IV
( -^9 ) teiiiiée seuleineiil par l'horizon, ajoutaient encoiè au prestige : « l.es anciens , dit Schlegel (t), se plaide saient à choisii' pour leurs théâtres les plus belles « situations. Le théâtre de Tauroménium , dont on « voit encore les ruines , était placé de manière que « l'on jouissait de la vue de l'Etna, au delà du fond <f de la scène. » Enfin, en construisant les théâtres, on avait généreusement pourvu à l'emploi du merveilleux par rétablissement de machines multipliées, entre lesquelles on distinguait: i° ]a machine proprement dite , destinée à faire paraître au milieu des airs les dieux et les héros appelés à intervenir dans les tragédies; i° le OeoT^oyeîov , servant à montrer les dieux dans l'Olympe; 3° le /«epooivoçxoTrewv, machine haute et pivotante, d'où Jupiter lançait la foudre; 4° une grue qui enlevait un personnage de la scène à vue d'œil; 5** des trappes et des conduits souterrains par lesquels les ombres montaient par degrés sur la scène, et , selon la comparaison d'Ovide, semblaient sortir des enfers , comme les soldats de Cadrans sortirent de terre, montrant d'abord leur tête, puis leurs épaules, et enfin leur corps tout entier (a). Mettre à la disposition des poètes tant de machines diverses, n'était-ce pas les inviter, et au besoin les obliger à s'en servir?
(i) Cours de littér. dramat.,iii^\eç. Cf. La poésie grecque en Grèce, § !\, par M. J.-J. Ampère; Revue des Deux-Mondes^ 1844, vol. VI, nouvelle série.
(a) Montfaucon, Antiq. expliq., t. III, a* part., liv. II, ch. m ; Encyclop. /wo(5?er/ïe (théâtre) ; Andrieux , Revue encyclopédique^ XXI, p. 91 ; Ovide, Métamorph., tu, v. '^.