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La formule que je propose est rationnelle; elle donne un produit peu coûteux, facile à obtenir, et doué de qualités qui le rendent d’autant plus précieux que sa digestion et son assimilation sont mieux assurées que celles du lait qui a été soumis à l’ébullition.
En effet les matières protéiques soumises à la décoction subissent une transformation moléculaire qui les rend plus résistantes à l’action du suc gastrique, et par conséquent les rend susceptibles de provoquer des troubles de la digestion toujours préjudiciables aux jeunes enfants.
Il y a plus même : comme le lait de vache renferme plus de caséum que d’albumine, tandis que dans lelait de femme l'écart est beaucoup moins grand, et comme le caséum est plus résistant aux sucs de l’estomac que l’albumine, je conseille de n'offrir aux très-jeunesenfants
qu'un liquide préparé conformément à cette nouvelle formule :
Lait de vache normal, non bouilli, chargé de toute la matière grasse contenue habituellement dans le SOL MUNURE eme see npp ep auansesvspes Ole 50
Eau fraîche, non bouillie, tenant en dissolution 40 à 50 gr. de sucre blanc. 4. ben esosstsosce | 0:50
Le mélange est alors moins riche en matières protéiques que le lait de femme, 1l contient :
Beumerror RL 3.10
Matières sucrées. , . 7.10 Matières protéiques. . 1.46 SERIES OR UE, COS 0.35
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Il est admirablement supporté par tous les enfants, même par les plus jeunes. La seule précaution à prendre c’est de ne préparer le mélange qu’au fur et à mesure du besoin, et à l’échauffer légèrement au moment de l’administrer, en plongeant pendant quelques instants dans l’eau tiède le biberon dans lequel on le renferme pour l’offrir au nourrisson.
L'on comprend que les deux formules que j'ai l’honneur de proposer sont modifiables avec la composition du lait de vache employé, et avec l’âge de l'enfant; l'on peut toujours satisfaire les exigences physiologiques de celui-ci, en augmentant la proportion du lait de vache, et la richesse en beurre et en sucre.
Je m’appuie, pour présenter la seconde formule, sur cette considération que le lait de beaucoup de femmes ne renferme pas plus de matières protéiques que le mélange qu’elle produit, et sur cette autre considération que les laits fournis par trois femmes qui allaitaient des enfants très-bien portants ne contenaient que 0.621 à 0.635 de matières azotées.
Dans tous les cas j'ai recommandé quelquefois l’usage de ces mélanges, et j'ai eu la satisfaction de voir, sous l'influence de l’un comme de l’autre, des enfants arrivés à un degré très-grand d’amaigrissement, et de faiblesse extrême (conséquences ordinaires de la diarrhée verdâtre), se rétablir rapidement; alors même, le second mélange, donné d’abord, était mieux toléré que le premier et réussissait mieux.
On conseille souvent de couper le lait donné aux jeunes enfants avec de l’eau de gruau, de riz ou d'orge. Cette pratique me paraît condamnable sous plus d’un rapport.
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D’abordles graines des graminées qui viennent d’être indiquées cèdent fort peu de chose à l’eau dans laquelle on les fait bouillir, etils ne sauraient suffire à lui donner une valeur alimentaire de quelque importance. Mais les principes muqueux, mucilagineux qu'ils lui cèdent, Joints à l'élimination de l’air qui résulte de l’ébullition, lui donnent des qualités plutôt nuisibles qu'utiles puisqu'ils le rendent pesant à l'estomac. L'emploi de ces eaux troubles présente encore un très-srand inconvénient; on les considère, bien à tort, comme très-nutriüves, et l’on en conelut que l’on peut amoindrir la proportion de lait pour les donner en plus grande proporüon ; alors il n’est pas rare de voir les enfants dépérir, et comme l’on attribue ce dépérissement au lait qui serait mal supporté, l’on arrive à ne donner que de l’eau de gruau, d'orge ou de riz, mais surtout de l’eau de gruau, et on le fait tant et si bien que l'enfant épuisé meurt de faim.
On conseille aussi l’adjonction de la gomme; je ne saurais davantage approuver cetle manière d'agir, la gomme n’est point douée au même titre que le sucre des qualités qui doivent être inhérentes aux aliments respiratoires, et dans tous les cas Le sucre mérile la préférence,
Ce qu’il faut donner aux enfants:
C’est un aliment liquide, saturé d’air, comme l’est le lait normal; chargé comme lui d'une petite quantité d'acide carbonique libre ; contenant des matières grasses et sucrées propres à assurer la calorification de l'être
qui les consomme, — et des matières protéiques avec des sels propres à assurer sa nutrition et son développement.
Marchand. Al
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Toutes ces qualités se trouvent réunies au plus haut degré dans les mélanges, dont j'ai donné la formule; leur emploi, j'en ai acquis la certitude par l'expérience, sera toujours couronné de succès.