E G O U V E RN K M E N T
patientur r Num illisquoci oinm auiman^ iium peueri est à naîura tributum ^ de^ îiegari débet ^ ut sc; vini vi répéllant ^ sesêijiie ab injuria tueanturl Huic breviter responsum ^ fit , populo unîvei'so ncgari defensîonem, qiige^uris natiirahs e8t, neque iillionem qiiae prœter naturam est adver.misregeni concedt debere.
Quaproptep si rex non in singulares tafituirt personas aliquot priuatum odiu/n exerceat^ sedcorpus etiajn reipublivcç j eu jus ipse caput est^ id est^ totum^po-pulum , vel insignein aliquaih ejus par^ tem ifnmani et iutolerandâ sœvitiâ seu ^ tyranni divexet ; populo -quedem hoç casu resisîeadi ac tuendi se ab injuria potestas corapetit ^sed tuenti setantum^ non enini in princîpent invadendi; et restituendœ injuria^ iLlatœ\ lïon recè- . 'dendi à débita reverentià propter ac^ ceptain injuriam. Pr<^sentem denique vnpetum propulsandi ^ non viem prœte^ rita mulciscendi jus habct. Horwn enàn - etlteruni à naturà est ^ ut vitam scilicet. corpusque^tueamur. Alterum vero con-tra naturam^ ut iiiferior de superiori supplicium sumat. Quod itaqùe populus malum , antequwnjactwn sit , impediref potest^ nejiat^id.postquainfaçtum €st^ in regefn autorem scelerU vindicar^noa
patest. Populiisigitur hoc artipliùs quam privatàs quispiain hahet\ quoà liùic , vèl ipsi^ adver sàriis jtidîcibus ^ excepta B urhanano ^ nullum niH in patientia re-' mediarfi siiperest; cmn ille si intolera^ bilis tyrdnnis est {^modicinn ènim ferre omniiid débet y résistera cwn rei^erentià possit.
^ « Sî -quelqu'un dît : Fàudra-t-îl donc 5>' que le peuple sôît toujours expose à 3>rla cruauté et h la fureur de la ty- ^> ^raiinîe? les gens seront-ils obligés cle' » voir tranquillement la faim, le fer et, » le feu- ravager leurs villes , de se vmr » eux-mêmes, de voir leurs fèmmel? , 3>. leurs ^etifans assujettis aux caprices 5):'de la fortune et aux passions d^Jh ty- »' ran , et de souffrir que leur. roi les y> précipite 4^ns toutes sortes de mis.è- »' res et de calamités? Iburs refusérons- ^ -11(5118 ce que là nature a accordé à" »-iôutes^les espèces d'aiiimaux; savoir^ »• de rej^oussër la force parMa force , et » de se défendre contre les injures' et » là violence ? Je réponds en deux mots," 5> que ies loi? de la^ nature permettent y> de se défendre soi-même , qu4r*est ^ 3>^ certain que tout un peuple a di'oit de 01 se détendre contre son roi, mais qu'il »ne faut poiflt se vçpger de son roi/
j) une telle vejigçaoce étant oojatrâ j> aux mêmes lois de la nature. .A. in » lorsqu'un roi. ne maltraita psis s^ciu a ment quelques particulier j$, wnsti» exe V ce une cruauté et une ty^rannii^ e:
