‹ Du Hoquet dans la PneumonieChapitre 17 sur 23 · OBSERVATION V. — S.-J. N · texte numérisé non relu

OBSERVATION V. — S.-J. N

Aulopsie le 23 juillet 1902, pratiquée par M. le Professeur Devic.

Poumon gauche. — Adhérences de la plèvre au niveau du sommet. Emphysème peu marqué du bord antérieur. Cicatrice assez profonde du lobe supérieur avec tissu fibreux bien développé. Pas de tuberculose récente. Tout le lobe supérieur crépite, mais est le siège d’un œdème extrêmement marqué. Le lobe inférieur est beaucoup plus lourd, plus dense que le supérieur. Sa moitié supérieure crépite et est également le siège d’un œdème très marqué. Sa moitié inférieure est beaucoup plus dense, plus lourde, à peu près uniformément, sauf à l’extrème base. À la surface de la coupe, il y a, au centre, des ilôts granuleux faisant un peu saillie, et, à la périphérie, une zone lisse traversée par des bandes fibreuses très peu épaisses. Un fragment de ce parenchyme, immergé, reste entre deux eaux. La plèvre, à ce niveau, a perdu son aspect lisse et est nettement dépolie. Il ÿ a même, à l'extrême base, quelques petits exsudats.

En somme, il s'agit ou de broncho-pneumonie à petits noyaux

isolés, ou de splénsaition avec zone corticale d'atélectasie.

À la surface de la coupe, en plusieurs points, on voit sourdre un peu de pus

Poumon droit. — Beaucoup plus volumineux que le gauche: Adhérences de la plèvre au niveau de la scissure interlobaire et un peu à la plèvre diaphragmatique. Cicatrice ancienne bien marquée du sommet sans symphyse à ce niveau-là.

Le lobe supérieur crépite encore; gros œdème ; la partie la plus inférieure est déjà en état d’hépatisation. Tout le lobe moyen est dans un état intermédiaire entre l’hépatisation rouge et l’hépalisation grise. Ilen est de mème dans le lobe inférieur qui est absolument dans le mème état. Cette hépatisation n’a rien de tuberculeuse. La pleurésie occupe toutes les parties correspondant aux points

hépatisés. IL y avait de la pleurésie médiasline du côté droit.

Ces deux autopsies sont absolument concluantes. La première relate une pleurésie médiastine gauche avec exsudats assez épais, une pleurésie médiastine droite moins marquée, une pleurésie diaphragmatique gauche avec adhérences considérables et, enfin, une pleurésie diaphragmatique droite enkystée. Le poumon était le siège d'une pneumonie franche bien nette. Le phrénique élait sain.

La seconde autopsie relate dans le poumon l'existence d'une pneumonie un peu moins typique. On y trouve une légère adhérence de la plèvre diaphragmatique droite et une pleurésie médiastine du même côté.

Preuves cliniques. — Donnons d'abord les symptômes de la pleurésie diaphragmalique. Le malade se plaint d’un point de côté plus inférieur que dans la pleurésie ordinaire et aussi beaucoup plus douloureux. Sur le trajet du phrénique, la pression est douloureuse entre les deux

faisceaux inférieurs du sterno-mastoïdien (point scalé-

RO

nique); à l'intersection de deux lignes, dont l’une continue la partie osseuse de la dixième côte, et l’autre le bord du sternum (bouton de G. de Mussy): le long de la base du thorax, aux insertions du diaphragme ; le long du sternum dans les espaces intercostaux. On observe une dyspnée excessive, même de l'orthopnée avec respiralion convulsive et voix entrecoupée. Le hoquet a été plusieurs fois observé ; il se répète fréquemment. Assez souvent, il ya des nausées pénibles suivies parfois de vomissements. Le rire sardonique serait exceptionnel. Enfin, on a signalé de l'ictère, du météorisme, du délire.

Les signes physiques sont presque nuls ; immobilité du diaphragme ; parfois, abaissement du foie. Rien à la percussion ou matité légère à la base du thorax; vibrations parfois diminuées du côté malade ; affaiblissement de la respiration par immobilité du thorax, parfois frottements.

Quant à la pleurésie médiastine, son diagnostic est très difficile, souvent impossible. On recherchera le syndrome médiastinal de Dieulafoy : dyspnée, accès d'oppression, tirage, cornage, toux coqueluchoïde, dysphagie, troubles de la voix, circulation thoracique complémentaire, hoquet. Comme signes physiques, rien ou seulement matité à droite ou à gauche de la colonne vertébrale.

Relisons, maintenant, nos observations et cherchons-y des symptômes analogues à ceux que nous venons de décrire. L’obs. IT reproduit presque au complet le tableau classique de la pleurésie diaphragmatique. Douleur à la pression sur le trajet du phrénique, avec un maximum au niveau du bouton de G. de Mussy.

n'avait pas le point scalénique, mais le 5 juin, ce signe

Au début, le malade

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