‹ Du gouvernement civilChapitre 28 sur 32 · XIX. lié bien pnblic et l^avanta^e · texte numérisé non relu

XIX. lié bien pnblic et l^avanta^e

\ de la société étant la V^éritable fin mu r gotivernemeiit , je demande s'il est pluS: expédient qiie le peif pl« soit exposé sans i cessé à la volonté sans bornes de la tyrannie, ou que ceux qui tiennent le»

rêne» du gouvernement trouvent^ de Toppositioit et dé la résistance quand I ife abusent excessivement de leur pouvoir, e$ ne s^en servent que pour la- , destruction , tfon pour; la r.oriservation ~ dfes choses qui appartiennent en propre, an pefuple ? ";

vXX. Oue personne ne dise qu^il peut arriver ^afe tout cela de terf ibles malheurs, dès qu'il montera dans la tête* diàiide et dans; Pespprit^impétiveux^ ëe dertaînetg petsotmes Ae changer le gou^ vernement de Pétat ; car ces sortes de? gtens peuvent- ^ souliever toutes' ïes* fois qu'il leur plaira; mais, pour l'or«* dînai re, ce ne sera- qu'à leur propre rliin^ et à* lem* propice destructîont En eUfet^ jusqu'à ce qûé là calamité et Top^ I

m^ession soit devenue générale , et que ' les' méchâns- desseins et It»s entre))riseg |

illicite^' *de^ conditcteuitô soient deve- '

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nus fort visibles et fort palpables -au plus grand nombre des membres de l'étaf,/le peuple, qui naturellement est plus disposé à souffrir qu'à' résister^ ne donnera pas avec facilité dans un sou- Icvement, Les injustices exercées et l'oppression dont onuse envers quelques particuliers ne lé touchent pas beaucoup : mais s'il est généralement per- Siiac^é et convaincu, par. des raisons évidiMîfes, (lu'il y a un dessein formé contre ses libertés, et -que toutes les démarches, toutes les actions,, tt3us les mouveniens de àon prince où de son magistral obligent de croire q^e fout tend à l'exccuiion d'un desSeia si funeste , qui pourra Warner ce peuple d'être daiis une telle croyance et dans une telle persuasion? PouVquoi un prince, Qli un magistral, domiè-t-il lieu à des soupçonss^si bien-^fondés, ou plutôt pourquoi persuade-t-iI7par toute saconduite, des choses de cette naïu-reFLes

Î peuples sont -ils àblamer de ce qu'ils ont es senlimens des créatinres 'raisonnables , de ce qu'ils font dés réflexions qîie des créatures, de cet ordrç^ doivent faire-, de ee qu'ils ne conçoivent, pas les choses autrement qu'ils ne trouvent et ne sentent qu'elles sont? Cei^Xrlàne méritent- ils pas plutôt d'être blâmée, -

qtii fôtit des choses qui donnent lieu à dès mécontent^mens fondés ^iir de ai listes raisons? J'avoue que Porgueil , 'ambition et l'e.sprit inquiet de cettaines geji.s ont causé souvent vx:!e grands dé-** sordres dans les t tats, et que les factions ont été fatales à des royaumes et à des' socitéés prdiriques. Mais si ces désordres , stces désastres «ont-venus de la légèreté, de 'çspritfurbulent des peuples et du desir de se défaire de rautoritétégitime de' léursèonducteurs, ous'iîsontprocéxlédés efforts injustes qu'ont faitis les conducteurs et les princes pour acquérir et ' exercer un- pouvoit arbitraire sur leurs , peuples; si l'oppression ou la désobéis-- ^sance en a été l'origine, c'est ce que je laisse à décider ^ l'histoire. Ce cjue je puis assurer^, c'est que quiconque , soit prince ou sufet, envahit les droits de son peuple ou de son prince , et donne lieu au renversement de la forme d'uii gouvernerneçt juste , se rend coupable d'un des ^lus grands crimes qu'on puisse commettre, et est responsable de tous, les mall^euî'^, de tout lé sang répandu, de tontes les rapines , de tous les désordres qui détruisent un gouvernement çt désolent un pays ; tous ceux qui sont* coupables d'un crime «i énorme^ d'ûû

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i(rixne. d'un^ si terrible coos^qiaezid doivent être regarda» comme c^s enm mis du genre-fa umaia > comma ixi^e pesl fatale aux états, et être traités^ de l ipanicre q^Mls méritent. ^

XXL Qu^QU d^ive résiëter à d^s sa jet #u à des étrangers q.ui efntre.premiezit dt •e saisir ^ par la foret ^ de ce qui apparu tienj: en propre à im peuple ^ e'est de qtioi to^t le monde demeure d^aceord ; ipais qu*rl soit permis de faire Ja vtïêrne chose à l'égard des magistrat» el des princes ^ui font de ^emblables^ atitre* prises^ c'est ce qu'on a nié dan$ ce^ deru'iei.s temps : comme si ceux à qm^lef lois^ont donné de plns.gra^/ds pû^ilège^ qu'aux autres 9 avaient reçu patvjlà le pouvoir d'enfi:/wndre les lois, desqui^lles. lis avaient reçu un rang et des biens

glus considérables que ceux de leurs rères, au lieu, que leur mauvaise con- . ^ dîiite est plus blâmable , ejt leurs/autes. deviehi^?nt plu» grandes ,. soit parce qu'ils sont îngràis des avantagés que lies lois leur ont accordés , goit parce qu'ils abusent de-la confiance que leurs iréres avaient prise en, tus.

XXII. Quiconque einploiç la force sans droit, pomme font tous ceux qui, dans une société , emploîe;it 1^ force et la violence sans la permission âes lois^

c r V I L, gii

se^ met ^n état 'de ga&te ^eô ceux contre qui il l'emploie ;. et , dans cet état , tous les liens , tous les engagemehs précédent sont rompus^ tou tautre droit, cesse , hors le droit de se défendre et de résister à un- agresseur* Cela est si évident'^, que Ë arc lAY. lui-même, qui est un grand défenseur dii pouvoir sacré d^ps rois , esjt contraint de confesser que le&'peupleg,, dans ces sortes de"'. cas^ peuvent légitimement résister à^ leurs rois ; il ne fait point difficulté d'en^ tomber d'accord dan&ce chapitre mêfrie, QÙ il prétend' nj outrer que les lois dii" vînes sont coatraires à, toute sortes dè^ rébellion. I^paraît doncuianifestement, * p^rsa propre doctrine, que puisque dansr de certain» cas on a droit ae résister et-, des^opposer àun prince, toute résistance . ti'est pas rébellion; Voici le§ paroles d«*

BARCI;AY (i).

Qiwd si (fuis dicat\> ergone pop^lus^ tyrannicœ çrudeUtàti et fur orijugutum* sBmperprœbfièitJ Ergone multitudo ci^ vitales suas Jhme ^ ferro et flammà* \>mtan^seque^ conjuges , et - libéras Jbr^ tunœ ludibrio ej'tyrantii liberdini expo^ rd^ inque^ pfnnia \ntœ pericula^ omnes' qiie miserihs et;mùleétias àrege^deduch

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