,9» trême et insupportable contro^oiit i • »: corps de Tétai , dont ilesl chef ^.c'e^l » à-d ire, contre touf le peuple, ou di »^ moins contre une partie coi^yLérsible }>. de s^s çujets; en ce cas, le peupje a 3». droit de résister et de se déJfeiMre , y>, mais de se défejndre seuleitiènt , non », d'attaquer son fu:ince; et^ il lui est :»., permis de demandei: la, réparation du -» doùimage qui lui a. été causé, et de 3> se plaindre du tort q|ii lui est: faif , m mais non de se départir., à<c£Bisa dvs ». injustices quiontété exe rcécis> contre. >> lui, du respect qui est dû à i son Foi. » Enfin, il a droit de, rapbusser une. » violence présente, nçn de- tirer? vw 3) geance d'une violence passée. l4a<^na- ». ture a, donné le pouvoir d^ faire l'un , »^poar l^Ndéfense de notre vie et de^ ». notre corps , mais elle ne piwmèt poinfe ». l'autre ;-elle ne permet point sanso>» doute à un inférieur, de puaîr''spa », supérieur. Ayant qut} le njftlsieit ar-. 3h r^vé Je peuple est en-droït-ilfji^plojçerf'
» lés m^Je(ISY ¥^î ^fmi o^hl%i^m^
tî!HT * • C' ï T ,1- L. -^ ,3?.^''
flfcM">> pèdier.qu'll n^afriye- mab Ior^u?>l; to.p> o*t arrivé, il. nie pou-t j^a« puiîir le; p«i >> prinec qui< eafc l'auteur 4^ ^'injustice* wéi ^> et de ^atte^tati Voici donc en: quoi m ^^ consiste le^ pri^^ilège desipeuples et la (reto » diiféreacei qn^l y^ a entre eiix.,. sur C0 iff f » sujet , et des particuliers ; a-est qu?il e, a » ae Ye^te k des particuliers^ dier- Paveu l^ » même des adrervaiises ^ si l'on excepte .fgjf » Buchaiian ^.qn^iVue leur reste ^ dis^-je, y^ » po\ir refilède que laparience; au>lieu U » que lespt^uplesvsi'la^tjxanme'estin^jjg 3D supportabl4?*(car on est obligé de soufjjj ». frir patieaimentle»maux médioeres)^
5> peuvtentxésiarersân^ faire rîen^e con- »' traire- a ce, respect <jai ost dû âvdts- ^ »touviemins»i
XXlIIl G'estaiu^iqu'ûn grand par-* tisafP du. pouFûir monartehique approuve lacrésistance Qt.la.cixiit'justfe, IIc§t .vrai. qa!il. propose deux^ regtrictioM ' SHir oe^ su^étv qui ne sont Qullement^ rÀiaoQnable»^ La premier e^^est quHl' tant-' résister a«reo'rè»pect et avee révérehoei.. La seconde , que ce doitêtre sans ven* geance et sans punition ^ et lâ^ raison qû!il en donne c.est^u'un inférieur tf a ^ pas droit de pifnir un supérieur. Premièjpafnçnjl),. pomment pteu«*oai résister
m6 le gouvernement
des coups? Ou comment peut-ob donner des coups avec respect? J'avoue que cela me passe. Un homme qui 6lant vivement attaqué , n'opposerait qu'au bouclier pour &a défense, et se contenterait de recevoir respéctue«sèment avec ce bouclier les coups
3u'on lui porterait , ou qui se tienrait dans une posture encore plus respectueuse sans avoir à la maià une épée , capable d'abattre et de dompter la fierté , Tair^ assuré et la . force de son assaillant ^ ne ferait pas sans doute une longue résistance; et ne manquerait pas 'd'éprouver bientôt que sa défense n'aurait : servi qa*à lui attirer de plus grands malheurs- et de . plus dangereuses blessures. Ce serait sans doute user d!un moyen bien ridicule de résister dans un com'bât , ubi tu puisas , ega vapulabo tantutriy comme dit Juvénal , pt le succès du combat ne saurait;être autre que celui que ce^uëte décrit dans ces vers:
■I Libertas pauperîs Jicec est:
Fulsatus rogœt ^ et pugjiis concîsus ddorat , Ui liceat pauç.s cum dent il? us inde feverti.
