Etant subordonnée à la chimie, la biologie l'est
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nécessairement à la physique. De plus elle emprunte à celle-ci une grande partie des notions nécessaires pour apprécier la vraie constitution du milieu sous l'influence duquel s'accomplissent les fonctions des êtres organisés , qui en outre sont constamment soumis aux lois fondamentales des phénomènes généraux de pesanteur, chaleur, électricité , etc.
C'est surtout par la vie organique que la biologie est en relation avec la chimie; c'est surtout par la vie animale qu'elle est en relation avec la physique, ainsi que îe prouve la théorie des fonctions spéciales, commela vision, l'audition etc. ; comme le prouve l'étude de la phonation, des lois de la chaleur, de l'électricité animales, etc. Si une judicieuse application n'en a pas toujours été faite, c'est que c'est au biologiste à empruntera la physique, devenue pour lui un instrument, un moyen de connaître les notions qui lui sont nécessaires, et non au physicien trop peu familier avec les minutieux détails d'organisation de ces appareils, d'en expliquer le mécanisme. Il en est ainsi pour toutes les sciences. C'est donc au biologiste de se mettre en état par des études préliminaires , mais non accessoires, comme on le dit encore, de se mettre en état de s'appuyer sur les autres sciences fondamentales toutes les fois qu'il en est besoin, sans attendre des indications de la part de ceux qui ne peuvent en connaître la destination.
158. Quoique moins intime qu'avec les autres sciences, la liaison de la biologie avec l'astronomie a plus d'imporlauce qu'on ne le suppose. Ainsi, sans elle on ne peut concevoir le système général des conditions d'existence des corps organisés, tant sous le rapport de l'équilibre et des oscillations des fluides, que sous le rapport
des dimensions du globe et de sa distance au soleil, qui constitue un des éléments essentiels de sa température propre.
Voilà pour le point de vue statique; mais c'est surtout par la vie sociale que la biologie est en relation avec l'astronomie, cette vie étant puissamment influencée par les conditions de climat. Au point de vue dynamique, Bichat a déjà montré la subordination naturelle et constante de l'intermittence de la vie animale avec celle de la rotation diurne de la terre. Il en est de même de tous les phénomènes périodiques normaux et morbides. La durée du jour et de la nuit, la durée de l'année, ont certainement une influence générale sur la durée de la vie, puisqu'elles influent sur plusieurs de ses phénomènes. La faible excentricité de l'orbite terrestre est certainement une des premières conditions générales indispensables à l'accomplissement des phénomènes vitaux. L'obliquité du plan de l'orbite terrestre étant le principe immédiat de la division de la terre en climats et la cause des différentes saisons , préside à la loi fondamentale de la distribution géographique des êtres et sur les diverses phases de leur existence.
Si l'astronomie est liée davantage à la biologie que les autres sciences, cela tient à ce que, malgré la nécessité indispensable de la physique et de la chimie, les deux premières de ces sciences constituent les deux principales branches des sciences naturelles : l'une envisageant le monde, dont les lois dominent celles de l'homme et n'en sont pas modifiées ; l'autre étudiant l'homme et les autres êtres vivants.