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Nous le disons si souvent : « Qui n'entend qu'une cloch«, n'entend qu'un son. » Le fait imputé eût-il dans la bouche du dénonciateur toutes les couleurs de la vérité , le juge ne doit prendre contre Taccusé aucune prévention, avant d'avoir achevé la procédure. « Le mensonge est toujours le premier « en tout, ditGracian y\\ entraîne les sots par un on dit vul- « gaire , qui va de bouche en bouche. La vérité arrive tou- « jours la dernière, et fort tard i parce qu'elle a pour guide « un boiteux, qui est le temps. Les sages lui gardent toujours « Tautre moitié de cette faculté que la nature a tout exprès « donnée double. » (Homme de cour, max. 146). Que de choses apparaissent à l'œil et à l'oreille méchamment dites ou méchamment faites , lesquelles ne sont rien moins au fond ! Aristote assurait que le faux est souvent plus vraisemblable et paraît plus croyable que le vrai (Tapie). Aussi, quand on portait devant Alexandre, son disciple , une accusation sur le compte d'un tiers , il se bouchait aussitôt une oreille qu'il réservait , disait-il , pour l'accusé. Sans cette précaution , on s'expose à punir injustement, et le sujet, exaspéré, peut nier les fautes qu'on lui impute , taxer le Supérieur de crédulité ou de mauvais vouloir, et gagner à sa cause les esprits droits de la communauté.
Eussiez-vous d'ailleurs les preuves les plus convaincantes de la culpabilité , donnez au religieux tout le temps de s'ouvrir et plein pouvoir de se disculper. Ne l'interrompez point quand il se justifie , écoutez-le patiemment 3 ne montrez pas que vous vous défiez de ses excuses ni que vous êtes loin de les goûter, à moins qu'il n'y ait évidence complète de la faute. Appréciez ce qu'il y a ^^ plausible dans ses réponses ; admettez volontiers des circonstances atténuantes 5 ayez même l'attention délicate de lui en suggérer auxquelles il ne pense pas , afin de lui ôter tout soupçon que vous agissez sous l'influence de quelque préjugé, et de lui persuader que vous préféreriez mille fois le trouver innocent que coupable. Quel père, en effet, apprenant les écarts qu'on impute à son fils, ne prend d'abord sa défense, et n'est incomparablemcni plus
-^ 435 — satisfait de pouvoir le justifier que d'être contraint de le punir ?
Ne prenez jamais certaines mesures de rigueur dans le doute , sur des rapports incertains , lorsqu'il y a de fortes raisons en faveur du prévenu. Un Supérieur faible et inappliqué, pour s'épargner une perquisition ennuyeuse, ou dans la crainte de contrister le dénonciateur , se dirait à lui-même : « Il n'est pas possible d'éclaircir cette affaire , le plus sûr est d'écarter des emplois ce religieux , distingué d'ailleurs par son mérite. » Eh ! il ne voit pas que cette mesure de précaution est le plus dangereux de tous les pièges. Par là on n'approfondit rien , et l'on donne aux dénonciateurs , peut-être aux calomniateurs , tout ce qu'ils prétendent , on juge le fond sans examiner, on entre dans la voie de la suspicion et de l'arbitraire,
L'cquilé demande que le Supérieur proportionne la peine à la faute.
Autre chose est faillir par oubli , ignorance , surprise , fragilité, inadvertance , rarement , à la suite d'un violent combat ; autre chose faillir par malice, esprit de contradiction, méchanceté, de propos délibéré et souvent. Dans le premier cas, il suffit d'un avis pour prévenir les récidives ; dans le second , il faut une répression plus énergique.
Ecoutons saint Grégoire : « On doit quelquefois corriger « avec bonté. Ainsi , quand le pécheur tombe dans le mal « par ignorance ou par fragilité plutôt que par malice, il « convient de mettre beaucoup d'indulgence dans la correc- K lîon. Tandis que nous habitons celte chair mortelle ei « corrompue , nous sommes tous assujettis à ses infirmités ; K que chacun, par conséquent, apprenne de lui-même à « compatir aux faiblesses des autres , et prenne garde do a paraître oublier ce qu'il est, en mettant trop d'aigreur dans a les reproches qu'il fait. Il est aussi des circonstances où il
«c faut corriger avec sévérité, afin que l'àprelè du remède, « réveillant le malade , lui fasse sentir la grièvelé de son mal, « le danger qu'il court, et la nécessité de renoncer à ce qui « l'entretient. » {Past.,V. H, cap. 9.)
Dans les fautes de malice , la mauvaise volonté peut se trouver à des degrés bien différents ; il faut en tenir compte, tant pour suivre les règles de la justice que pour montrer la droiture de ses intentions. La foudre ne touche pas également les objets qu'elle rencontre : ce qui est mou et léger, elle Teffleurc à peine , ce qui lui oppose de la résistance, elle le fracasse et le pulvérise.
