‹ Du lit plâtré: Dans le traitement du mal de PottChapitre 14 sur 34 · MÉTHODES DE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

MÉTHODES DE TRAITEMENT

Un très grand nombre de moyens ou d'appareils chirurgicaux ont été recommandés dans le traitement du mal de Pott. Nous n’indiquerons que les principales méthodes, insistant surtout sur les indications suivant les périodes, les variétés, le siège, la prédominance de certains symptômes de la maladie. Les indications générales du traitement du . mal de Pott permettront d'établir le mode d'action et l’efficacité du litplätré et de le comparer aux autres appareils orthopédiques actuellement en usage.

Basées sur l'étude anatomo-pathologique et les symptômes, les indications au début de la maladie et au moment de la période de formation des gibbosités, peuvent se formuler ainsi :

1° Arrêter la marche progressive du foyer tuberculeux initial.

8° Eliminer les causes nuisibles qui mettent obstacle à la guérison et favorisent la production de la gibbosité.

3° Favoriser la guérison et la résorption des produits tuberculeux, la colonne vertébrale conservant sa rectitude.

4 Faire disparaître quelques symptômes pénibles (douleurs, contractures musculaires, etc.)

Rte

Quelques tentatives ont été faites pour agir directement sur le foyer tuberculeux et le détruire. Les injections d’acide phénique à 3 0/0 au niveau des vertèbres, recommandées par Hueter n’ont pas donné de bons résultats. La méthode sclérogène de Lannelongue appliquée au mal de Pott, est pleine de promesse, mais encore à l’étude. Les révulsifs agissent certainement d’une façon très efficace sur les douleurs, et peut-être aussi sur la marche du processus tuberculeux. Mais, la méthode la plus rationnelle d'obtenir la guérison du foyer tuberculeux est encore actuellement celle qui permet d'éliminer les causes nuisibles, qui en raison de la constitution du rachis et de son rôle physiologique, agissent sur les lésions tuberculeuses d’une façon défavorable, Parmi ces causes nous devons placer en première ligne Paction du poids du corps. Nous avons indiqué en détail à lPanatomie pathologique, l’action de la compression du segment supérieur du rachis sous l'influence du poids des parties, sur là portion de segment inférieur tuberculeux. Il nous reste à signaler les mouvements qui se passent au niveau des vertébres tuberculeuses pendant Ja marche, la station debout, et la contracture musculaire réflexe.

D’après ces principes, la position horizontale, l'extension

-conünue sont les méthodes qui s'imposent dans le traite- ,ment des premières périodes du mal de Pott.

La position hortsontale préconisée par Joerg, Wenzel, David (de Rouen), Baynton, Earle, etc., diminue notablement la pression exercée par le poids du corps sur les vertèbres malades, èlle attènue les douleurs.

Les moyens recommandés par les auteurs pour obtenir cette immobilisation sont variés. Le plus simple consiste à

Page 1