‹ Du louage de services ou contrat de travail: étude sur les rapportsChapitre 4 sur 171 · AVANT-PROPOS IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS IX

» Odème, à Tétat d'homme ; en un mot, c'est la confisca- » tion, dans un degré plus ou moins grand do la liberté » humaine ; à ce point que, si, en déSnitive, j'avais à » trouver une formule générale pour exprimer ce que )) m'apparait le socialisme dans son ensemble, je dirais » que c'est une nouvelle formule de la servitude. » Si ces paroles sont vraies, Messieurs, et nous les tenons pour telles, on comprendra que nous considérions comme un devoir, sans songer à diminuer en aucune façon le mérite de M. Georges Cornil, de faire les réser\'cs les plus expresses touchant ses doctrines et ses tendances générales. »

Dois-je dire que, ni la profession de foi de M. le professeur Fernand Faure, ni l'évocation de M. de Tocqueville, ne m'ont converti? D'ailleurs j'ai pris soin de rapporter le plus impartialement possible des faits dont la réalité n'est pas contestable. Au lecteur d'en tirer des conclusions.

L'expression « Louage de services, » que j'emploie de préférence aux termes « Contrat de travail, » demande quelques mots d'explication. Assurément les tendances socialistes, que me reproche la Faculté de Droit de Paris, devraient me faire préférer l'expression « Contrat de travail. » Si je n'ai pas adopté cette terminologie, c'est uniquement parce que mon livre est avant-tout une étude de législation comparée et que toutes les lois actuellement en vigueur emploient encore les termes « Louage de services, n pour désigner la convention qui régit les rela-

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