Van Overbergh, op, cit., p. 148 et
Dans la plupart des pays industriels, l'inspection du travail est organisée d'une manière analogue.
Bien qu'elle soit la terre classique de la liberté du travail, Y Angleterre a été la première à posséder des inspecteurs du travail.
M, Van Overbergh résume en ces termes Torganisation actuelle de l'inspectorat en* Angleterre :
« A la tôte se trouvent le ministre de l'intérieur et le chief-inspector. A chacun des 39 cercles d'inspection est préposé un inspector, qui, s'il occupe un district important, est assisté d'un ou môme de deux juniors. Entre le chiefinspector et les inspecteurs se placent les agents du contrôle administratif, les quinze superintending inspectors *. »
Il s'est produit en Angleterre des propositions tendant à augmenter le corps inspecterai ; on désirerait même y adjoindre des assistants subalternes qui seraient des ouvriers de choix. On a émis le vœu également de voir créer, comme en France, des inspectrices, parce que les femmes s'ouvriront toujours plus facilement à une personne de leur sexe.
La mission des inspecteurs anglais est d'empêcher les abus plutôt que d'en poursuivre la répression, car ils ne peuvent poursuivre un industriel contrevenant à. la loi sur les fabriques qu'après en avoir référé à l'inspecteur en chef.
Enfin, il faut remarquer qu'en Angleterre, de même que partout ailleurs, les ouvriers n'osent guère dénoncer ouvertement les abus dont ils croient avoir lieu de se plaindre et que la plupart des dénonciations sont anonymes. Au surplus les ouvriers ne montrent pas une confiance illimitée dans la justice, d'autant plus que, grâce à Torganisation judiciaire anglaise, il arrive fréquemment que des industriels font partie du tribunal appelé à statuer sur les abus commis par leurs congénères.
L'inspection du travail en Allemagne est régie par la loi industrielle du 1" juin 1891 ', en Autriche, par la loi du 17