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aux moindresirritations. Il s'accompagne d'une gêne notable des mouvements, et siège sur une base plus profondément indurée que la plaque du lupus dont l'induration est toujours assez superficielle.
Les lésions lépreuses de la langue peuvent, d’après Leloir, avoir quelque analogie avec les lésions lupiques. Pour notre part, nous ne pouvons émettre d'opinion sur ce point, n'ayant jamais vu de lèpre de la langue. Mais la rareté de cette affection dans nos pays, la coexistence du lupus des muqueuses voisines, nous ont toujours fait écarter cette hypothèse.
Eu résumé, le diagnostic du lupus 1 ngual s'impose presque toujours. Tous les auteurs sont d'accord sur ce point. Leur diagnostic clinique étant en effet très sommaire, et leurs recherches histologiques ou bactériologiques pratiquées dans un but purement scientifique.
Traitement.
Le traitement du lupus lingual étant à peu près le même que celui du lupus des autres muqueuses, nous n’avons donc nul besoin d'y insister. é
Ne s'agit-il pas, en somme, là comme ailleurs, de détruire le nodule lupique. Badigeonnages à la glycérine phéniquée à un tiers, comme M. le docteur Moure. Application de pâte salicylée, comme Leloir. Tous les procédés sont bons, mais de tous le meilleur est, sans contredit, le traitement chirurgical pur.
La curette de Volkmann présente quelque danger à cause des hémorrhagies possibles. L'ablation au galvano-cautère peutéêtre bonne dans le cas de grosses masses bourgeonnantes, et Michelson l’emploie avec succès; cependant dans
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la plupart des cas, les plaques lupiques sont de trop faible hauteur pour permettre pareille intervention.
Le procédé de choix, d'après M. le professeur Dubreuilh, est, sans contredit, l’iguipuncture. Cette opération est, en effet, inoffensive, rapide, peu douloureuse après le toucher avec la solution cocaïnée, et lui a donné, en somme, dans les deux cas traités, après trois ou quatre séances seulement, des résultats satisfaisants.
Il est bien entendu qne ce traitement devra nécessairement être tout différent quand nous aurons affaire à des lupus avancés (Destruction totale ou partielle de la langue, Bazin, Virchow), la cure de telles lésions rentrant dans le domaine de la grande chirurgie. (Ligature de la radiale, curettage et exérèse des parties en voie de nécrose.)
Le traitement général ne s'impose pas toujours, l’état général de la plupart de nos lupiques étant relativement bon. Il ne serait pas inutile cependant d'administrer les reconstituants ordinaires et de soumettre les malades au traitement antibacillaire, créosote et iodoforme. Nous ne citerons que pour mémoire les essais faits sur ses deux malades par Michelson avec la tuberculine du docteur Koch; les résultats ayant été, en effet, désastreux, et l’auteur avouant lui-même que ces injections ne peuvent servir que pour confirmer le diagnostic.