Certainement la résistance .4rnagtxiaire dont il s'agit ne manquerait ja*
. maïs d'être suivie d'un évériement semblable ; c'est pourquoi celui qui est en droit .de résister est sans doiite aussi en droit de porter des' coups. Encètte rencontre il /â'^ dii t*tre permis à Barclay ^ et le doit être à tout autre homme , de porter des coups , dedon-
^ler de grands^ coups de sabre sur -la tète , ou de faix-e des balafres au visage de son agresseur , avec toute la révérence , avec tout le respect imaginable. Il faut avouer^qu'un homme qui sait si bien concilier les coups jet le respect , mérite pour ses peines et pour son adresse , abêtie bien frotïé , mais d'une manière extrêmement civile^ et respectueuse , dès que l'occasion se préserrtera. Pour ceSqni regarde la
' seconde restriction , fondée sur ceprincipe : Un inférieur n'a pas droit de punir un supérieur. Je dis que le principe,en général: est vrai , et qu'Ain inférieur n'a point, droit de punir son - supérieur. , tandis qu^'il est son supérieur. Mais opposer • la force à la force étant une action de Vétat de.
guerre qui rendJes parties égales entre
- i^lles, et casse et abolit toutes les relations précédentes , toutes le« obligations et tous les droits de je^sp^ct , de ré\:éreûce et de supériorité j toute l'iné-î
328* LE G ovvEnstrmENt gàlifé et la difFcrence qui reste , c*e^fJ que c^luî qui s'oppose* à un agressear injuste a, cette supériorité et cet avÉintftgc^ -sur lui , qu'il a- droit , lorsqu^ilvient à avoir le. dessus , de le punir , st)it à:- cause de lar rupture de- la-pai» ou à cause des malh^rs qui sojstpro^ 5«enus de Pétat de guerre: Barolay. , dans un autre endroit , s'accorde;roieu3c» aviec lui-même,. et raisonne plus justie ,\ lorsqu'il nie quUl soit permis en^aixeuH^ <»« de résister à, un roi* H:pose pour^ tant deux cas ^ dans lesquels un roi' , peut perdre son droit à la, royauté; Voici comme il parle sur .ce stijet'(i)*. Quia ergo^ nulline casus' incid&re^ pBssunf'quibtu populo sese erig^entquef^ ùh regem impotentius jdomimfntem ahHtp oapere et invadere jure^suosuâquéau^ thàritaie liceat?. NuUi cette quimdiu tex^ inanei. Semper enim ex^ divinis id>obstàt% régent Honorificato; et ^ qui poiestuivrBr sistit ^ dei ordinationi resistit : NoivaUàs* igiturtineum populo potestas est qaanksi id^committat'. pmpter quod ipso^jurei rex esse dèsinat. Tune enim se ipseï paincipqtu exuit atque in pnvàtis ccmS'^ titudt^libet": hoc mpdo popûlas' pp.supe-^ riùr êfflcUur^. reverso ad>^m^se^jur€kr
Uky qjioà mte re^sxn imugutatUm m merregm habuvL M ^sinit paucomm mmrmn commisse efmrtwdi cime Aaw^ efmtum ptmwit. At egp cwn plarUnm wiima peÂustrem duo twitum kwema f duots imfmm , cams , quitus rex/'ipscr^^ Jmte re:^mnon regem se facit etomni ' hniore , ei^âi^tate re^tili alque m sub^ : ditos potesPate destitait f quorum etàcam me§nmU WinzemsH Borum wiuset si mgf^WJi di^perdat^ qunnadmqduin de Naronafortur , <juodis nentpe senMum JPkpuiumque Romanum ^ atqueodeo. ar^ bem ipsctinferro jlamma,<)ue^^^^ "
novas sibi sedes- qu^rere decreuisset^ Ei deCaligula^/quod.paèsimdenUMi^ se rmqu&.smèin^néque^primipetn.serw$t^ amplius fore ^ inque animo habuetit '^Mu tetréfnpio utriusque qrdinis eleçtrissimo qux^uBy JiieasaiidfitjMip commigrare^ at^ ^ ut popiàuma utw icUi ùUBrimeret , uhmm ei ceri/iéem optàvii. TcUia qumrexSdir^ quis 'meditutwc et rnûUttir senK^^y emnem' regaandi cummetcinijnumMUopabjwit^ ac.proihdè Unperium ûi siàbdiùos amit-r fit y ut dùmitms^ servi pto de relictù kà^ biti dofnùiiunr. . .
