Villey, Question des salaires, p
plus à employer des ouvriers associés, mais recourent à l'emploi d'ouvriers salariés appelés auxiliaires *.
Eq résumé donc, les différentes formes de rémunération du travail que nous avons enumérées continueront d'exister simultanément, parce qu'elles répondent à des besoins différents^ s'adaptent à des situations différentes. Sans doute la sphère d'application des formes les plus rudimentaires ira se restreignant toujours davantage, sans que l'on puisse cependant entrevoir dès à présent leur disparition totale.
Quoi qu'il en soit, nous allops examiner quelle est la structure juridique des relations entre maître et ouvrier dans chacun des systèmes de rémunération du travail.
Dans le système du salaire au temps ou aux pièces, le contrat qui unit l'ouvrier au patron est unlouage, engendrant les droits et obligations qui résultent de tout contrat de louage de services et dont nous nous occuperons au chapitre IV.
Le système des primes ou gratiQcations fixées d'après un mode déterminé ne change pas la nature du contrat conclu entre le maître et l'ouvrier; ce sera par Vactio locati que l'ouvrier réclamera ses primes ou gratifications, comme son salaire.
Nous supposons, cela va sans dire, qu'il ne s'agit pas de primes ou gratifications purement facultatives, car il est évident que Touvrier n'a pas action en justice pour obtenir des gratifications qui n'auraient pas été promises et seraient par conséquent purement volontaires de la part du patron *.
Quant à la participation aux bénéfices, elle n'est pas appliquée sous une forme unique et d'après un type général, mais bien sous les formes les plus variées ^. On pourrait
1. VS^illey, op. cit., p. 220. CommissioD belge du travail, 1886, III. p. 532.