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siècles et de tous les pays , puisque, jusqa'ici , il n'existe qu'un seul peuple duquel cela ait été vrai , et par des raisons toutes privatives à ce peuple. Il faut donc prouver que la France s'arrangerait aussi d'un papier-monnaie proportionné aux besoins de la circulation , ou reconnaître qu'en admi** niâtration il n'y a que des vérités relatives; et alors l'économie politique sera jug€6, puisqu'elle n'admet que des principes ab^ solus.
S'il y a une vérité incontestable en admi-nistration , c'est cependant la nécessité où elle se trouve sans cesse de se plier au génie des peuples. Chaque nation a jzn caractère qui lui est propre , et qui fait que l'institution qui convient à l'une, ne convient presque jamais à l'autre. Les anciens le savaient mieux que nous;; témoin leur respect pour les lois des peuples vaincus. Ces différences tiennent au climat , à la reli- ^on , aux mœurs , aux habitudes. Quoiquemoins tranchantes aujourd'hui, elles, suhsistent encore et sont très-faciles à recon-» naître. En Angleterre , il n'y a pas d'impôt
gâaes ausqueHes en ne puisse' assofâtk les/ dk&yevss daiasi la vue de seirvir le eommerce natronali Qeat que T AngUeterro est mue n»tkm essentneUoment) xxmm a«t n^ocei En Fraiu^, toute descente' du fisc, à dcmnczle est réputëe \9exali0ac hihy. Fopinicnni preraufi sur la loi ,< suur la neeesBÎte même. L'ki^ vidu; doM on troiioMe! lai obmeuve , voM Ik une humîHado»^ un^ outrage; et eeit îndi<^ vîdu, qui se révolte contre un commis , àKoïc^ câsiodftdiunt sîiapJB acte d'esœrci^e y a panemmaiifi supp<iMrté le plus^ temble des impâtsi^lâ aDBscr^ia)]!. Cest que^ la Fianee a sm^toue Te^iidi; militaire. IL'iralie avait re^u sa«ï& gsaaid méeonrtientement notm s^tême^ d'iia»p0sîtions: iiia conscriptlda faillit) la. umm^e em fe^ Clhose* étrange !! 1^ même hmm&e qui firémÎ5S£»v à la seule i'dée àes hasa^d»^ (fe* la g«eui?^, se* retirait hardiment sttap t» ma>nftaigne oik it dépl^oyait eoatre k^ gen-^ daarmerie rinteépidité d'un, vieux gpei!vadief ;; d'aflilres embrassaient le naétier dô biiigandi, et marchaient par bandîes qui défiaient \ta»
mciïeiué ttùwpe der Kgiie. L'expBcatîon àë nette eontradictioii apparente est dans TeapTh;des<ItaKefi9« tcmjouTs^ portes aux choses gïïndes eft éxArêmas^, bonne» on ttiauvaiiSÉS. y]ta]i& d<afujoard'hui esfi ékicofe Fltalie dei^ Româiii9, ssxJt les însdtmÂoni^ cpii ont chann^ lar dîreetîoii:* des^ esprits , sans f ieri ehanget^ aœr esprits mêmes.
Qw oserait mer que la' vaccine ne soie m bienÉiit pour rEnrope? Les* €hinois( laf reîdjtent eonvnfe \jsk fléatr, pafce qu elle les primerait d*isné maladie son» laquelle ils verraient périr de raiisère' leurs enfants y dan» les- Êmmes' si^ £r^quenteT qpui' deso^ l«lit te p»yâ , cm seraient iotcés de^ 1^ ea^poseir a«c bètés féroce? (i). En France, ^ <psanjè oti' ar des* l'aisons^ de epaindre une disettes, la^ |»remièife mesure^ qâe prescrit TAutoirhévcestllâ^defeisse d'employer legî^^' îndigkke auîc distilleries. Pareille prohibi^oni faîte dectî^ nne dvieismtaàisèir sêmbUbié en
(i)* liettreà' <f ;" docfeur Ândêhson , citées par le tVadocteur de^ rcmvragr dr M: Malthus ffar 1^" pTJptila' tîon, t, 3 , |r. 70, J .; ,
Suède, y fut la cause dune révolte (i). Trèsprobablement plusieurs de nos provinces s insurgeraient si on voulait grever le bled un impôt. Nous trouvâmes ce même impôt établi dans les ËtatSrRomains , qui en de< mandèrent instamment la conservation ; tant il est vrai qu en administration , nul principe n est absolu, sauf pourtant la nécesr site d'être juste, de toujours traiter les hommes avec les plus grands égards , et de respecter dans les peuples jusqu'aux préjugés qui les rendent heureux , quand la nxorale n'y voit rien à reprendre.
