sur lesquels de nos jours se sont exercées les recherches de grand nombre de savants ou de praticiens. En 1789, Aïton (H. Kew.) nous fait connaître les R. provincialis, muscosa, turbinata et d’autres formes horticoles, tirées du groupe si remarquable des Grallicanes.

D’autres botanistes en grand nombre continuent l'étude des formes de ce genre, nous ne ferons que les citer : Leers, Roth, Ehrarht, Krocker, Bellardi, Mæœnch, Savi, Haller fils, Pollini et Séguier, Scopoli, Gmélin, Pallas, Murray, Gatereau, Wildenovw.

En 1799, Thuillier, botaniste parisien, donne la diagnose de deux nouvelles espèces admises par tous depuis cette époque ce sont les 22. sepium et dumelorum. Les roses de la flore de Paris sont classées d’après la forme des fruits. Dans les roses à fruits globuleux se trouvent les Rosa rubiginosa, arvensis, pimpinellifolia, spinosissima, villosa. Le R. pimpinellifolia est décrit « flores pallido rosei » d’après M. Deséglise, ce serait là le véritable Rosa pimpinellifolia de L. Dans les espèces à fruits ovales nous trouvons : À. canina, R. sepium. Voici les diagnoses des deux nouveautés dues à Thuilher,

Rosa dumelorum. R. ramis glabris, aculeis infra folia, geminatis, validis, uncinatis : foliis pubescentibus, petiolo minute passim aculeato; foliolis subor-

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biculato-ovalibus 5-7, fructibus globosis, pedunculisque glabris.

Habitat in sæpibus, dumetisque flores pallido-roser.

Rosa sepium. R. elatior, ramis undique aculeis recurris armatis : foliolis plerumque septenis, parvulis, ovatis, acutis, subtus uti petiolus glandulis

conspersis ; fructibus oblongo ovatis pedunculoque olabris.

Habitas in sœpibus dumetisque, flores pallidorosel.

En 1805, Andrews (Roses, or a monography of the genus rosa) publie un certain nombre de fascicules de planches coloriées ; l’auteur s’est surtout attaché à reproduire les espèces horticoles, des formes obtenues par la culture : son travail ne présente donc qu’un intérêt assez médiocre.

En 1811, un amateur passionné des roses, Guerrapain (de Méry-sur-Seine), dans son A/manach des roses, énumère les espèces cultivées à cette époque : les plantes y sont classées dans l’ordre de la floraison « attendu la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité de les classer, à raison des nombreuses variétés ou espèces hybrides qui se rapprochent plus ou moins de l'espèce primitive. » Plus de deux cents espèces sont ainsi décrites. Dans ce petit livre écrit sous une forme aimable et enjouée, 1l y a beaucoup de faits intéressants dont le praticien pourrait profiter. Quelques légères erreurs s’y sont glissées, mais peu importantes et ne

servant qu'à dénoter le coup d'œil sûr de l’auteur,

En 1812, Mérat dans la première édition de la Flore de Paris ajoute quelques nouvelles espèces à celles déjà connues : ses plantes sont classées d’après la forme du fruit, les espèces nouvelles sont : Rosa lenuiglandulosa (R. umbellata), Rosa verticillacantha, Rosa biserrala, Rosa macrocarpa, Rosa. shipularis : c'est également là que se trouvent décrits pour la première fois les Rosa glaucescens et nitens de (Desvaux) formes sans importance du R. canina. Les espèces de Mérat ont subi une destinée commune assez singulière : quoique recueillies dans une flore ardemment et continuellement explorée, elles sont tombées dans l'oubli, et l'embarras est grand quand on veut savoir ce qu’est réellement le À. Biserrala, ou telle autre espèce du floriste parisien. Dans sa deuxième édition, la plupart de ces nouveautés sont reléguées au rang des variétés.

En 1813, Desvaux, dans ses observations critiques sur les rosiers, et dans son journal de botanique, s'attache surtout aux espèces de l’ouest de la France et en fait connaître quelques-unes, c’est principalement sur le groupe des Stylosæ que s'est exercée son habileté et plus tard celle de Desportes et de Bastard.

En 1815, Desfontaines, dans le Tableau de l’école de botanique du Museum énumère trente-six espèces cultivées au jardin de Paris, ct les classe d’après le

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fruit rond ou ovale: dans un supplément sont indiquées dix autres formes peu connues. Ce supplément est rédigé avec l’aide de Bosc qui en 1809, avait consacré dans le Nouveau cours complet d'agriculture un long et remarquable chapitre à l’étude des roses, classées d’après la forme des fruits : c'était alors le seul caractère employé comme caractéristique.

