‹ Du microscope et des injections dans leur applications à l'anatomie et à la pathologie, suivi d'une classification des sciences fondamentales, de celle de la biologie et de l'anatomie en particulier [electronic resource]Chapitre 50 sur 77 · DIVISION D'APRÈS LORDRR DE LEUR ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

DIVISION D'APRÈS LORDRR DE LEUR ÉVOLUTION

une idée nelle, on peut citer d'une part la physiologie générale; et d'autre part, la zoologie et la botanique proprement dites. On reconnaît bien vile que ce sont deux genres de travaux très différents, que d'étudier d'une manière générale les lois des corps vivants, ou bien de déterminer l'organisation de chaque être vivant pris en particulier.

Ce qui montre encore d'une manière sensible la nécessité de cette distinction dans les sciences, c'est que chaque branche d'une science, prise au point de vue concret, exige non seulement la culture préalable de la section correspondante au point de vue abstrait, mais encore elle exige la connaissance des lois générales de tous les autres ordres de phénomènes , de toutes les autres sciences.

26. Le besoin si impérieux, dont nous avons parlé, de disposer les faits dans un ordre que nous puissions concevoir avec facilité, peut donner lieu comme on le prévoit, et donne lieu en effet à mille combinaisons diverses des phénomènes observés sur quelque sujet que ce soit, physique, analomique , physiologique à l'étal normal ou pathologique , etc. De là ce nombre inouï de prétendues théories, émises avec tant de facilité à chaque instant, et qui , suivant les époques, se rapprochent plus ou moins de l'un des trois états par lesquels passent les conceptions humaines.

11 n'est pourtant qu'un seul de ces arrangements qui puisse être le plus simple, le plus rationnel, le plus satisfaisant, le plus sûr quant aux résultats qu'on doit attendre des sciences : la prévoyance, d'après quelques faits simples de ce qui arrivera dans des circonstances plus complexes. Cet arrangement, cette théorie unique

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est celle qui tienl le mieux compte de l'enchaînement naturel des laits , de leur dépendance mutuelle.

Il faut donc chercher à disposer les sciences dans l'ordre de leur enchaînement et de leur dépendance mutuelle , de telle sorte qu'on puisse les étudier successivement, sans jamais être entraîné dans un cercle vicieux. Mais il faut reconnaître que c'est là une condition impossible à remplir d'une manière tout à fait rigoureuse, et qu'on est indispensablement amené à quelques répétitions, à quelques redites, quel que soit le sujet traité. Quelque parfaite que soit une théorie, elle ne fera jamais qu'empêcher l'excès de ce défaut, et par suite prévenir la confusion.

Ainsi donc, quelque naturelle que soit une classification des sciences ou toute autre, elle renfermera toujours quelque chose, sinon d'arbitraire, du moins , d'artificiel.

27. Comme exemple à l'appui de ce qui précède, on peut prendre les lettres d'un nom propre qui donnent lieu à quelques centaines de combinaisons ; plusieurs se rapprocheront plus ou moins delà désignation cherchée ; mais il en est une seule pourtant dont la prononciation nous représentera l'individu à nommer. De même les sciences fondamentales, au nombre de six, que nous avons désignées plus haut , comportent sept cent vingt dispositions différentes, qui pourraient fournir autant de classifications distinctes. Quoique toutes' les classifications proposées jusqu'à présent, étant additionnées, soient loin d'atteindre ce chiffre, on n'en trouverait peut-être pas une en faveur de laquelle on ne pût faire valoir quelque raison ; car telle science qui est à la tête dans une classification , est repoussée à la

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