.. uiUer çasus est ^ si rvx inxdkujitsr cUentelam^sdcontulit\^ cic regnwit quod^ libèriûih à m^oribm^ etpopukt tnadituin
330 tE GOUTERN EMENJ*
accepit^ alienœ ditioni martcipavit: Nom tUnc quamvis forte iiori eâ mente id agit populo plane ut incommodet : tamen quia (juod prcëcipuuinest regiœ dignita^ tis , ami&it , ut siimmus scilicet in regno secundum deum sit , et solo deoiiifenor^ atque popnlum etiam totam igiwrantem vel iiwituni cujas libertatem sartam ^t tectafn conseruare debuit ^ in alterius ^entis ditionem et potestatem dedidit ^ Kuic velut quadam regni ab aUenctione efficit , ut nec quod ipse^ in regno im~ • perium habuit retiheat ^ nec in eumciii collatum voluit , jurit quicquam trâns^ ferat , atque ita eb facto liberum jqm et suœ potestatis populum reUnquit , cufus rei exemplum unum annales Scotici sup'^ peditont. . ,
» <^noi donc , ne peut-il se trouver aucun ca3 dans Jequel le peuple ait droit de se soulever ,. de prendre les armes centre soù roi et de le détrôner lorsqu'il exerce tine domination violente, et tyrannique? Certainement il <ne saurait y en avoir aucun j tandis qu'un roi demeure roir La parole divme nousr enseigne assez cette vérité , quand elle dit ; -Honore le roi. .Celui qui résiste à la. puissance, résiste àPordohnance<iel)jeu.
»- Le peuple donc ne saurait avoir nul » pouvoir sur son roi , à moins que ce » souverain ne pratiquât des^choses qui » lui iîsseut perdre le droit et la qua* » HtéderQÎ; car alors il se dépouille » lui-même de sa dignité et de ses
. ». privit)éges ,. et devient un homiixe 3> privé ; et par le même moyen le » peuple Jui. devient su[iérîeur ; le » droit et Tautorité qu'il avait pen* » dant rintertègne , avant le courony> « ment de son prince , étant retournés » à lui. Mais veritablement.il n'arrive » guères^qu'un prince iasse des choses »^ -de cette nature , et que par consé- » quènt lui et le peuple en viennent » à ce point dont il est question,. Quand" »^ je médite attentivement sur cette ma- 7> père , je ne conçpîs que deux cas » où un roi cesse d'être roi et se dé- » pouîlle de toute la dignité royale et
\ .» de toiit le pouvoir qu'il avait sur 3) ses sujets. Winzerus fait mention 3) de ces deux sortes de cas. L*un ar-; ^).^rive lorsqu'un prince a dessein et K s'efforce de renverser le gouverne- » ment , à rexerîîple de Néron > qui • » avait résolu de perdre lesénat çt le » "peupTe romain, et de réduire eu n cendres et dans la dernière désola-
fe84 LE QOUVER^nSmE NT '
ni justifier, par sa commission, :ceiiX
aui les violent. La cammissioiî ou Porre d'un magistrat qui entrëiprend a*u- * delà du pouvoir qui lui a été commis^ n^est pas plus considérable que celle d'un particulier ; la seule différence qui Se trouve entre Tune et l'autre, consiste en ce que le magistrat a quelque autorité , a une certaine étendue pour cer* taines fins, et qu'un particulier n'en a îioint du tout. Apres tout , ce ji'est point la corî>;mission, mais l'autorité qui donne droit: d'agir , et il ne saurait j avoir d'autorité coi^tre les lois : du reste ^ . nonobstant c^tte résistance' qu'on, pet* fairie dans le cas proposé, la personne et l'autorité du roi sont toujours toutes * deux en siireté et à couvert, et par ce moyen, ni Qelui qui gouverne, ni le gouvei-nement. ne sont exposés^ quelques dangers.
