‹ Du laitChapitre 43 sur 53 · IL. -i · texte numérisé non relu

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Analyse du lait d'ânesse. — Presque toujours pauvre en matière grasse , le résidu fourni par l'évaporation de ce lait est bien loin de jamais offrir un aspect huileux.

Lorsque le résidu de l'évaporation de 20 grammes devient sec et sonore sous la spatule, il pèse environ 2 grammes ; il est d'un blanc mat, à reflet tant soit peu chamois.

On opère, d'ailleurs, comme il est dit à l'article Mode opératoire général.

Remarque. — Dans l'analyse du lait d'ânesse, on voit, au fond de la fiole où se trouve le beurre privé d'eau , une petite quantité de matière pulvérulente blanche, qui, au microscope, se montre composée d'aiguilles isolées ou de faisceaux de celles-ci ; c'est de l'urée, comme nous l'avons dit aux généralités, à l'article intitulé Des différents corps qui entrent dans la constitution du lait, p. 28.

Pour bien constater la présence de cette poudre cristalline, il faut opérer sur une centaine de grammes de liquide. Du reste, cette espèce de lait est généralement si pauvre en matière grasse, que, pour déterminer celle-ci, c'est presque une nécessité de ne pas opérer sur moins de 100 grammes.

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