‹ Du gouvernement civilChapitre 18 sur 32 · CI V I È · texte numérisé non relu

CI V I È

tes de la juriadiçtion du gouvernement, a laquelle et le propriétaire et la pro-

{)riété sont soumis* iJ'est pourquoi, par e même acte , par lequel quelqu'un unit sa persônner, qui était auparav<mt libre , à quelque communauté, il y unit pafeilleMeni ses possessions , qui éttaient auparavant libres, et sa personne et se« •poss'essions deviennent également sujettes au gouvernement et à la domijiatîon de cette communauté; Quiconque donc désormais poursuit, la permission de posséder quelque héritage , X)u de jouir autrement de quelque partie de terre annexée et souratise au gouvernetnent de cette société , doit prendre c© »ftîen-lâ sous la condition sous laquelle, il se trmive, qui est d'être soumis aii gouvernement de cett^ société , sous la jurisdictîon de laquelle il est^ autant que puisse être, aucun sujet du înême gouvernement.'

XXVII. Mais si le gouvernement ir'a de jurisdictîon directcque sûr les terres et sur les possesseurs, considérés pré- ' -cisérrient comme possesseurs , c'est-àdire, comme des gens qui possèdent des biens et habitent dansimé société , mais qui ne s'y sont pas éncojre incorporés ; l'obligatioû oji ik sont , en vertu des

biens qu'ils possèdent, de se soumettre au gouvernement qui y est établi^ coiii-» . mence et finit avec la jouissance de c©» biens. Tellement que toutesJesjfoi^ qu0 des propriétaires' de cette nature, qui n'oiit donné qu'un consentement tacite au gouvernement , veulent par donation , par vente , ou autrement,. quitter leurs possessions, ils sont eu liberté.da s'incorporer dans une arftre c^rumu-' nauté , ou de convenir avec d'auJres pour en ériger une nouvelle , in\vaQuis locis , en quelqu'endroit du monde qui soit libre et sans possesseur. Mais si; uu homme a , par im actsord a^ctuel et païf imc déclaration expr^^sse , donfné so^ cojisentemeElt.pour être de qual^Jûo s04 ciété, il est perpét»ellem.ent-et indi^ ''

f ensablement obiigé-d''en être, et y doit tre constamment soumis totite sa vie^ «t ne peut rentrer dans Pétat dé na-»ture., à moins que, par quelque cala-»

niitè, le gonverneuient ne vint à se' dissoudre. ^

XXVIi J. Mais sç soumettre aux lois d'un pajs , vivre paisiblement , et jouir des privilèges et de la protection de ce pajs , sont des ' circonstances qui ne^ rendeiit point un. homme membre de la société qui j est établie : ce n'est qu'uua

projection locale et. (ju'un liomm^^ Jocuif qui doivent se trouver entré des çens<[ui ae ^nt point er\ étatjde guerre* Maïs cela ne rend pas plus un homme membre et sujet perpétuel dlune société, qu'un autre le serait de quelqu'un dans ^la famille duquel il trouverait bon de dc»m^urer quelque temps , encore que pendant qu'il conlinuerait a y être , il, fût obligé de ëe conformer aux régiemens qu^on y suivrait. Aussi vayonsnoiis que les étrangers , qui passent toute ieur vie dans d'autres états que ceux A^nt ils sont sujets , et jouissent^ 4e« privilégcis et dé' la protection qpt^oii y, aecprde , quoiqu'ils soient tenus ^ même en conscience , de se soumettre à l'administration qui y est établie, ne deviennent point néanmoins par-là sujets eu membre» de ces états. Rien ne peut rendre un liomrtiç'jfinembre d'une société qu'une entrée actuelle, qu'tin en* gagement positif , que des. promesses et clés conventions ex pressés. Or voilà ee que je pense touchant le commence-^ ment des sociétés politiques , et touchant ce consentement qui rend quelqu'un membre^ d'une société.

Des fins de la société et du gouyer^

Hement politique*

I. Si rhomme^ dans l'état .de nature^ est ausèi libre que pai dit , s\l est le seigneur absolu dé sa personne et de ses possesions, égal au plus grand, et sujet à personne , pourquoi se dépouille^t-il de S3 liberté et de cet empire? pour* qiioi se soumet -il a la domination et à ^inspection de quelqu'autre pouvoir ?

Il est aisé de répondre qu'encore que , dans l'état de' nature, Thomme^ait un droit tel que nous avons posé, la jpuissance de ce droit est pourtant fort inclertaîne , et exposée sans cesse à l'invasion d'autrui ; car tous les hommes ét^nt rois , tous étant égaux , et la plupart peu exacts observateurs de Técpaité et de la justice ^ la jouissance d'un bien propre^ dans cet état est mal assurée, et ne peut guèreç être tranquille. C'est ce qui oblige, les hommes de quitter cette condition, laqueHeç, quelque libre qu'elle soit, est pleine de crainte, et e:{^posée à de continuels dangels; et cela

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