PREMIER
lui-même de la fusion d’un noyau pyrrolidinique et d’un noyau pipéridique. La tropine est combinée à l'acide tropique. L’acide tropique a une affinité remarquable pour la substance nerveuse dont il inhibe les propriétés. D’autre part, dans le noyau tropine, c’est le noyau pipéridique qui a une action mydriatique considérable. Enfin, une fonction azotée joue le rôle de fixateur sur la substance nerveuse. Par sa constitution, l’atropine est Je corps le plus mydriatique que l’on connaisse. On n’a pas pu réaliser la synthèse d’un corps plus fortement mydriatique.
g) Un autre exemple un peu différent est donné par la nicotine. À dose suffisante elle est amphotrope. Son action semble s'exercer d’une façon un peu particu-. lière en paralysant les ganglions sympathique ou parasympathiques. Nous savons qu’elle doit cette action paralysante à la présence dans sa molécule à la fois d’un noyau pyridique et d’un noyau pyrolique.
Toutes les fonctions chimiques cependant ne sont pas connues physiologiquement. La pilocarpine, myotique actif, est constituée par l’union, grâce à un pont méthylé, de deux groupements, un groupement, imidazolique et un groupement lactone. Ni lun ni l’autre, pris séparément, ne possède d’action myotique. Peut-être est-ce tout simplement Ie résultat de l’union des deux noyaux.
Nous sommes donc déjà relativement avancé dans la connaissance des actions pharmaco-dynamiques de nombreuses fonctions chimiques. Mais il reste encore bien des points obscurs, principalement parce que nous connaissons à peine la constitution chimique du protoplasma. Ce que l’on peut conclure, c’est que la
constitution chimique des substances pharmaco-dynamiques a une importance capitale dans la détermination de leur action physiologique. Quant à savoir si le processus pharmaco-dynamique ultime est un phénomène plutôt physique que chimique ou inversement, nos connaissances actuelles sont trop peu poussées
pour prendre un parti ferme.
Ce