Nous lisons dans la Fie des Saints qu'ils punissaient quelquefois très-sévèrement des fautes légères : c'était pour empêcher que CCS fautes de légères ne devinssent grandes, et que la foule entraînée par l'exemple ne vînt à les commettre sans scrupule. Ce cas excepté, on passerait pour outré si l'on appliquait uniformément à toutes les fautes la même règle, et les inférieurs s'habitueraient, contrairement à ce que prétend le Supérieur, à regarder les plus grands manquements comme des peccadilles.
Il n'est point permis d'accuser et de punir sciemment à faux, en imputant à des religieux des fautes qu'ils n'ont point commises, même à dessein de les éprouver : du côté du Supérieur, ce serait mensonge 5 pour la communauté, il y aurait scandale; et qui peut prévoir l'effet que cette injustice produirait sur l'inférieur?
Dans certaines communautés, il est vrai , pour exercer le religieux et lui faire produire des actes de vertu héroïques, on le punit quelquefois pour des défauts qui ne le rendent pas coupable, ou on lui reproche publiquement en termes vagues gon peu d'humilité, de ferveur, de mortification; mais ces épreuves, pour être profitables , doivent être rares, ou du moins souvent interrompues : car toujours contrarier, ne jamais laisser en paix, serait une vraie persécution et pourrait déterminer une explosion fatale. A parler en général , il est mieux de ne pas soumettre ù tt€s H4;iics d'épreuves des sujets
qui ne le demandent pas ou en qui l'on ne reconnaît pas une très-liaule vertu. Comme on ne doit pas épargner la Iionlc à qui la mérite , il n'est pas juste d'humilier celui dont la régularité n'est digne que d'éloges. Qu'on ne dise pas que le religieux aspirant à se mortifier , c'est charité de la part du Supérieur de prendre à tâche de contenter son désir \ les vertus ne sont pas incompatibles entre elles, et si, dans le conflit de la mortification et de la charité, l'une doit céder à l'autre , c'est la moins parfaite. D'ailleurs, est-ce un vrai zèle que de donner lieu à de justes mécontentements , et de soumettre des vertus faibles encore à des épreuves peut-être intolérables?
Souvent, dit Lancitius, ce sera une pénitence assez grave pour l'inférieur d'avoir été vu de son Supérieur, par exemple, lorsqu'il violait la règle du silence ou entrait dans la chambre d'un autre. {De Condit» boni Sup,)
L'équité demande que le Supérieur ménage la réputation du coupaiJic.
V Qu'il ne reprenne donc publiquement que les fautes publiques , dans le cas où cette réparation est jugée nécessaire pour lever le scandale et confirmer la règle. Quelque réelle et con* sidérable que soit la faute d'un sujet, si elle n'est ni publique ni en voie de devenir publique, sa réputation reste et doit rester intacte. Il faut le reprendre en secret et, après l'avoir repris, procéder extérieurement à son égard avec la même bonté et les mêmes témoignages d'estime. C'est justice , fuite du scan^ dale , délicatesse qui le gagnera. Agir autrement, ce serait, d'une part, intimider toute une communauté, de l'autre , briser sans motif ce sceau d'innocence que le Rédempteur a mis sur nos fronts , ainsi que s'exprime admirablement saint Augustin (Ep, 185, arf Bonif.)i ce sceau d'honneur sans lequel l'homme ne saurait vivre , ce sceau de sainteté qui semble être une partie intégrante de l'ânw chrétienne , religieuse surtout;
ce sceau que Jésus-Christ a respecté dans Judas au moment même où il consommait son déicide 5 ce sceau enfin que Dieu se hâte de rétablir à ses propres yeux dès que le pécheur se repent, et qu'il daigne laisser à ses élus comme un titre de noblesse et un principe de gloire, quels que soient les crimes par lesquels ils avaient autrefois mérité de le perdre.
Ah ! gardez-vous de déchirer ce sceau', entamez-le à peine par nécessité. Ne dévoilez jamais si complètement à une âme toute sa noirceur, qu'elle ne puisse plus se souffrir elle-même ; ne lui laissez jamais entrevoir que vous savez tout ce qu'elle recèle dans ses profondeurs , surtout ne permettez jamais à la communauté de plonger ses regards dans ce sanctuaire que Dieu s'est réservé le droit de scruter seul.
On doit regarder comme secrète, dans une maison nombreuse, une faute connue seulement de deux ou trois religieux.
Il est pourtant un cas, très-rare sans doute, où le Supérieur pourrait, devrait même reprendre publiquement une faute secrète, c'est celui où les suites de la faute feraient courir un vrai danger à la discipline et où le coupable , déjà averti , n'aurait tenu aucun compte de la correction privée.