Nous y trouvons décrites 42 espèces; dont quelques-unes créées par l’auteur, puis des plantes d’Amérique que Bosc avait dû habiter pendant plusieurs années, telles que les Rosa rapa, Evratina, les roses asiatiques et chinoises y sont généralement bien décrites (Rosa semperflorens, Rosa eracteata, R. Indica, R. Sinensis).

En 1816, le père Rau (Enumeratio Rosarum, etc.) donne des diagnoses de nouvelles espèces d’Allemagne : c’est là que se trouvent décrits les R. flexuosa, trachyphylla, rotundifolia, etc. Peu d’ouvrages ont eu autant d'importance et d'influence que celui-ci et de nos jours il est fréquemment consulté. Pour la première fois, la classification fondée sur les fruits tend à disparaître et à faire place à une autre plus rationnelle, basée sur la présence ou l’absence de glandes à la face inférieure des feuilles.

En 1816, Woods (A Synopsis of the British species of Rosa) établit 3 séries d’après les soies et les - aiguillons des tiges. La première setigeræ (aculeis sæplus rectis), la deuxième sefis nullis (aculeis rec-

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tus culis), la troisième sefis nullis (aculeis uncinatis).

En 1818, Léman, dans un opuscule introuvable, complètement oublié pendant de longues années et remis en lumière par Boreau (Notes sur plusieurs espèces nouvelles de Rosiers et sur la nouvelle méthode de décrire les espèces du genre Rosa) appuie sa nouvelle classification sur les dents des folioles. 1° Foliolis simpliciter dentatis ; 2° Dentibus foliorum margine inferiore serratis ; 3° Dentibus foliorum utrinque. margine serratis glandulosisve. La méthode de Léman a en partie survécu à son auteur et Le caractère tiré de la dentition des feuilles joue encore un rôle important dans l’étude des Roses. C'est à Léman que l’on doit les Rosa lutetiana, urbica, tormentella.

La même année D. C. publiait dans la 1"° Hivraison du Musée helvétique de Seringe, un projet de classi: fication, qui a depuis été repris notablement par M. Deséglise.

A. Synstylæ. B. Rubiginées. C. Gallicanes.

D. Chinenses (Indicæ, sinica, bracteata).

E. Cinnamomeæ. F. Hébécladées (R. Rugosa). G. pimpinellifoliées.

H. Villosæ I. Centifoliæ. J. Ganinæ. K. Eglantinæ.

En 1820, Rafinesque (Prodrome d'une monograplie des rosiers del’ Amérique septentrionale) décrit ses espèces d’après des caractères tirés des sépales

nie

extérieurs qui peuvent être pinnatifides ou sans appendices latéraux. En 1828, Walroth, s’est également servi de ces organes comme base de classification. La même année Thory (Prodrome de la monographie des espèces el variélés connues du genre

rosier), divise ce genre en 25 groupes d’après les

différents états des tiges, leur armature, les modifications des folioles et des tubes calycinaux, d’après la forme des styles ou des étamines : les caractères tirés des étamines sont employés pour les Zndicæ dont les étamines sont allongées, contournées, se renversant sur les styles.

C'est encore la même année que l’illustre Lindlev, publie son Rosarum monographia où les espèces sont réparties dans 11 divisions : 1° Simplicifoliæ (R. berberifolia). 2 Feroces (R. rugosa). 3 Braclealæ.# Cinnamomeæ. 5° Pimpinellifoliæ (R. alpina, sulphurea, sabini, etc.). 6° Centifoliæ.T° Villosæ. 8° Rubiginosæ (R. lutea, R. cuspidata). 9 Caninæ. 10° Systylæ. 11° Banksianæ. I] y avait là une sérieuse tentative de classification naturelle : c’est d’ailleurs aux modifications de Lindley et de D. C. que se sont adressés les Rhodologues qui leur ont succédé.

La forme des aiguillons joue le rôle principal dans cet essai ainsi que les modifications des stipules.

En 1823 Trattinick (Rosacearum monographia, t. T'et IT), répartit les roses connues de son temps (246) en 24 séries qui portent toutes le nom d'un botaniste marquant. Ce sont :

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Série I. — Jacquiniana (Gallicanes).

S. IL. — Lawranciana (R. pomponia et parvifolia).

S. UT. — Dupontiana (R. sulphurea, multi-

flora, etc.). S. IV. —Smithiana(R.indica, sinica, noisettiana).

S. V. — Biebersleiniana (Tomenteræ, villosæ). S. VI. — Rauiana(R. canina, dumetorum, collina, etc.).

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