‹ Du hachisch et de l'aliénation mentaleChapitre 6 sur 15 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Conditions physiologiques et pathologiques favorable au développement des hallucinations.

Il résulte des considérations auxquelles nous venons de nous livrer, que les hallucinations, comme tous les phénomènes du délire, sans exception , tirent essentiellement leur origine de Yexcitation , modification cérébrale qu'au point de vue psychologique on doit regarder comme identique à l'état de rêve ordinaire.

Ces données, fournies par l'observation intime , nous ont placé à un point de vue entièrement nouveau, duquel nous avons résolu d'examiner ïe plié-

nomène des hallucinations dans son plus complet développement.

Sans attacher autrement d'importance à ses caractères extérieurs, aux dénominations que les préjugés , la superstition ou l'imagination de quelques écrivains systématiques lui ont parfois imposées, nous avons étudié avec soin les diverses circonstances physiologiques ou pathologiques dans lesquelles il se montre plus particulièrement.

Le résultat de ces recherches a été la confirmation la plus complète de l'opinion que nous avons émise précédemment louchant la nature psychique des hallucinations.

C'est ce résultat que nous consignons dans les pages suivantes. Nous avons étudié les hallucinations dans des conditions d'origine en apparence de plus en plus éloignées de celles particulières au hachisch, plus rapprochées, au contraire, des causes ordinaires de la folie.

Aucun auteur, que nous sachions, n'a fait du sujet qui nous occupe l'objet de recherches spéciales; cependant, en passant en revue les opinions des principaux aliénistes touchant les hallucinations en général, nous y découvrirons de nouvelles preuves à l'appui de celle que nous soutenons.

Ces recherches nous occuperont en dernier lieu.

Étudions d'abord le mode d'action de certaines causes qui paraissent avoir le plus d'analogie avec le genre d'influence exercé par l'extrait Je chanvre indien sur nos facultés morales; nous nous couvain-

crons que les résultats psychologiques sont essen r tielleinent les mêmes.

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