En ne s'arrêtant qu a la surface des choses^ on pourrait s'étonner aujourd'hui de la vogue qu'eurent pendant bien des années les économistes français. Sans expliquer les causes de cette vogue , j'en indiquerai une qui la fera comprendre : c'est l'unité de doc*trine qui existait parmi les adeptes. Smith est , sous ce rapport , beaucoup moins heureux que QuESNAY, raison pour laquelle il vivrait moins long-temps que lui , si, d'ail-
(i) Ëss^ sur la population, t, i, p. 3^%
xxj leurs , louvrage de la Richesse des nations n'ofiraît quelques parties qui ne peuvent périr* Déjà Smith n'est considéré par ses élèves que comme un écrivain timide, et il est certain que , depuis dix ans, la science s'est élevée à un degré de hardiesse qui proba-* blement la lui aurait fait désavouer, s'il avait pu prévoir à quels écarts elle conduirait un . jour. J'en fournirai des preuves qui étonneront- Au nombre des écrivains qui ont laissé Smith bien loin derrière eux , je place MM, RicAEBo et BucHANAN , Anglais tous les deux. Le dernier a donné , assez récemment , un nouvelle édition de Smith , qu'on dit fort estimée des économistes anglais parce qu'il l'a enrichie de plusieurs disser-^ tations où il pousse à l'extrême toutes les doctrines du maître. Nous devons à l'autre un traité d'économie politique dont la tra-. duction publiée en France , en 1 8 1 9 , ne nous a paai. rendu raison de la grande rétputation que M. Ricardo s'est faite dans son pays , réputation qui a déterminé M. Say à charger de notes le livre de cet écrivain, VeutHDn savoir ce que M. Ricakdo a prouvé
àsms ses âeux vx>lantés 7 rien;; car*, sspt}» qu on la lu , il ne reste dans Kespitit dpi^ beaacoup de fatigue. M. Bicâmio ne ft&-^ voque même pas le doute , parce; cp^il n'in^* téresse' le ieetenc h aucune de ses discufi»oiiis;> On finît par totit kii passe? dfin d'en étaler jthitèt quitte. M. BbckAiDo rakontie! ùeàhmrem^nt suv des fa^^potkësesi : Je sttpp&sâ qiéê^ l'argent ne ^miepmkds de ^^êdeyt. , ^.. . Je' sujûpose que la valeur écharïgeùble' Ses ehoMT rieêt fcanak dénmgéé pesf de^ ciYC&fMcame» aceidenùsttes . . . .^ . Jesïêppd^ ^ûe lev màm Qffp&r&enrwfa à nm mêmepeupie'. ... .> et % amiveàF^rMi^v de^^vre pendant '^ ou^ô pages'de fieUes sûpp09ÎtkMAs , ee <^v <50â&ntcr OU' ^«toh,^ doit atnenisr dés résultaits< d'une aip plkaMjn ttè^usâjëtte. L'quw^^ n'ew e^ pis moâsMs tirès^eKU^îeux et très-titite, en ce; qtt'iï mi@ithi^e M. &ArF ëii opposrtÎDi$ a pât^ pr^ constante avec M. Ricardo , <joî y'esfisouv&tui lui>-ménie avee IVC B0C}{A!NAn$p ,'quf l^esf a^usis^ a\>6e Smïh: J« dis cfùë^ €feJa est utile ;^ c^v lorsque les maitfês sont iensi? miauvaîse inteliîgenee, c'est une preuve que^ la science es^iBrè»'|^0u a^^an^e , (!yu bien^qu'eU^ 6SÇ€!ol|h^
XXH)
jecîtufa)^^^ et ÏQik v€>it de sake à qiM» s tu
tenir sur ses a^anlages poâsS^lesvM. Say , <^
a piiéirift la fo^ree de cette obfectîcM» ,» fait lai
refl^xion^ suHvante (i) : e If n est pas pri»-
XK dem en économie politique de' s^âayer
& dfti' principe lemieu» établi pour déduire
» constamment les« cocidé^bieRces les> plw
x> incontestables : » anreu* sicigiflièvenïent
pvécieusc parce qu il est in^ssîble de mtewft
battre en brèche toule FécamHSiie polidqae;;^
et en e&t^ c(ue faire d'une science dantl^
primipes les mkuax établis ont dts^ ^onsé-
çiêenûes irttantestiiMes^ ^'iî n'est pas prudent
de tirer ? M. Say a^ioute ; « Ge qu'il y a de>
ir vraiai£a>t împ€)Ptant dan» Vécdnoniie po^
•M fitique , e est de savoir em quoi consistenb
»t les>richessses^, pm^f^oelfirmoy^eiut elles se ixni^
»' tipUent et se déâniâseiiît : or ^ sur ces points
» essentiels ,. Smiiil^ Buchanajj ^ Malthus r
y> BiÊAEDo e;t Say soiit d'accoi^^ y» Et pour
mieux montrer cet accord , M. Sat réfute
M. RiCARDO depuis le commencement dii