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“utif. Les formes caséeuses sont Le témoin de lésions massives, généralement mortelles ; c'est pourquoi, sur les pièces anatomiques, on note surtout ce dernier aspect.
Ces formes se voient plus spécialement chez le nourrisson ou l’enfant qui vient de subir une contamination massive. Elles sont parfois isolées sur le cliché thoracique ; elles évoluent plus souvent simultanément avec un bloc énorme parenchymateux plus ou moins caséeux ou encore avec un semis de petites taches miliaires disséminées dans les deux poumons.
Les adénopathies congestives se rencontrent chez les plus grands enfants, accompagnant plus particulièrement les spléno-pneumonies de la deuxième enfance.
Les adénopathies calcifiées, telles que nous les avons décrites chez l'adulte, sont aussi fréquemment rencontrées chez les grands enfants : elles sont isolées, témoins d’une infection ancienne, ou évoluent de pair avec des lésions de réinfection.
Ainsi certaines particularités linéaires des ombres peuvent porler à penser que celles-ci traduisent des lésions hilaires ganglionnaires.
2° Lésions parenchymateuses. —— Mais on ne saurait se -Satisfaire de ces apparences, surtout quand elles résultent de la lecture d’un seul cliché pris en position frontale. Il faut demander un cliché de profil. On aura alors souvent l'occasion de constater soit que l'ombre n’est aucunement hilaire, ganglionnaire, mais
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située loin du hile ; soit qu’elle est à la fois ganglionnaire el parenchymateuse. La présence de bacilles dans les crachats ou dans le lavage d’estomac, dans les cas où il n’existe aucune autre ombre située en plein parenchyme pulmonaire, permettrait à elle seule d'affirmer que la lésion n’est pas uniquement ganglionnaire. Mais cette recherche n’est pas toujours positive. La radiographie de profil est dès lors indispensable.
Ses indications sont généralement précises :
Tantôt, elle confirme que la lésion est seulement ganglionnaire : l'ombre reste, dans ce cas, fichée dans les arborisations hilaires, toujours aussi nette dans ses limites.
Tantôt, elle nous révèle que la lésion est seulement parenchymateuse, située loin du hile dans les culs-desac médiastinaux antérieurs ou postérieurs.
Tantôt, enfin, le profil montre l'association des deux sortes de lésions. MM. Rist et Lévesque insistent sur ce point : e Les images hilaires.. peuvent représenter, et c’est souvent le cas, la superposition inextricable des lésions parenchymateuses et des adénopathies satellites. »
Si la lésion parenchymateuse est loin du hile, le profil radiologique dissocie facilement les deux sortes de lésions. Maïs il y a des cas, 6 % des cas de primo-infection, nous apprend M. Ribadeau-Dumas, où « le nodule initial peut se localiser aux angles de bifurcation des grosses bronches ». Dans ce cas, on ne peut plus distinguer facilement les ombres. Mais on ne saurait deman-
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der à la radiographie des précisions trop grandes et moins encore conclure d’une contiguité apparente à une continuité anatomique.
L'essentiel finalement est de ne pas chercher, d’après de simples images, des précisions anatomiques trop grandes, mais plutôt de reconnaître qu'il existe non seulement des lésions ganglionnaires mais aussi parenchymateuses évolutives, et d'agir en conséquence pour
le bien du malade.