2° Que le Supérieur ne permette à personne de se joindre à lui pour blâmer ou affliger celui qui est repris : ce serait avilir l'autorité, soulever le religieux ainsi humilié et ses amis contre ces coadjuteurs officiels ou officieux. On pourrait même appréhender que le coupable, ainsi flétri en présence et par tant de témoins, lacéré dans sa vie entière, dont chacun relève à Fenvi quelque circonstance , voyant sa réputation entièrement perdue , ne s'abandonnât en désespéré à tous les désor* dres.
3^ Qu'il ne reprenne jamais devant des étrangers et, pour la même raison , qu'il évite avec le plus grand soin de laisser parvenir une faute à leur connaissance.
On doit s'examiner sérieusement sur ce point. Une indiscrétion au parloir ou ailleurs est sitôt commise ! et en faut-il davantage pour ruiner un sujet, humilier toute une communauté et jeter le discrédit sur la vertu?
4" Que le Supérieur ne dise ni ne fasse rien qui dénoie du mépris pour le coupable ou qui attire sur lui le mépris de la communauté. L'humiliation et le mépris sont deux, choses bien différentes. L'hmniliation peut être infligée par un motif de charité , le mépris ne peut en aucun cas être témoigné sans outrage ; et si le Supérieur, en vertu de sa charge, a le pouvoir d*abattre l'orgueil et de confondre Faudace du coupable, il n*a jamais celui de lui insulter ni de le faire insulter par personne. « De quelque côté que vienne l'insulte, dit saint Jean- << Chrysostôme, elle est mal reçue : si d'im inférieur, nous la « traitons de folie; si d'un égal, nous l'appelons malhonnc- « teté;sid'un Supérieur, nous ne l'approuvons pas davan- « tage. » (Jlom. 39, m Jclus JposL)
Reprocher à un sujet la bassesse de son extraction, c*est lui dire équivalemment qu'il ne saurait avoir ni talent ni vertu, dépourvu qu'il est d'une particule devant son nom. Lui reprocher un défaut corporel , ou son état d'infirmité, ou son peu de capacité, c'est lui déclarer qu'on le regarde comme un importun fardeau. Lui reprocher la modicité de sa dot, c'est faire conclure qu'on ne dédommage la communauté ni par ses services, ni par l'édification, ni même par la bonne volonté. Ah l le cœur n'est jamais insensible quand on le blesse dans l'endroit le plus vif et le plus délicat , l'honneur. Le mépris est payé par le mépris , on en vient jusqu'à se dégoûter d'une communauté d'où la politesse est bannie non moins que la charité.
L'équité demande que le Supérieur ne punisse que îe coupable , et une seul<j fois pour la môme faute , sans rétroaction et sans acception de personnes.
1" L'ccfuilé demande que le Supérieur s'arrête au seul coupable et n'enveloppe point dans la même punition des religieux complètement innocents, sous prétexte qu'ils ont quel' qr.cs rapports avec lui.
Il ne faudrait donc point punir celui dans la chambre duquel un autre est entré sans qu'il l'ait appelé. Moins encore faudrait-il priver de la récréation toute la communauté pour la faute d'un seul : ce serait allumer un incendie et, pour un ou deux esprits indisciplinés, jeter dans l'abattement des religieux pleins de régularité.
2*^ L'équité veut que le Supérieur ne reprenne et ne punisse jamais une même faute qu'une seule fois.
La correction faite, ne parlez plus de la faute ; paraissez même l'avoir oubliée entièrement. Revenir plusieurs fois sur le même objet, quand le coupable est amendé, annonce un esprit étroit et chagrin, et ne peut qu'envenimer un cœur déjà aigri-, Dieu lui-même ne punit pas deux fois la même faute.
Z^ L'équité exige que le Supérieur ne punisse pas, avec la faute d'aujourd'hui, des fautes demeurées impunies dans le passé.
En correction, comme en droit, il faut admettre une sorte de prescription. Un Supérieur qui réclamerait les arrérages se rendrait souverainement odieux, et trouverait ainsi le moyen de punir même après le plus complet amendement.
On peut cependant rappeler une faute passée restée impunie , pour convaincre le sujet de sa culpabilité , pour l'aider à constater une habitude et l'avertir qu'on a l'œil sur lui.
4^ L'équité ne permet pas à un Supérieur d'avoir deux poids et deux mesures : un poids et une mesure pour des «ujets peu considérables qu'on croit pouvoir punir sans risques ; un poids et une mesure pour des sujets importants , capables de parler haut et de susciter des embarras.
Les maux produits par cette acception de personnes seraient incalculables 5 les religieux sur lesquels on ferait peser le joug de la règle s'abandonneraient ouvertement aux murmures, et ceux qu'on épargnerait deviendraient ingouvernables.