IX. En troisième lieu , supposons un gouvernement bu la personne du principal magistrat né soit p(as sacrée de la manière que nous venons de dire, il ne s'ensuit pas que , quoiqu'on puisse légitimement résister à l'exerciee illégitime du pouvoir de ce magistrat, ou doive ^ sur lè moindre sujet, mettre sa f ersonùe en danger et brouiller le gou-*
c I V I L. : ii85
Vernement; car lorsque la partie offen- ^ sée ^eut, en appelant aux lois, être'réîablie et faireréparer le dommage quMle a reçu , il n'y a rien alors qui puisse.servîr de prétexte à la forcje, laquelle bn n'a drpit d'employer que quand on est empêché d'#p.peler aui lois , et rien ne doit être regardé cammè une violence (et une hostilité., que- ce qui ne permet pas un tel appçL C'est cela précisément ^ui met dans l'état dp guerre celui ^uî' .empêche d'appeler au^c. lois; et c'est ce xjui rend aussi justes et légitimes legàctions de ceux qui lui résistent. Un homme, l'épée à la main, me demande la pQurse , sur un grand, chemin , dans le rteraps (juç je n'ai pqut-:être pas iin 5oI dans, ma bourse^. Je puis sans dpi^te" légitimement tuer un tef hçmme : je ireraets entre, les raainsjd'uq autre ç^nt livres afin qu'il me les garde tandis que
Î*ç mets pied à terre; quand ensuite je es lui redemande, il re£use de me.let yendre et met l'épée à la rilain pour dé^ fendre par la force ce dont il est e^ possession 0t que je tâche de recomTer, Jje préjudice que ce dernier rue caus^ i3St cent, fois, ou, pjeutrétre mille fois plus gr^nd qi^e ççlùiqu'a eu dessein de
ipç çaiwejT le premier ^ p-«t-a^- te >c^^
î86 LE GOUTTEHNEMENT
voleur que j'aî tué avant qu'il m^eût fait
cela est palpable , c^est que Vun usant d'une violence gui menace ma vie , je ne puis avoir le temps d'appeler aux lois pour la mettre en sûreté, et quand la vie m'aurait été ôtée, il serart trop tard poùr^ recourir aux. lois, lesquelles De sauraient me rendre ce que j'aurais jperdu et ranimer mon cadavre. Ce serrait une. perte irréparable que les lois de la nature m'ont donné droit de prévenir, en détruisant celui qui s'est mis avec moi dans un état de guerre , et' qui me menace de destruction. Mais dans Pautrç cas , ma vie n'étant pas eiji danger, je puis appeler aux lois et recevoir satisiaction au sujet de mes cent livres. , ..
