PRET
des adultes de 7, 29, 30 et 42 ans et aussi des malades plus âgés, 57 et même 77 ans! (1)
En somme, tout individu susceptible de prendre une pneumonie, pourra présenter du boquel au cours de sa maladie. Par conséquent, ne se trouvent exclus de ce cadre, que les enfants, plus enclins, comme on sait, à la broncho-pneumonie.
Par rapport à l'évolution de la pneumonie, quand débute le hoquet? quand se termine-t-il ? combien dure- il? Le hoquet ne débute jamais en même temps que la pneumonie. Il survient postérieurement au frisson solennel et au point de côté. Il se montre parfois pour la première fois le sixième ou le cinquième jour de la pneumonie, parfois plus tard, jamais avant le troisième ou le deuxième jour.
Il se termine à des époques variables, sans présenter de rapport avec la défervescence. En effet, la plupart du temps, le hoquet persiste, alors que la température est tombée, et cela pendant quelquefois 5 jours. D'autres fois, il cesse bien que la température se maintienne à un niveau élevé.
Sa durée varie peu, semble-t-il, entre 5 et 9 jours, sauf, bien entendu, le cas où la mort vient interrompre brusquement l'évolution de la maladie.
Voyons maintenant comment se présente le hoquet. Ce symplôme ne s'établit pas d'emblée et ne disparait pas
non plus subitement. Il s'installe progressivement et dis-
(1) Nous faisons des réserves sur les 4 cas de Mulreany, cilés plus
loin, qui ne semblent pas être des pneumonies inconlestables.
parait en s'atlénuant peu à peu après avoir présenté une période d’élat, celle-ci étant à la vérité la plus longue.
Le hoquet se produit sous forme de secousses brusques du diaphragme, groupées le plus souvent par séries de deux ou trois, quelquefois plus. On peut dire qu'il est continuel, car il ne laisse pas de repos au malade et, dans l'Obs. IT, nous voyons qu'il revenait toutes les quatre respirations. Comme le sujet avait 56 respirations par minule, son hoquet revenait donc 14 fois par minute. C'est un symptôme très bruyant et très violent, au point que les contractions convulsives du diaphragme peuvent parfois secouer le malade des pieds à la tête et même imprimer des mouvements à son lit. La station assise exagère le hoquet, et c’est un moyen pour le faire réapparaitre quand il est à sa période de déclin.
Le hoquet est un symptôme très pénible pour le malade. Il est en effet très douloureux la plupart du temps, et ces douleurs sont localisées par le patient à la région lombaire. Par la pression sur le trajet du nerf phrénique, il n'est pas rare de réveiller aussi des points douloureux ; nous insisterons là-dessus dans un autre chapitre.
Ce qui rend le hoquet encore plus fatigant pour le sujet, c'est, qu'en général, il s'accompagne d'efforts de vomissements qui peuvent rester stériles, mais qui peuvent aussi aboutir au rejet du contenu stomacal, et apporter de ce fait une gêne sérieuse à l'alimentation. Dans lObservalion IIT, nous lisons aussi que les plus fortes secousses de hoquet réveillent du rire sardonique. Enfin, le plus souvent, ce phénomène s'accompagne d’insomnie, car. il est aussi fréquent, aussi intense, aussi douloureux la nuit
que le jour.
UE
Il est inutile d'insister sur ce qu'a d'impressionnant et d’alarmant, pour l'entourage, un pareil symptôme. Bien souvent aussi, l'auscultation est gênée par les secousses convulsives du hoquet, ce qui empêche le médecin de se rendre compte de la marche de la pneumonie, ce qui peut être parfois très préjudiciable au
malade.
La description qui précède est élayée sur les observa-
lions suivantes :