On ne doit ccDcndant pas confondre avec racceplion de
personnes les ménagements dus à l'âge , au rang, à îa vertu, au caractère, etc., ainsi qu'il sera dit au chapitre de la Discrétion,
L'équité demande que le Supérieur ne fasse pas parvenir sans une vraie utilité une faute à la connaissance des Supérieurs majeurs ni de ses successeurs.
Pourquoi vous hâter de transmettre cette faute au Supérieur majeur? Si vous avez corrigé en particulier le coupable et qu'il se soit amendé, qu'est-il besoin de traîner encore en hauts lieux les lambeaux d'une réputation déjà trop entamée ? « Cette dénonciation serait pire que la pénitence infligée , dit « Lancitius, et la conscience du Supérieur lui crie en ce cas : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit à toi-même. » {De Condit. boni Siip.). Si vous ne l'avez pas encore corrigé, que prétendez-vous parce rapport impatient? N'y a-t-il pas quelque lieu de craindre que ce compte rendu ou ce conseil demandé ait moins pour but d'aviser à l'amendement de votre frère, que de vous faire valoir et peut-être de vous laver du reproche trop mérité d'une rigueur excessive que vous commencez à appréhender?
I! est des cas, sans doute , où il est nécessaire de prendre l'avis de personnes sages ; mais alors il ne faut mettre dans la confidence que le nombre de personnes strictement nécessaire , en les avertissant que l'obligation du secret, et du secret le plus inviolable , les atteint aussi bien que le Supérieur. Combien de circonstances, d'ailleurs , où il suffirait d'exposer le fait ou un fait analogue, sans nommer le sujet?
Quand une communauté s'est une fois aperçue que le Supérieur croit et répète tout , qu'il précipite son jugement et brûle de le faire partager à d'autres , qu'il colporte partout les fautes les plus secrètes , aujourd'hui devant son conseil , demain aux oreilles du confesseur, dans deux jours à celles du Supéri()ur majeur, tant qu'enfin la réputation des religieux
est ruinée dans Tesprit de tous ceux dont ils ambitionnaient le plus l'estime , cette communauté regarde , non sans quelque raison , ce Supérieur comme un étourdi incapable de garder un secret, et par là même indigne de toute confiance. Et parce que les hommes se gouvernent plus par l'opinion que par la réalité , par ce qui paraît que par ce qui est , il résulte de cette disposition que, si la communauté est une fois prévenue contre le Supérieur sur un point de gouvernement aussi grave , ses premières impressions restent comme ineffaçables et ses premiers jugements comme inflexibles , elle ne tient presque plus aucun compte de ce qui vient de lui, et son ministère est en grande partie paralysé.
L'équité veut enfin que le Supérieur , après une correction suivie de l'amendement, ne laisse subsister ni prévention dans son esprit ni notes noires dans ses cartons. La justice qu'il exerce n'étant autre chose qu'une participation de la justice de Dieu, il ne doit pas la pousser plus loin que Dieu, ni s'obstiner à perpétuer le souvenir et les effets d'une faute depuis longtemps effacée. Qu'il remette donc le sujet dans son premier état , et le traite comme s'il n'avait jamais failli ; qu'il abolisse toute espèce de monuments capables , en transmettant l'histoire de sa chute , de compromettre son avenir. Serait-il innocent devant Dieu le Supérieur qui ne saurait ni oublier une faute , ni déposer une mauvaise opinion conçue , ni rendre une confiance entière ; qui , sur un ou deux faits , baserait éternellement sa conduite et prendrait texte de là pour toutes ses informations 5 qui , en léguant à son successeur toutes les pièces d'un procès criminel , semblerait avoir à cœur de dégrader et de perdre sans retour les coupables ?
Qu'il y ait parfois nécessité ou utilité, pour le bien du su je ou dans l'intérêt de la communauté, d'informer le successeur , par exemple, lorsqu'une habitude ou un vice de caractère font courir un vrai danger, c'est ce qu'on avoue. Mais , dans le cours ordinaire des choses, qui ne sait que le religieux, après quelques avis sagement donnés , se reforme et ne désire rien tant que de se rendre digne d'une vocation pour laquelle ii a
tout sacrifié ? Eh ! où en serait le Supérieur lui-même, si Dîeu 86 montrait à son égard aussi dur et aussi impitoyable ?
Sous le poids de sa honte et de son chagrin , que ferait un pauvre religieux signalé à chaque nouveau Supérieur et peutêtre stigmatisé aux yeux de la plupart de ses frères ? S'il n'était doué d'une patience et d'une vertu héroïques , ne se croirait-il pas en droit d'accuser et de noircir à son tour ; et le dénoûment pourrait-il manquer d'être ou une antipathie qui durerait jusqu'à la mort, ou la perte d'un sujet à qui la vie religieuse n'apparaîtrait plus que comme un scandale et ur piège?