‹ Du Genre RosaChapitre 9 sur 28 · RU LE · texte numérisé non relu

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tous les intermédiaires entre des R. Spinosissima typiques, chargés d’aiguillons et d’autres devenus complètement inermes et paraissant alors se rapporter à première vue au À. Mitissima.

M. Royer (F1. de la Côte d’or) a remarqué que l’aicuillon dans le genre Rosa perdait de bonne heure ses propriétés végétatives et se détachait beaucoup plus facilement que ceux des Rubus plus solidement implantés : cette résistance médiocre de l’aiguillon se comprend facilement, car il est formé de matière. subéreuse et par prolification épidermique ; l'épine au contraire n’est pas uniquement cellulaire, mais contient des faisceaux absolumentcomme la tige dont elle provient. On cite cependant des aiguillons parcourus par un faisceau fibro-vasculaire.

M. Germain de Saint-Pierre affirme (Journal des roses, 1877) que outre les aiguillons, certains rosiers exotiques appartenant aux /nvolucralæ, Microphyllæ, possèdent des épines constituant les aiguillons géminés infrastipulaires :

La glandulosité des organes n’a certainement pas la valeur qu'on lui prête : constante dans certains types (les Rubiginosées) elle ne paraît être qu’accidentelle dans la plupart des autres, ainsi dans les Caninæ une même espèce peut être glanduleuse ou églanduleuse, à la face inférieure de ses folioles en totalité ou sur les nerveuses seulement(?. Fomentella). Dans les Tomentosæ, la même espèce églanduleuse normalement peut présenter accidentellement quelques

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glandes: on connaît même dans les Rubiginosées des formes dont les types sont à pédoncules glanduleux, qui présentent les mêmes organes absolument nus (R. Rubiginosa glabra). Quand les folioles ou les pédoncules sont glanduleux, il arrive toujours que les autres organes le sont également : stipules, bractées, pétioles ; en définitive iln’y a donc qu’un seulcaractère pour tous ces organes qui se trouvent par le fait solidaires entre eux (Solidarité des caractères). Le même principe de solidarité se retrouve entrela glandulosité et la dentelure des folioles. Les folioles églanduleuses sont pourvues de dents simples ou légerement irrégulières; les folioles glanduleuses, sont habituellement surdentées composées. L'étude approfondie de ces rapports amène une diminution des notes distinctives et tend à faire réunir entre elles un erand nombre de formes qui n’en étaient qu'artificiellement séparées.

Plus rarement on trouve des folioles portant à leur partie supérieure des glandes : on en a remarqué dans les À. Sepium, Coronata, Blandæana, mais le fait est loin d’être persistant; les glandes suprafoliaires peuvent manquer ou exister dans une même espèce et de plus elles disparaissent avec l’âge.

2e que nous venons de dire de la glandulosité s’applique exactement à la pubescence : elle peut manquer ou se développer sur le même type spécifique. La culture tend à la diminuer, quelquefois même à l’annihiler (R. Erythrantha, Semiglabra).

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Il est plus rare de rencontrer la pubescence bien développée sur les rameaux et les réceptacles florifères dans les espèces européennes : les for mes asiatiques au contraire possèdent ce caractère au plus haut degré dans certaines d’entre elles (A. Bracteata, Microphylla). Dans les Tomenteuses, une forme d'Allemagne (R. Thuringiaca Ch.) et une autre des environs de Lyon (AR. Velutina, Chab.) se font remarquer par leurs rameaux couverts de tomentum ou tout au moins de poils. On rencontre plus souvent les pédoncules floraux couverts de poils apprimés :le R. Tomentella présente assez souvent ce caractère ainsi que d'autres espèces appartenant aux Glandulosæ et peut-être aux Coronaleæ.

Trois sortes de folioles sont à considérer pour une bonne description : les supérieures et les inférieures des rameaux florifères, celles des tiges stériles et des rameaux foliacés. À la base des rameaux florifères les folioles sont arrondies, généralement aiguës au sommet, semblables à celles des rameaux foliacés. Elles sont souvent 2-dentées glanduleuses en bas, simples en s’élevant comme dans les tiges stériles et les rameaux foliifères. Quant à la glandulosité et à la pubescence, les parties inférieures de la feuille en sont pourvues davantage. L'ordre inverse se rencontre dans le développement des glandes supra: foliaires. |

La nervation des folioles, leur consistance ont été

également mises en avant : c’est ainsi que dans les (rallicanes les feuilles sont plus coriaces que dans tous les autres groupes; leur coloration peut quelquefois servir pour la formation de petites variétés de peu d'importance (Caninæ). Leur pubescence est extrêmement variable, ainsi dans une même section (Caninæ pubescentes) les folioles peuvent être velues supérieurement ou seulement à la face inférieure ou bien encore sur les deux faces, sur les nervures, ou sur la nervure médiane seule, c'est sur ces modifications que le À. Dumeterum a permis la création d’un nombre considérable de formes.

Le nombre des folioles peut différer d’une tige à l’autre sur le même individu : très variable sur les tiges stériles, il paraît présenter plus de constance sur les rameaux florifères : ce caractère peut même servir assez nettement à distinguer des formes du R. Sempervirens d'avec celles du 2. Moschala, espèces excellentes dans les extrêmes, mais qui paraissent se rapprocher par une nombreuse série d'intermédiaires. Dans d’autres espèces, il y a une tendance plus visible à la variation : dans les Rosa Dumalis et Alba nous avons compté indistinctement tantôt», tantôt 7 folioles sur les mêmes rameaux.

Le nombre des folioles peut varier entre des limites très larges, depuis une seule dans l’'Hullhemia jusqu'à 9 et 11 dans le À. Microphylla, et même

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14 dans le Rosa foliolosa d'Amérique; habituellement, il varie entre » et 7.

Dans le pétiole, la glandulosité, la pubescence semblent se trouver en rapport avec celles des folioles et avec leur dentelure. Tantôt les glandes pétiolaires peuvent exister jusqu’à leur base entre les ailes stipulaires, dans les feuilles supérieures ou dans celles de la base; tantôt ces glandes sont très disséminées et localisées dans la portion supérieure de cet organe. Le pétiole peut également être muni d’aiœuillons sétacés ou légèrement crochus, aiguillonné en haut, inerme en bas, ou bien dans toute sa longueur. Quand les rameaux florifères sont vigoureux, il existe fréquemment des aiguillons sur les pétioles des-feuilles inférieures; ces aiguillons rappellent ceux des rameaux foliacés et des rejets stériles. Dans une même section, le pétiole peut être pubescent et

glanduleux, ou simplement glanduleux (Sepia-

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Les stipules fournissent un excellent caractère pour la séparation des sections : Banksiæ, Pimpinellifoliæ, mais ont peu d'importance au point de vue des distinctions spécifiques. Elles sont libres, séparées à leur base dans le 2. Banksiæ; leur forme est toute spéciale dans les Pimpinellifoliæ : les ailes stipulaires sont étroites, puis s’élargissent brusquement en oreillettes très divergentes, un peu foliacées. Ce caractère de premier ordre a souvent permis de reconnaître un hybride dans une forme d’origine

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