PE PES
M. Armand-Delille'a insisté sur leur existence, il ÿ a: déjà plusieurs années. M: Cord en a, dans sa thèse en 1933, donné des schémas fort intéressants à consulter. Utilisant une opportunité offerte par M. Hovelacque, il a fait des coupes transversales d’un thorax congelé, thorax d’un homme adulte normalement constitué, mais. mort accidentellement. Sur les coupes passant dans. les divers étages du hile, il a noté « l'important développement du poumon rétro-hilaire, comportant une: profondeur de 7 à 9 centimètres, une largeur de 5 à 7 centimètres ». Le cul-de-sac médiastinal antérieur, dit pré-hilaire, lui est apparu « étroit », formant comme une « mince languette ».
Scissures. — Les scissures pulmonaires s’enfoncent jusqu’au voisinage du hile, sans pourtant l’atteindre: normalement, puisque les limites du hile sont formées. par la réunion des racines des lobes.
Les grandes scissures droites et gauches, très obliques. en bas et en avant, croisent le hile en dehors presque verticalement. À droite, la petite scissure se détache de la grande un peu en arrière du hile, à la hauteur: environ de son élage moyen, mais, contrairement à la description des auteurs classiques, loin de croiser le hile horizontalement, elle le croise franchement en direction oblique en bas et en avant, pour atteindre la paroi antérieure thoracique au niveau de la projection de l'extrémité inférieure du hile. Cette particularité, notre maître, M. Armand-Delille et M. Lestocquoy
ont bien voulu nous la faire remarquer sur toutes nos.
EM pièces anatomiques. Une étude spéciale des scissures. de MM. Grandgirard et Webber a permis à ceux-ci de faire la même observation.
Cette direction des scissures est de grand intérêt. Elle permet de comprendre à quel lobe appartiennent. les culs-de-sac rétro- et pré-hilaire considérés. En
Poumon droit, vue externe.
On remarque l’obliquité nette de la petite scissure. (— : repère du hile pulmonaire.)
arrière des hiles les culs-de-sac pulmonaires font partie du lobe inférieur. En avant et à gauche, le cul-desac antérieur appartient au lobe supérieur. A droite le lobe moyen est seulement par sa racine préhilaire ;
par contre, le lobe supérieur vient se rabattre franchement devant le hile comme un couvercle. Cette disposition permet de comprendre que les lésions préhilaires
droites, ainsi que nous le verrons plus loin, appar--
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‘tiennent le plus souvent comme à gauche au lobe -supérieur exclusivement. ve
Nous avons reproduit à la page précédente un ‘schéma, d’après MM. Armand-Delille et Lestocquoy,
de la disposition des scissures à droite.
Régions hilaires dans la tubereulose. — L'observation de la région hilaire pathologique est plus'aisée et plus riche aussi en enseignements quand elle s'exerce sur des pièces anatomiques d'enfants.
On est tout de suite frappé dans ce cas de l'importance des adénopathies sises au hile pulmonaire. Quasi constantes chez tous les enfants morts de tuberculose, elles revêtent l’aspect soit de caséifications massives, soit de simples intumescences, avec des graduations intermédiaires.
La caséification massive des ganglions est la forme
anatomique la plus fréquemment rencontrée dans les -autopsies, parce qu’elle a évolué le plus souvent parallèlement à des lésions massives mortelles ; c’est en général celle relevée chez le nourrisson. Elle est moins fréquente chez le grand enfant. Les ganglions caséeux forment de gros amas iaunâtres dont l'aspect et la consistance rappellent le « marron cuit ». On les voit -entourés d’une coque scléreuse et, constatation à retenir, parfaitement isolés des autres organes du pédicule et du parenchyme proche périhilaire, et, aussi, parfaitement énucléables. On remarque distinctement entre les ganglions et les autres organes un plan de «Clivage.
Es PÉdEE
L’intumescence par inflammation tuberculeuse des ganglions bronchiques, étant donné ses rapports avec des lésions ordinairement guérissables, se rencontre rarement sur la table d’autopsie. Aussi les pièces dont nous pouvons faire état sont-elles celles d'enfants morts de maladies intercurrentes.
Les ganglions intumescents sont plus ou moins nombreux, gros comme une amande, élastiques, de couleur gris rosé. A la coupe, on peut noter de petits nodules en voie de caséification ou de calcification. :
Chez l'adolescent, chez l'adulte, les adénopathies, sauf les cas de primo-infection tardive, sont moins facilement observables ; elles ne frappent pas l'attention, il faut les rechercher. Les ganglions sont ici « noirâtres à contours circulaires, ne dépassant en général guère le volume d’une cerise ; ils sont parsemés de taches grises irrégulières, mais ne présentent pas de caséification appréciable. Ils ne sont pas davantage scléreux ; ils sont plutôt œdémateux à l’état frais. Ils ne présentent pas de périadénites » (Rist, Ameuille). En recherchant avec soin, on note encore parfois des petites masses hyalines partiellement calcifiées, séquelles des primo-infections.
En somme, au niveau du hile, se situe une lésion observable sous forme d'hypertrophie des ganglions, d'autant plus importante et visible sur les piècestémoins appartenant à des individus jeunes.
L'adénopatfie hilaire n’est donc pas au point de vue
anatomique matière à controverse. Fort douteuses R. Lebreton-Pevet 3