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ments certains et connaître sa conduite, son degré d*habi< leté, etc. ^ M
Mais d*autre part, le livret, impopulaire dès le début à raison des dispositions relatives à la police, fut considéré de bonne heure par Pouvrier comme un instrument de domination d'une classe sur une autre et comme une dérogation aux principes d'égalité proclamés par la Révolution. Au surplus il donna lieu à de graves abus : « il servit, aux époques de coalitions et de troubles industriels, à noter certains ouvriers de telle façon qu'ils ne pussent plus trouver d'ouvrage nulle part>. »
Aussi les mœurs furent-elles plus fortes que la loi : en fait, depuis longtemps, le livrât était tombé en désuétude, lorsque fut promulguée la loi du i juillet 18d0 qui le supprimait.
La loi du 2 juillet 1890 laisse subsister les dispositions de la loi du 18 mars 1806 sur les livrets d'acquit de la fabrique de Lyon et celles de la loi du 7 mars 1850 sur les livrets de compte pour le tissage et le bobinage. Il est probable que ces livrets spéciaux à deux corporations seulelement, et dont Tusage tend de jour en jour à disparaître seront eux aussi supprimés, lorsqu'ils ne présenteront plus aucune utilité.
Enfin la loi du 2 novembre 1892, ainsi que nous l'avons vu supra, maintient le livret obligatoire pourles femmes, les ûUes mineures et les enfants employés dans l'industrie, mais sans lui donner le caractère tracassier et vexatoire de l'ancien livret d'ouvrier.
Gr&ce à la suppression du livret obligatoire l'ouvrier peut maintenant, sans encourir aucune pénalité, sans ôtre soumis à aucune investigation administrative quelconque, travailler dans les ateliers où il est admis ^.
En même temps qu'elle supprime le livret obligatoire, la