TS A
qui prend naissance dans les parties profondes du poumon, autour de la racine du hile, et tend à se propa-
ger à l'extérieur en forme d’éventail ».
Mais si c’est à l’étranger, en Allemagne notamment, que la conception nouvelle semble avoir vu le jour, c'est à l'étranger aussi, c’est en langue allemande, que cette conception subira les premiers arrêts, provoquera les plus serrées des critiques.
Dès 1922, Graff et Kupferle s'inscrivent nettement contre le rôle qu'on veut attribuer au hile. Bien de leurs critiques n’ont pas aujourd'hui été dépassées. Elles s'inscrivent finalement en faveur de l'hypothèse d’un début tuberculeux apical, d’une évolution « cranio-caudale ». En tout cas, disent-ils, « il n’y a pas de tuberculose périhilaire ». Avec vigueur, ils exorcisent la nouvelle forme de tuberculose des nomenelatures phtisiologiques.
Jusque-là et même postérieurement, la question ne semble pas en France avoir beaucoup passionné nos spécialistes. Les premières réactions sont conformes à la démarche habituelle de l'esprit ; elles se manifestent sous la forme initiale du doute. On questionne, on émet des hypothèses.
Méry, ses collaborateurs, MM. Salins et Détré (1914) se demandent ce que représentent les ombres anormales du hile, en particulier celles triangulaires. Sûrement « des adénopathies qui refoulent le poumon devant elles ». Mais, notent-ils prudemment, « la plèvre, le parenchyme, les gaines lymphatiques parti-
cipent-ils au processus ? Par la comparaison des