‹ Du magnétisme animal, considéré dans ses rapports avec diverses branches de la physique généraleChapitre 4 sur 36 · XV · texte numérisé non relu

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s'en fussent formalisés, ont été remis subitement, par leur magnétiseur, de letat de somnambulisme clairvoyant, dans leur état de veille ordinaire! que de sarcasmes, en effet, de plaisanteries , de dénigremens il eut fallu essuyer, pour peu que Ton vous eut soupçonné d’avoir encore ce que l’on appelait la folie de croire au magnétisme î Si l’on répondait simplement que l’on ne s’en occupait plus, cela ne satisfaisait pas, on voulait une entière abjuration, il eut fallu déclarer qu’on avait été dans l’erreur; et comme cela était impossible, on vous quittait avec l’air de' vous plaindre de n’étre pas encore désabusé.

Quelques désagrémens passagers qu’aient pu me causer dans la société mes opinions sur le magnétisme, je puis affirmer cependant, avec vérité , n’avoir jamais manifesté de mécontentement ni de blâme aux personnes qui ne partageaient pas sur cela ma croyance, et je ne m’en fais point du tout un mérite, car ce n’était ni par vertu philosophique , ni par charité chré-:

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tienne; je trouvais si simple, au contraire, si raisonnable de ne point ajouter foi à des faits que le jugement repousse et que fesprit ne peut concevoir, que j’eusse trouvé fort injuste qu’on eût voulu m’en faire adopter de semblables» On verra , dans l’historique que je ferai de l’établissement de la Société dite harmonique de Strasbourg, toutes les précautions dont je crus devoir user pour en amener les membres à la meme conviction que moi, et l’on jugera si je pouvais raisonnablement m’étonner et m’affecter de toutes les petites incrédulités partielles dont trop souvent on se plaisait à me tourmenter.

Je ne voyais pas avec la meme tranquillité l’insouciance des corps savans ; c’étaient eux que j’aurais désiré pouvoir convaincre, en même temps que j’en sentais toute la difficulté; ils auraient voulu qu’avant de consentir à venir voir les effets du magnétisme animal, je leur eusse prouvé que l’agent qui les produisait devait nécessairement exister; cela m’était impossible»

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J’existe , celte plante végète , cet animal se reproduit, vous croyez bien ces faits sans pouvoir en expliquer les causes ; la puissance magnétique , également certaine , ne peut s’expliquer davantage : de même que sur l’existence des êtres, la végétation des plantes et leur reproduction, vous avez fait ou adopté différons systèmes , de même , il est vrai , je pourrais vous en présenter sur la cause des effets du magnétisme animal; mais je sens toute mon insuffisance à vous les faire adopter. Venez d’abord vous persuader de ces effets, messieurs, et c’est alors qu’enhardi par votre assentiment et aidé de vos lumières, je hasarderai de vous faire part des idées que mes réflexions et mon expérience ont pu me suggérer.

Je n’ai pas aujourd’hui plus de moyens de rendre raison des phénomènes du magnétisme animal; il existe^ parce quil existe; depuis vingt ans je n’en ai pas appris davantage. Si donc je me permets, dans le cours de ces nouveaux Mémoires , quelques explications à la

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suite des faits ou des expériences que je rapporterai, ou quelques développemens aux pensées qu’ils m’ont fait naître, je prie mes lec» teurs de ne les considérer que comme de simples aperçus, moins dictés dans la vue de les endoctriner, que pour leur offrir matière à leurs propres réflexions. L’influence magnétique animale est pour les sciences un champ qui reste encore à défricher; puisse la persévérance que je montre à- croire à son existence , être de quelque poids dans l’esprit de ceux qui , par leurs précédentes études et leurs méditations, seront en état de le faire fructifier !

Il eut été possible , en effet , qu’à l’àge de vingt'cinq ou trente ans, la vivacité de la tète ou la chaleur de l’imagination d’un jeune homme lui eut fait adopter, comme réels, des prestiges et des illusions ; mais ce n’est pas à l’âge de plus de cinquante ans, après toutes les réflexions que vingt ans d’expériences ont du suggérer à ma raison , que l’on peut me supposer assez inconsidéré pour publier de

nouveau des faits dont je ne serais pas cer-» tain.

Ces nouveaux Mémoires auront, je l’espère, d’autant plus d’avantage sur ceux que j’ai précédemment publiés, que dans les premiers, je ne pouvais àtinoncer que mes seules expériences, tandis que dans ceux-ci, je rapporterai toutes celles des magnétiseurs avec lesquels mes premiers essais m’ont mis en correspondance.

Je ne peux mieux leur prouver ma reconnaissance pour tous les témoignages d’estime et de confiance qu’ils ont bien voulu me donner, qu’en faisant concourir leurs efforts aux progrès d’une lumière qu’ils reconnaissent et prisent encore , j’en suis bien sûr, autant que moi. /

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CONSIDÉRÉ DANS SES RAPPORTS AVEC DIVERSES BRANCHES DE LA PHYSIQUE GÉNÉRALE.

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