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doive être retenue en raison des accidents qu’elle provoque; quant à la séro-réaction, ses résultats sont très inconstants quand il s’agit d'une localisation tuberculeuse osseuse.
La ponction lombaire est, certainement, de beaucoup le moyen le plus pratique et le plus sûr.
Des résultats obtenus, à cette occasion, par MM. Sicard et Cestan, sont tout ce qu’il y a de plus probant.
Dans tous les cas de maux de Pott qu'ils ont observés, 1ls ont toujours constaté, dans le liquide céphalorachidien, une lymphocytose absente ou toujours peu marquée.
Is attribuent ce fait à l'intégrité longtemps conser-vée des espaces sous-arachnoïdiens, au cours du mal de Pott. Il en résulte que le liquide céphalo-rachidien ne contient pas d'éléments figurés, contrairement à ce qui se passe dans la pachyméningite syphilitique où la lymphocytose est très nette.
Nous ne ferons que mentionner, afin d'être aussi complet que possible, la recherche de Ja transmission des vibrations osseuses qui n’a jamais donné de résultats.
En résumé, seule la radiographie ou la radioscopie etla ponction lombaire, ont donné des résultats imcontestables ; mais encore faut-1l, pour les employer! avoir déjà pensé à la possibilité d'un mal de Pott, et c’est là que réside toute la difficulté. Rien ne vaut un examen complet et attentif du malade, sans idée préconçue.
Toutes les erreurs que nous avons énumérées plus haut sont évitables par la recherche des signes géné-
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raux d'infection tuberculeuse, par Vexamen minutieux dessignes rachidiens : l’abcès par congestion, la raideur de l’échine, les douleurs spontanées ou provoquées dépendant d’une compression radiculaire ou d’une lésion osseuse.
On n’oubliera pas la ponction lombaire qui, dans certaines formes névritiques, pourra rendre de réels services, non plus que la radiographie qui pourra mettre en lumière un abcès froid complètement ignoré.
Nous avons cru utile, pour donner une idée des difficultés que peut présenter, dans certains cas, Île diagnostic, de citer une observation de M. Achard, observation qui fit l’objet d’un rapport au Congrès de la Tuberculose, à Paris, en 1905.
La voici telle qu’elle a été lue par son auteur :
« Le cas qui nous occupe concerne une femme de soixante-dix-huit ans, entrée à l’infirmerie de la Salpêtrière pour une broncho-pneumonie de moyenne intensité, dans laquelle la température ne dépassa Jamais 38°5. En dehors des signes physiques, on ne remarquait aucun trouble, si ce n’est un peu d’essoufflement et de gène de la marche bien naturelle à cet âge.
€ Un jour la malade fit une chute qui parut n’entrainer aucune conséquence. On nota d’une façon passagère un peu d’exagération des réflexes et de trépidation épileptoide du côté droit. Les sphineters se paralysèrent. La malade ressentit, dans les membres inférieurs, des fourmillements, des brülures, des douleurs variées.
& Le rachis fut exploré et ne fut trouvé nulle part douloureux. Les crachats examinés à ce moment donnèrent des cultures de pneumocoque virulent. Aussi pensa-t-on à une néphrite imfectieuse.
« Or, une escarre s'étant formée au sacrum et ayant donné lieu à une méningite spinale putride, la malade succomba six semaines après le début de la paraplégie et l’autopsie révéla, outre une endocardite à pneumocoque et une ménimgite gangréneuse récente, des lésions vertébrales de date ancienne.
« Le corps de la 5e vertèbre dorsale était creusé d’un foyer caséeux et divisé en deux fragments mobiles l’un sur l’autre.
« Ce foyer osseux communiquait avec une pachyméningite caséeuse qui comprimait la moelle surtout du côté gauche. D'autre part, en avant, avec un petit abcès par congestion, à contenu caséeux, qui pénétrait dans la cavité thoracique du côté gauche. Il n’y avait pas de tubercule pulmonaire mais la plèvre était adhérente et très épaissie.
« I?moculation au cobaye démontra la nature tuberculeuse du foyer vertébral. »
M. Achard conclut amsi :
« IL est certain que le diagnostic de mal de Pott chez l'adulte est, d’une manière générale, plus délicat que chez l’enfant.…
« Chez l'adulte et surtout chez le vieillard, la souplesse du rachis étant beaucoup moindre, même en l’absence de mal de Pott, le contraste entre l’immo-
bilité de la partie malade et la mobilité des régions saines est bien moins frappant.
€ Enfin, à la région dorsale moyenne, comme chez la malade dont je viens de citer le cas, la mobilité est presque nulle, même à l’état normal et le diagnostic précoce d’une Nan siégeant en ce point, est de ce fait encore plus nalais, D