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s'incorporait à nos techniques. Où note alors bientôt des discordances entre les renseignements cliniques et ceux des appareils radioscopiques et radiographiques. Il fallait ajuster, rajuster, ou reviser.
Mais les signes étaient, et sont encore dans une certaine mesure, matière à interprétations. Les risques d'erreurs étaient grands. On les courut, à en croire M. Rist. « Les radiologistes, écrit en effet celui-ci, ne se firent pas faute de torturer l'interprétation de leurs clichés pour la faire concorder avec celle des cliniciens. On donna un sens pathologique à toutes sortes de figures normales. » Et le même auteur de qualifier alors les pratiques qu'il désapprouvaïit d’« impressionnisme ».
Nous ne préjugeons pas le point de savoir si les. notions de « tuberculose hilaire » et « périhilaire » doivent à des erreurs radio-séméiologiques initiales ou continues de s'être constituées. Nous notons seulement que la radiographie permit d'observer aux stades initiaux de la tuberculose pulmonaire des ombres qui, sur les clichés de face, se situaient dans la région moyenne et juxta-cardiaque des champs pulmonaires, région dite de projection hilaire. On décrivit alors une « hilite » et une « para- ou péri-hilite » tuberculeuses.
Les appréciations furent diverses. Maints spécialistes firent leurs les nouvelles notions. Certains les considérèrent comme insuffisamment établies. D’autres, enfin, à l'exemple de M. Armand-Delille, s'étant «fforcés de se faire une opinion personnelle basée sur les contrôles anatomiques, furent conduits à assumer une
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position de critiques. 11 nous reste de ce mouvement des esprits des témoignages littéraires publiés en différentes langues.
Nous nous proposons de retracer ici, pour les confronter le plus synchroniquement possible. les deux principaux courants d'opinions.
La présente thèse nous a été inspirée par M. Armand- Delille. Nous lui devons beaucoup. Nos deux années d’externat dans son Service à l'hôpital des Enfants- Malades auront été pour nous les plus fécondes. C’est d’un cœur ému que nous en remercions ici notre bon maître.
Nous somines heureuse aussi d'exprimer à M. Lestocquoy, son assistant et collaborateur, qui fut pour nous un guide aussi bienveillant qu'éclairé, et nous prodigua conseils et suggestions, notre cordiale gratitude.