‹ Du Lupus LingualChapitre 11 sur 18 · TOTALITÉ DE LA LANGUE BASE SEULE RÉGIONS ANTÉNISS POINTE ET BORDS · texte numérisé non relu

TOTALITÉ DE LA LANGUE BASE SEULE RÉGIONS ANTÉNISS POINTE ET BORDS

Bazin. Virchow. F. Clarke.

Leloir (Obs. 1). Homolle. Butlin.

Michelson (Obs. Il). Leloir (Obs. H). Darier,

Bernder.

Michelson (Obs. D.

Dubreuilh (Obs. I).

De (Obs. I).

Moure (Obs. I).

Descriprion. — De la lecture des observations publiées dans le chapitre précé:lent ressort nettement un fait : l’uniformité des lésions causées sur la langue par le lupus.

Même description et dans les cas signalés par Homolle et Michelson, Leloir et Darier. et dans les trois cas décrits par M. le professeur Dubreuilh. C’est toujours la plaque mamelonnée, surélevée, de teinte grisàtre. dure au toucher et complètement indolente, dont nous allons faire l'étude.

Dans quelques cas seulement, Clarke, Butlin, Michelson (Observation I), la lésion semble plutôt ulcérative.

Dans des-cas plus rares encore, deux seulement, et dont les observations manquent, Bazin etVirchow, le lupus lingual a tout envahi et tout détruit. De là nous n'avons pas cru devoir conclure cependant à trois types cliniques différents. Il est très plausible que chaque observateur a étudié le lupus à un stade différent de son évolution, et qu’il n'y a pas trois formes de lupus lingual, mais une seule : la plaque lupique.

La plaque lupique estformée par le groupement de nodules lupiques. Il nous semble utile, avant de faire l'étude de cette dernière, de décrire rapidement l'élément initial.

Les dimensions du nodule sont essentiellement variables. Son volume est habituellement celui d'un grain de chènevis ou de millet. Il atteint rarement celui d’un petit pois. Ces tubercules font sous la muqueuse une saillie assez prononcée ; ils ont une forme régulièrement arrondie lorsqu'ils sont compltement isolés, parfois un peu irréguliers quand ils sont en masse. Les uns présentent une tente blafarde, opaline, les autres. au contraire, ressemblent à de petites perles nacrées. Leur consistance est également variable, et lorsqu'on les touche avec une pointe mousse, les premiers semblent mous, gélatineux; les second, au contraire, donnent l'impression du tissu scléreux.

Les nodules tuberculeux forment par leur groupement Les plaques lupiques. De dimensions variables, ces plaques sont le plus souvent ovalaires et sont allongées suivant le plus gran:l diamètre de la langue. (Darier, Dubreuilh). Dans les observations de Michelson, la conglomération destuberculesse fait d’une facon un peu différente, suivant « des lignes irréoulières., brillantes » ou suivant € un bourrelet en forme de crête de coq haut de 2 millimètres, large de 1 millimètre et long de 2 à 4 centimètres. » Ces groupements de nodules lupeux font une saillie plus ou moins appréciable au-dessus de l1 muqueuse. La surface du néoplasme lupeux est mamelonnée, formée de saillies inégales, généralement plus élevées au centre qu'à la périphérie, entre elles se trouvent d'étroits sillons, souvent de petites crevasses. La coloration est peu différente de celle de la muqueuse environnante, étant comme elle rougeâtre ou blanchâtre, suivant son degré d'inflammation. Il résulte de là que les bords sont difficile-

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