‹ Du lit plâtré: Dans le traitement du mal de PottChapitre 9 sur 34 · PUIS · texte numérisé non relu

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un ramollissement, parfois même dans une transformation sous forme de bouillie blanchätre.

Par suite de l'existence de ces lésions tuberculeuses des- tructives, à marche plus où moins rapide, une ou plusieurs vertèbres disparaissent, la colonne vertébrale est interrompue, et le rachis s’infléchit en avant sous le poids du corps produisant une saillie médiane, angulaire où arrondie.

La saillie présente généralement une forme angulaire, soit qu'il n'y ait qu'une vertèbre proéminente, soit qu'il y en ait plusieurs. Dans ce dernier cas, la partie médiane de la bosse est saillante et angulaire. Mais il n'est pas rare de rencontrer des cas où il n'existe pas de saillie aiguë et où la colonne est régulièrement infléchie en avant, toutes les apophyses épineuses étant uniformément proéminentes.

Le foyer de destruction étant, en général, médian et symétrique, le segment supérieur du rachis, s’abaissant dans le plan vertical antero-postérieur, il existe, au début, un angle rentrant à sommet acuminé ; la perte de substance peut être comblée plus tard par la production de tissu osseux nouveau qui transforme le sommet de l'angle en courbure arrondie. Par exception, l’inclinaison s'effectue obliquement d'un côté à l’autre, il se produit une luxation, généralement incomplète, par déplacement latéral.

La formation de l'angle rentrant a pour conséquence une saillie postérieure : la gébbosité. Cette gibbosité est à la fois postérieure et médiane, mais par suite des inclinaisons latérales, et par suite des courbures de compensation on peut, dans quelques cas, constater que la gibbosité est latérale, et rejetée à quelque distance de la ligne médiane.

Ea gibbosité peut se former lentement ou brusquement,

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suivant l'étendue des lésions tuberculeuses, leur marche, leur siége. La forme de la gibbosité est variable à l'infini suivant les divers modes de la maladie. A côté des lésions destructives, ulcératives dépendant de la tuberculose, deux facteurs agissent sur la formation de l'inflexion vertébrale : la contracture musculaire, le poids cles parties. La connaissance de ces faits importants est un guide précieux dans le traitement du mal de Pott; nos efforts doivent tendre en “effet à faire disparaitre ou à atténuer les causes de la gibbosité, symptôme dominant de cette affection.

La contracture musculaire réflexe, surtout active au début, nons paraît jouer un rôle moins important que l'état statique du corps. La contracture contribue dans certains cas à infléchir les deux segments du rachis l’un sur l’autre, et surtout à produire des déviations symétriques, latérales. Dans la position verticale, ainsique l'a décrit Delpech, suivant des conditions physiques élémentaires, le poids des parties supérieures, des viscères, des membres, incurve le rachis en avant. Le point d'application de la force est la parte antérieure des corps vertébraux : de là l'explication de la fréquence des désordres observés à ce niveau. Les foyers tuberculeux s'agrandissent, les lésions destructives s’accentuent par le mécanisme de l’ulcération compressive (Lannelongue). |

Il ressort de ces notions que la position horizontale permet de supprimer une des causes principales de l'aggravation des lésions tuberzuleuses vertébrales, l’action de la pesanteur des parties supérieures du corps. La position horizontale, combinée avec l'immobilité, agit même efficace-

ment sur la contracture musculaire, On comprend en effet

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