' X. En quatrième lieu, si jun macîs- ♦l'àt appujait dp son pouvoir des actes iUicites, et qii'îl se servît dé son autorité pour rendre inutiFe le remède per^ mis et ordonné par les lois., il ne Fau* jjmît pourtant point user du droit qu^^n a.dre l'ésî^ter j il ne faudrait point, dis^ rç, à l'égard même dlacteç manifestes 4è tjrannié , uèer d'abord tie ce droit
c r V r i*. 2liy
et troubler le- gonvernèment pour des sujets de peu d'importance ; car si ce dont il est question ne i'egarde que»
Quelques particuliers, bien qu'ils aient roit de se défendre et de tacher de recouvrer par force ce qui , par une force inj usle , leur a été rayi , néanmoins^ le droit qu'ils ont de pratiquer cela ne doit pas facilement les engager dan^ pne contestation dans l^iquelle ils ne, pourraient que périr , étant aussi impossible k une personne, ou à peu de personnes , de troubler et retiverser lé gouvernement lorsque le corps du
f peuple ne s'y croit pas intéressé , qu'il 'eat à un fi» et à un honime furieux |, ou à un homme opiniâtre et mécontent | de renverser un état biei^ affermi ; le peuple est aussi, peu disposé à suivre les uns que les autres;
- XI. Mais sdle pr.océdé in juste duprideâ on du "magistrat s'est étendu jusqu'au plus ^rand nombre des membres de la wciété et a atta(jué le corps du peuple , cil si l'injustice et l'oppression n'èsk iambée que sur pt^u de personnes ^ mai^ À regard de certaines choses qui sôtit de^ i^ dernière conséguence , en sorte A^e tou$^ soient persuadé^ en leur cpR9t^^n^à que It^SiioîS) leurs bien^ Uwm
libertés , leurs vies sont eu danger , et peut-être niême leur religion, je ne saurais dire que ces sortes de gens ne doivent pas résister à une force si illicite dont on use contré eux C'est un inconvénient , je Pavoue , qui regarde tous les gouverneinens dauîj lesquels les conducteurssontdevenusgénéralement suspects ' à leur peuple, et il ne saurait y avoir d'état plus dangereux pour ceux qui tiennent les rênes du gouve;:nement , mais où' ils soient: moins, à plaindre , parce qu'if leur était facile d^éviter un tel état; car. il est impossible qu'un prince ou un magistrat , s'il n'a en vue que le bieniïé^on peuplg^etla conservation de ses sujets et de leurs lofis,i3e le fasse connaître^ fet sentir^ tout de meine qu'il est impossible qu'un père de famille ne fasse remarquer à ses enfans j par sa conduite , qu'il les aime et prend sbiri d'eux.
« . XII. Si tout le nwnde observe que les prétextes qu'on allègue pour justifier une conduite sont entièrement opposés aux actions et aux démarches de ceux qui les. allèguent, qu'on emploie tout caque l'adresse, l'artifice et la subtilité ont de plus fort pour éluder les lois , qu'on ae sert du crédit et de l'avan-
tagQ
tage de la pi^érogative (i) d'une manière , contraire à la fin pour laquelle, elle a été accordée , qu^43n chpisii des ministres et des ^lagistratî5 subordonnés, qui sont propres à conduire lés choses à lin )oînt funeste et infiniment nuisible à a nation, et qu'ils sont en faveur plus ou moins, à proportion des soins qu'ils prennent et du zMe (ju'ils témoignent a l'égard de cette fin que le prince se propose , que déja'le pouvoir arbitraire a produit des effets très fâcheux, qu'oi>> favorîse\sous main une relii^ion que les lois proscrivent , qu'on est tout prêt à l'introduire et a l'établir solemne!lement par-tout , que ceux qui travaillent à cela sont appiiyés autant (ju'il est possible^ qu'on exalte cette religion et qu'on a prop.>se comme la mcilfeure, qu'une longue suite d'actions jnont^ent que toutes les délibérations du conseil tenclent-là, qui ej>t -ce alors qui peut sVmpêcher d être coXivaincuen sa conscience que la nation est çx osée à de grands périls, et qu'oq doit penser lout de bon à ^^ su» été et à son salut? Ea cette occasion, on est aussi bien londé que le seraient des gens qui, se troù-
(i) On a expliqué c -df»vant Ch. XIII. $. «• ce <ju'ou eateud par prérogative^
vanl dans un vaisseau, croiraient que le capitaine a dessein de les mener à Alger , parce qu'ils remarqueraient qu'il ^ en tiendrait toujours la route , quoique les vents contraires , le besoîp que son Taisseau aurait .d'être radoubé, le dé- . faut d'hommes et la disette de provisions le contraignissent souvent de chan* ger de route pour quelque temps , et que dès que les vents, Teau et les autres choses le lui permettraient, il reprendrait sa première route et ferait voile vers cette malheureuse terre pu règne l'esclavage.