‹ Du mode d'action chez les asthmatiques et les emphysémateux de quelques médicationsChapitre 10 sur 22 · PE DURE · texte numérisé non relu

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macologiques habituelles employées en neurologie végétative. Tout d’abord il rejette la voie d’introduction hypodermique, disant que l’absorption se fait d’une façon trop irrégulière et il ne retient que la voie intraveineuse. Cette affirmation nous semble bien rigoureuse. Comme nous avons pratiqué nos épreuves, c'est-à-dire en recherchant les effets physiologiques dix minutes après l'injection, il nous semble difficile que la substance sous le volume de 1 em ne soit pas absorbée. Le régime d'élimination nous semble à ce sujet beaucoup plus important.

Plus fondées semblent ses critiques sur l’action antagoniste des substances. Pour lui toutes les substances sont amphotropes à prédominance sympathique ou parasympathique, la prédominance n’apparaïissant qu'avec une dose déterminée. Les petites doses seraient amphotropes à prédominance parasympathique, les grandes doses amphotropes à prédominance sympathique, et ceci chez l’homme. Car et c’est une idée qui nous semble des plus fondées, Danielopolu proteste contre la tendance à conclure des effets constatés chez l’animal à ceux qui se produisent chez

Phomme.

Ce sont des conceptions qui expliqueraient bien des faits d’expérience qui étaïent restés obscurs jusqu'ici. C’est ainsi que Petzetakis avait déjà signalé en 1916 une phase stimulatrice de l’atropine, c’est-à-dire une phase d'action pendant laquelle l’atropine exciterait le vague avant de le paralyser. Bien des faits du même ordre se constatent journellement. Nous-

mêmes dans nos résultats n’avons pu faire lé départ

LME

net entre ce qui relevait de la sympathicotonie ou de la parasympathicotonie dès que l’on s’adressait à des

tests un peu précis.

Enfin nous terminerons en signalant l'importance particulière qu’a prise la pharmacologie du sympathique, par le fait que les épreuves pharmaco-dynamiques sont passées dans le domaine de l’exploration clinique du système organo-végétatif. Eppinger et Hess qui sont les promoteurs de cette méthode avaient rangé les sujets en deux catégories. Les uns sensibles à la pilocarpine et à l’atropine étaient des vagotoniques, les autres sensibles à l’adrénaline étaient des sympathicotoniques. Avec la multiplication des expériences la question est apparue beaucoup plus complexe. Tout d’abord une épreuve pharmaco-dynamique saisissant le tonus d’un individu à un moment donné est insuffisante pour décider de sa constitution vagotonique ou sympathicotonique. Rien n’est variable comme le tonus organo-végétatif avec les moments de la-journée, et même avec des périodes plus longues. En effet, la plupart des sujets ont une prédominance vagotonique, mais à certaines périodes de leur vie ils peuvent devenir sympathicotoniques. D’autre part, les syndromes locaux sont beaucoup plus fréquents que les syndromes généraux et l'exploration pharmacologique est dans ce cas sou-

vent impuissante à les déceler.

Les mêmes raisons expliquent les déconvenues de beaucoup d’expérimentateurs dans la thérapeutique organo-végétative.

Les résultats que nous avons obtenus au cours de

nos expériences nous ont confirmé dans ces idées. M. Cordier nous ayant suggéré l’idée de pratiquer des épreuves pharmaco-dynamiques, nous avons pu recueillir dans son service un certain nombre d’observations.

Sur ses indications nous avons procédé de la façon suivante. Nous commencions par prendre le pouls, la tension artérielle et le réflexe oculo-cardiaque d’un sujet. Nous lui faisions une injection sous-cutanée d'une substance pharmacologique et nous pratiquions de dix minutes en dix minutes, pendant une demiheure, les mêmes mesures que précédemment.

Nous avons employé pour chaque sujet quatre substances différentes, la pilocarpine à la dose de 1 centigramme, l’atropine à la dose de 1 milligramme, l’adrénaline à raison de un demi-milligramme et l’éphédrine cinq milligrammes, ce qui est une dose faible. Nous avons ainsi pratiqué quatre épreuves chez chaque sujet.

Nous publions les résultats de cette première série d’investigations dans un tableau qui se trouve à la fin de la première partie.

Comme nous faisions quatre épreuves à un même malade à quelques jours d'intervalle, nous avons pu nous convaincre des variations du tonus végétatif chez un même sujet. Certains effets se sont manifestés avec régularité, comme la sudation et la salivation après l'injection de pilocarpine. Nous avons trouvé peu de réflexes oculo-cardiaques exagérés et dans ces cas ils l’élaient peu et ne le restaient pas. C’est ainsi que le malade F.., le jour de l’injection de pilocarpine aurait pu passer pour un petit vagotonique avec son ré-

les

flexe oculo-cardiaque légèrement exagéré, mais deux jours après, lors de l’injection d’atropine, son réflexe primitif était insignifiant. Les variations obtenues dans nos chiffres de pouls, tension artérielle et réflexe oculo-cardiaque dans une même épreuve, ont été peu marquées. Elles se sont produites dans des sens variables, souvent inattendus. .

Seul le malade D se rapprochait beaucoup de la constitution sympathicotonique par son réflexe inversé et sa réaction violente à l’adrénaline.

Un fait a particulièrement retenu notre attention, c'est la baisse de tension légère provoquée par l’éphédrine. C’est là un phénomène très intéressant sur lequel nous nous proposons de revenir au chapitre III.

Ke En somme, si la pharmaco-dynamie du système organo-végétatif est bien connue dans ses grandes lignes, de nombreux points de détail restent encore obscurs du fait de la complexité du système et de l’in-

trication de ses deux grandes parties constituantes au niveau des différents territoires de l’organisme.

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