‹ Du mécanisme des échanges gazeux chez les plantes aquatiquesChapitre 23 sur 29 · ÉTUDE DU MILIEU GAZEUX EXTERNE DE LA CELLULE · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU MILIEU GAZEUX EXTERNE DE LA CELLULE

Cette étude à été faite en partie dans tout ce qui précède par des expériences et par des observations; mais, si nous connaissons le milieu gazeux général, nous avons complètement négligé le côté anatomique de la question, et c’est seulement par lui qu’on peut arriver à connaître quelle sorte de milieu gazeux est ménagé à chaque cellule. L’anatomie des plantes aquatiques submergées étant bien connue dans ses traits principaux, je dois me borner à exposer brièvement ce qui est nécessaire Ici, et je ne développerai seulement que certains points spéciaux qui résultent d'observations personnelles et qui complètent l'exposé du sujet.

1° Développement des surfaces de la plante.

Au point de vue anatomique, il faut considérer surtout les surfaces d'échanges, tandis qu’au point de vue physique, nous devrons parler en même temps du renouvellement du milieu.

Pour les surfaces, on peut dire, d’une manière générale, qu’une ramification extrême de tous les organes d'échanges, accompagnée de l’amincissement des tissus et du développement abondant des lacunes internes, a rendu ces surfaces extrêmement développées chez les plantes subissant la vie submergée. Le milieu externe, c’est-à-dire l’eau et les gaz dissous, se trouve ainsi amené au contact direct d’un très grand nombre de cellules, condition très favorable aux échanges. Quant à l'atmosphère interne, elle ne pourra remplir complètement un but analogue que si la dissémination de l’air, et son renouvellement dans toutes les parties du végétal, sont suffisants pour subvenir aux échanges des cellules

internes.

9e Répartition des gaz libres dans toute la plante.

1. Aération de la plante. — C’est dans la feuille que les échanges avec l’extérieur se produisent le plus, aussi est-ce dans la feuille que l’on observe le réseau aérien Île plus complet. Lorsqu'on regarde au microscope, à un faible grossissement, une feuille de Potamogeton, d'Elodeu (fig. 5) où de

— Laphaet

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