‹ Du Hile Pulmonaire Dans La TuberculoseChapitre 37 sur 41 · PT NES · texte numérisé non relu

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sieurs fois defigure. Toutefois l’histoire des lésions dans le temps est parfois reconstituable. On peut fréquemment, sans se tromper, affirmer que telle lésion est plus ancienne ou plus récente que l’autre. Ces appréciations sont de plus grandement facilitées si on a sous les yeux, en même temps que la pièce pulmonaire, les radiographies prises durant le cours de la maladie.

Il nous a été donné de pouvoir examiner des pièces de malades morts d'infection intercurrente et qui avaient présenté des ombres dites de lymphansgite ; ces ombres, par suite de l’évolution rapide de la maladie, n'avaient pas eu le temps d'évoluer. Or, comme M. Bezançon, nous n’avons relevé aucune trace de lésions dont puisse s’autoriser la pathogénie de la lÿmphangite tuberculeuse rétrograde.

Cependant, ces cordons de lymphangite, révélés, dit-on, par les radiographies, mais que nous avons cherchés vainement sur les pièces anatomiques, apparaissent peut-être sur les coupes histologiques. L’histologie pourrait avoir ainsi le dernier mot.

M. Huguenin a consacré beaucoup de temps et de soin à l'examen de ces coupes. Voici ce qu’on en peut retenir.

Il est très difficile de mettre en évidence des lÿmphatiques au niveau des poumons. M. Huguenin les a recherchés en vain dans la périphérie des ganglions hilaires. Il en a localisé seulement autour des foyers parenchymateux, plus exactement autour de « formes œdémateuses telles que les splénopneumonies. Les lymphatiques sont gorgés de cellules provenant certai-

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ne be

nement des lésions alvéolaires ». Cette dernière constatation est très intéressante. Elle ‘brouve que, s’il y a parfois lymphangite, celle-ci naît dela lésion parenchymateuse au lieu de la créer. La lymphangite part du foyer pulmonaire, elle ne s’y rend pas. C’est une loi commune aux vaisseaux lymphatiques.

M. Doubrow a de son côté étudié « les états-séquelles » qui nous sont présentés comme des cordons de sclérose, résidus de lymphangite guéries. Il s’exprime ainsi : « Comment expliquer cette couronne périfocale qui entoure quelquefois... les condensations ? Nous ne pensons pas qu'il s'agisse de bandes de sclérose périlobulaires ayant pour point de départ une lymphangite rétrograde. La principale raison qui nous empêche d'admettre cette hypothèse réside dans l’absence de toute systématisation de la sclérose. Une bande de sclérose n’est jamais limitée par l’ancienne cloison interlobulaire, elle est le plus souvent périnodulaire. Elle a pour primum movens le métamorphisme collagène de la fibrine qui crée une néoformation conjonctive, celle-ci n'étant en aucune façon influencée par la topographie du lobule primitivement existant. »

M. Doubrow est catégorique dans ses conclusions. Il peut d'autant mieux l’être que, avec MM. Rist et Froment, étudiant au microscope les ganglions hilaires, il a pu, dans certains cas, prévoir leur comportement dans l'avenir des tuberculeux. « Les réservoirs de bacilles tuberculeux, observent MM. Rist, Doubrow et Froment, se trouvent dans les ganglions hilaires ayant

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