EMPLOI DES MOYENS CHIMIQUES
brandie de la chimie. Aussi nulle part dans les traités d'analomie,el à peine dans ceux de physiologie, il n'est question de l'étude statique du sang, des liquides, et c'est aux traités de chimie qu'on est obligé de recourir. Il est résulté de là que les anatoinisles ont laissé absorber par la chimie une branche de*j éludes qui doit leur être réservée par les raisons qui suivent.
216. L'élude anaîomique d'un liquide ou d'un solide, de loul principe immédiat (eau, albumine, etc.), d'un élément anaîomique, d'un tissu, d'un organe, consiste à passer en revue successivement ses propriétés physiques et ses propriétés chimiques.
Lorsqu'il s'agit d'un tissu ou d'une humeur quelconque de l'économie, il faut en premier lieu connaître exactement quels sont les éléments analomiques et les principes immédiats divers qui le composent; car ce sont eux qui en déterminent la nature.
Celte première élude est la première partie de l'analyse anaîomique, et pour beaucoup d'auteurs elle constitue encore à elle seule toute l'analomie des tissus ou des humeurs; ce n'est pourtant qu'une moitié de cette étude : la partie physique ou mécanique. Elle se fait à l'aide delà dissection à l'œil nu ou aidé du microscope , de la manière indiquée dans les chapitres précédents
Pour les tissus et les produits demi-solides, comme les matières sébacées, etc., elle laisse peu à faire à la seconde partie de toute étude anaîomique qui est l'analyse chimique, parce qu'ils sont composés d'éléments analomiques agglomérés qu'on ne peut étudier que sous le microscope. Mais pour les liquides, celte première étude est moins importante, quoique pourtant
indispensable; elle laisse presque tout à faire à la seconde partie , à l'analyse chimique.
On comprend facilement que si, avant de faire l'analyse chimique de l'urine ou du sang, on n'a pas le soin de séparer d'abord chaque espèce des éléments anatomiques ou particules diverses qui entrent dans leur composition pour les étudier à part, on donnera, comme exprimant la composition d'une de ces parties , des chiffres résultant de l'analyse en masse de plusieurs choses très différentes.
217. Jusqu'à présent l'analyse chimique des humeurs el de beaucoup de tissus, abandonnée exclusivement aux chimistes, a presque toujours été une analyse en masse, et par conséquent de parties très hétérogènes. Aussi, à pari un certain nombre de circonstances encore assez limité (urine, sang), on n'en a nas encore retiré toute l'utilité pratique qu'on aurait pu en attendre, utilité qu'on doit ne jamais perdre de vue. La plupart de ces analyses ne doivent être considérées que comme autant d'études préliminaires qui doivent être reprises de nouveau.
Il faut ranger parmi elles l'analyse des mucus, de la bile, des matières sébacées, etc. Le microscope montre que ces substances sont physiquement constituées d'une manière générale: \° d'un liquide, 2° de cellules êpilhéliales , 5° de granulations moléculaires de diverses sortes. Ces dernières parties sont solides et entrent pour beaucoup dans la masse du liquide qui les tient en suspension. On peut, par l'emploi des réactifs chimiques sous le microscope , reconnaître qu'elles ont une composition chimique différente, et de plus qu'elles peuvent varier considérablement de quantité relative,
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suivant les circonstances physiologiques el pathologiques.
Ces faits restés inconnus on négligés comme peu importants parles chimistes, qui, en général, ne connaissent pas la constitution physique des liquides qu'ils analysent, devront désormais être pris en considération , pour que la connaissance de la composition chimique des liquides puisse devenir utile en physiologie, puis en pathologie. Lorsque les analomistes ne feront pas eux-mêmes ces analyses, ils devront par conséquent guider les chimistes, en faisant le travail préliminaire de la séparation des parties de nature différente, dont le microscope leur aura montré l'existence.
Les analyses du sang, le plus étudié des liquides, ne sont pas complètement privées de ces erreurs ; ainsi aucune n'a encore tenu compte de la composition des globules blancs, qui pourtant représentent une masse assez considérable, et dont la composition chimique, étudiée sous le microscope, peut être reconnue comme différente de celle des globules rouges et des globulins.
Il y a dans l'urine, surtout dans certains cas pathologiques, des flocons muqueux, composés d'une masse ou trame albumineuse, contenant des globules de pus, dits à tort globules muqueux, et des cellules d epithé- Hum; or, ces deux éléments ont une composition chimique différente; il faudrait par conséquent les analyser à part , et non en masse, comme on l'a fait jusqu'à pré-
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Ces causes d'erreurs sont encore plus prononcées dans l'élude chimique des tissus, qui sont composés de deux à trois sortes de fihresayant toutes une composition chimique différente et des capillaires qui en diffèrent