Malgré les points nombreux de ressemblance
DE LANATUMlli. 1U,)
(me nous venons de rencontrer, en comparant les végétaux et les animaux , malgré le peu de généralité des différences qu'on a établies entre ces deux classes de corps, dont on ne considérait que les plus compliqués que leur forme déjà dislingue seule au premier abord, il est cependant possible de les séparer d'après des caractères d'une entière généralité. Une définition ne doit pas comprendre seulement un certain nombre des êtres qu'on a sous les yeux, mais elle doit tous les avoir en vue, quel que soit leur degré de simplicité.
183. Nous venons de voir que les seuls caractères différentiels d'une entière généralité sont tirés, au point de vue statique, de la composition chimique élémentaire, de la nature des principes immédiats, et des éléments anatomiques formés par ceux-ci. Un fait important à remarquer, qui caractérise la valeur de ces différences, c'est qu'elles vont en croissant à mesure que la complication des êtres devient plus grande, de manière à rendre bientôt la distinction facile et évidente. En dernier lieu se montrent les différences tirées de la texture et de la forme , qui n'appartiennent qu'à des êtres déjà très compliqués; mais la facilité avec laquelle on peut les constater, là où elles ont une valeur, compense leur moindre généralité.
Au point de vue dynamique, les caractères dislinctifs tirés du mode primitif et fondamental de génération, de nutrition et de décomposition n'ont pas une valeur absolue et générale , comparable aux premières différences que présente l'état statique, puisque les deux classes d'êtres sont semblables , au fond, sous ce point de vue. Cependant la suite du développement présente bientôt des différences d'une entière généralité , en
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montrant les éléments anatomiques se formant par métamorphose des cellules embryonnaires des plantes, et par substitution des éléments à celles-ci chez les animaux. Or, avec ce mode spécial de formation, nous voyons apparaître une propriété dynamique toute spéciale, aussi encore inaperçue jusqu'à présent, c'est celle d'un mouvement volontaire que possède l'animal parfait; et bientôt, mais comme caractère moins général, celle de la digestion; car la motilité existe chez des animaux dépourvus de tube digestif, et se montre dans l'embryon avant la formation de l'intestin.
Formation des éléments anatomiques par substitution aux cellules embryonnaires et mouvements volontaires sont deux caractères liés l'un à l'autre. L'ordre dans lequel ils viennent d'être énumérés est celui de leur importance. Car le mouvement se montre dans des produits végétaux et animaux, comme par exemple les spores dont l'enveloppe se couvre de cils, comme l'es spermatozoïdes des algues et des animaux, comme les cellules épithéliales ciliées.
Mais la série des phénomènes d'évolution pour les premiers et l'absence de reproduction pour Fes seconds viennent d'une manière irrécusable démontrer la nature de ceux-ci , et font distinguer les autres en végétaux et animaux.